Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Un nouveau regard, les mots qui se détachent
Publicité
Un nouveau regard, les mots qui se détachent
Publicité
Albums Photos
Publicité
Archives
Publicité
22 décembre 2005

Un café 2

goutte_20de_20sang

Elle lève la tasse un miroir en face
un liquide chaud se répand sur sa bouche
ne pas crier
un reflet de noir vêtu projette l’ombre de son ombre
une tâche de couleur autour du cou
un nœud coulant
elle a vendu son enfance

Elle écrase ses lèvres rouges sur la glace
le sang de ses peines file tout du long
une chaleur entre les cuisses
une couleur rouge vide son ventre
tétanisée par la douleur elle l’avait retenue
elle a vendu un passé

L’épée vengeresse crève ses entrailles
un flux s’étale sur le carrelage
elle se penche dans cette mare
un reflet
une dame dans sa robe rouge
l’ombre de sa nuit
à genoux elle s’abandonne

Elle n’est pas voyante
ne lit pas dans le marc de café
elle a rencontré le pire



lutin - 21-12-2005

.


Publicité
30 janvier 2006

Osmose

reflet

Ô mer je t’aime
En caressant ma peau
Tu n’oublies rien de mon corps
Tu te glisses au plus profond
Je t’accepte puisque je t’aime
Nous jouissons du même plaisir

Ô fluidité que j’aime
En glissant dans mes entrailles
Je n’oublie rien de ton abysse
Je me laisse aller
Plongeant au plus profond
Tout au fond l’osmose
Tu es mon élément
Je te le rends bien
Nous jouissons du même plaisir

Ô mer quand tu te déchaînes
Je perds pied
Je n’aime pas ta rébellion
La vague claque ma peau
Atteint mon âme
L’envie de rejoindre le rivage
Attendre tes eaux plus calmes

Ô tempête quand tu divagues
Tu me perds
Sur le sable mes yeux pointés sur toi
J’attends ta paix
Ta vague d’un ruban de velours à ma cheville
Tendrement me ramène vers toi
Une farandole et nous réconcilier

Ô mer ne te révolte plus
Mer d’huile je t’aime
Eau limpide tu me garderas
Poisson de mer je deviendrai
Sirène dans une seconde vie j’aimerais
Peau contre peau je t’aime



lutin - 28-01-2006

17 janvier 2006

Femme en flammes 2

femme_linceul1

Femme en flammes 2

De ce brasier en forme d’ailes
naîtra une statue au cœur de fer
elle dévoilera ses facettes
chaque tiroir entrebaîllé racontera son histoire
de son ventre un voile blanc
vents ascendants ont soulevé le linceul
papillon attiré par la lumière
vents descendants ont coiffé son visage
un linge opacifie sa vue
son corps ploie
la déraison
sans peur
elle lui impose torpeur
elle a ses raisons
son soleil se noie

Un cœur déshumanisé
poudre de cendre
erre
peau tendre marquée au fer
de la main assassine
pleure
elle était enflammée
le souvenir de la brûlure de la main
elle était mandoline
ses cordes sensibles vibraient à la brise
sous le linceul une vie en transparence
elle est en dehors de la vie
une rose au cœur de fer
a traversé le miroir
sous son linceul

lutin - 16-01-2006

.

27 mars 2006

Le Caniveau

danaide

.

Gamine que fais-tu dans ce caniveau
tes pieds à califourchon entre le trottoir et les flaques d’eau qui dévalent
que fais-tu les pieds trempés sur ce bas côté le cheveu dégoulinant ?
gamine tu es si laide ainsi.

Je sais Monsieur il me l’a dit.

Les caniveaux me font rêver
si vous regardez bien ils sont un miroir
la couleur en est changeante comme l’humeur de l’homme
l’on peut y voir le reflet de ses rêves envolés
ceux du géant ou du lilliputien selon l’heure
quelquefois ils prennent une couleur dorée quand un rayon de soleil plonge sur le macadam.

Les caniveaux sont ma longue histoire
une glace
mon corps s’y tord d’Est en Ouest
Monsieur j’aimerais m’y noyer
laisser ma plume sur ce caillou
disparaître dans cette bouche qui avale l’eau.

J’attends cette aspiration du corps dans ce puits
je suis si laide Monsieur il me l’a dit
ma bouche n’est plus un soleil
son humidité le fait fuir comme les passants frileux
courent sur ce trottoir pour se mettre à l’abri des intempéries.

Moi je ne vois que le bout de mes pieds
ce trou béant
cette bouche qui m’attire

.

.

lutin 26-03-2006

13 février 2006

Néant

funambule

Faire ses valises, laisser les souvenirs sur le tapis, insidieusement ils se plient au creux de la lingerie soigneusement rangée pour mieux ressortir au bout du voyage. Comme un cintre ils s’accrochent à sa peau, sur cette île un clown blanc aveuglé du rayon de soleil ne voit plus la ronde de la nouveauté et passe la ligne d’horizon.

Elle était funambule, elle a traversé la vie sur un fil, fil de rasoir, pieds nus trop longtemps suspendue sa chair s'entailla, la douleur lui fit perdre pied, elle tomba dans le néant. Seul le tocsin attira son regard, un instant de prière, les pensées vers l’autre, quelques secondes figées, elle et lui à la même heure sur le parvis se sont embrassés à la vitesse de la lumière.

Elle n’est plus de ce monde, on lui avait pourtant plâtré le cœur pour réparer les dégâts, la fissure ne se referma pas, le sang s’en est allé dans ce long tunnel dans lequel l’amour s’enfonce, un tube rétrécissant  à chaque inspiration mais il continuait d’avancer cet amour pour voir jusqu’où il pouvait voir et l’air a manqué dans l’étroitesse de son cerveau comateux.

Elle était acrobate, la vie lui a joué des tours, de pirouette en galipette elle retombait toujours sur ses pieds laissant un peu de sa force derrière elle, une  traînée de poudre rosée d’un cœur effrité. Elle a tant virevolté des années durant un saut périlleux de trop lui fit perdre la raison, elle tomba dans le néant sans filet et devint poussière.

Cœur blanc à trop saigner elle était le clown triste, de ses cabrioles à la face du monde elle trompait son monde à tour de bras et ses doigts en cachette essuyaient l’amertume, la larme imbibée de sang, elle était cirque à elle seule au théâtre de la vie.

Une vie c'est tellement court, l'attente c'est tellement long, et au dernier saut les regrets du non vécu, mais il est trop tard, c'est l'heure de s'éteindre et de tomber dans le néant. Un dernier saut, un pied de nez, voulant faire volte-face elle reste là en suspension et contemple, un trou béant.



lutin - 12-02-2006

.

.

Publicité
3 mars 2006

Delirium

arabesque

Noir il fait noir les yeux ouverts
fixer un point
sortir de l’existentiel
ablation des parasites
laisser divaguer l’esprit
intimes convictions

Aimer le piment de la vie
attendre ses épices, ses parfums
yeux jamais baissés je regarde le monde pour en boire le jus
si vous attendez la fadeur alors continuez votre route

Bleu il fait bleu les yeux fermés
le corps attend la profondeur
une façon de sortir du superficiel
laisser le terrien boulet au pied
entravé dans les méandres de l’esprit

Le grand bain je connais
je nage avec passion
j'aime être le fleuret qui transperce l'eau
j'aime être ce corps qui s'enveloppe d'une nouvelle peau
l'eau
je sais nager
pas vous ?

Noire est l’encre posée sur le papier
fixer la page blanche dans l’attente des mots
voir sa transparence quand l’esprit ne suit pas
la plume griffe le papier
torture l'esprit quand l'inspiration n'est pas
lutter et la faire plier pour l’équilibre
un souffle qui m’habite à expirer

Un défilement d'images
imaginer du patin à glace sur une feuille blanche
chorégraphie des arabesques
si chaque patin était la plume
si chaque trace était un mot
à l'arrêt du temps imparti
devant les juges un poème pour une médaille

J'aimerais être une machine à écrire
tant de doigts sur mes cordes sensibles

J'aimerais être piano
des touches noires ou blanches feraient chanter mon amour

J'aimerais être harpe ou violoncelle
l'instrument mis en musique
lâcher mes sons des nuits entières
ne plus penser des mots muets

Lutin – 03-03-2006

24 janvier 2006

Le foulard

femme__trangl_e4

Une porte entre-ouverte
la peur de la découverte
depuis longtemps elle attend sa venue
entre ses mains un foulard rouge
un autre monde virtuel
au-dessus du lit
le noir de la nuit
une corde raide menace
écarquiller les yeux
creuser l’obscur
déconnectée du monde réel
elle a vu
elle a fermé les yeux
de sueur elle se couvre
des mains noires accrochées au tissu

Mon Dieu qu’a-t-elle fait de mal
en vouloir à sa vie
cette femme aux cheveux noirs
entre ses mains arbore l’objet de strangulation
elle sent son souffle acre
entailler son cou sa démarche
étouffer une respiration comme on éteint la flamme
se battre contre ce foulard rouge
elle ne peut
la crainte de se perdre en chemin
on ne frappe pas l’au-delà

Ouvrir les yeux
s’assurer qu’elle ne rêve pas
son double aux yeux noirs lui fait face
alors que les siens sont verts
tendre le bras avant que le nœud ne se pose sur la carotide
non pas un geste de défense
elle ne peut
juste un regard interrogateur au plus profond de l’iris
avant l’ultime
une colonne d’albâtre éclaire la chambre d’une pression de la main
une rose rouge sur le dessus

rose_20rouge_20love24

lutin - 23-01-2006

24 avril 2006

Là où les hommes ne passent pas

arbre

.

.

Ils se sont assis là où les hommes ne passent pas

Etre seuls au monde

Sur ce carré de lumière

A l’abri du regard

Seul le vent écoute les mots profonds qu’ils se confient

Dans leur mutisme

Quelquefois ils en disent long

Cet arbre aux feuilles tendres

Est le témoin de leur désarroi

Ils voudraient être mortels

Avancent à contre sens

Se déchirent à coups de mots

Se caressent à coups d’épée

Rétablissent le lien  la nuit

De leur âme affûtée

Quand les affres du temps

Oublient les écueils du jour

N’allez pas sous leur arbre

Pour les comprendre

La discrétion fait partie de sa beauté

Les mots d'amour sont incrustés sous l'écorce

Mis à nu si la tempête l'emporte

Vous ne verrez que des veinules

Traces des chapelets de mots

laissés par ces amoureux

N'essayez pas de violer son silence

Il ne dévoilera rien

lutin – 23-04-2006

22 avril 2009

lili

DSCN3548

DSCN3549

DSCN3562

Un plafond trop bas
les pattes du chat s'envolent
l'oeil se fait malin

*

Il a suffi d’un regard
Deux éclairs dans ses yeux d’eau
Pour m’abandonner à un rêve lointain

Je suis un chat de gouttière
A la recherche de chimères
Je fuis toute attache

Les toits sont ma liberté
Quand je suis las de bondir
Aux aguets j’attends mon heure

Je guette son regard
Je reviens quand j’ai faim

Repu je surveille la fenêtre
Lorsqu’elle est entrouverte
Je m’enfuis à nouveau

Toujours mes chimères
Toujours cette fausse liberté

Je suis un chat de gouttière
A la recherche de moi-même

Trop griffé par un mâle affamé
J’ai perdu confiance

Ce soir je suis sur le bord de la fenêtre
J’ai trop faim

Aux aguets j'attends mon heure
Mon éternel recommencement

lutin

Les aristochats

13 décembre 2005

Oppression

fenetre

Une fenêtre fixe la lumière
celle qui éclaire ma propre fenêtre.
une ombre derrière la fenêtre surveille mes pas de la nuit
la fenêtre si proche est noire, mon appartement un écran de cinéma
chez moi un film à regarder.

Des yeux de chat transpercent la nuit, traversent la rue
d’un regard
une vue plongeante
mon corps mis à nu
mes pensées aussi

Une présence derrière la fenêtre
celle qui pénètre mon intimité
dans l’ombre
lumière éteinte je lève le rideau
le noir de la nuit
juste un réverbère
il dessine mon ombre
ombre chinoise

Des yeux captent mon oppression
Plus profonds je les vois s’approcher
Peur panique je ferme les volets

Fermer les yeux
délires de l’imagination
aveugle dans le noir de la nuit
un cœur affolé paupières closes entend les pas de la nuit

lutin - 12-12-2005

.

.

23 novembre 2005

Ecorchure

m_tamorphose

Ta peau sur ma peau

Habille nos différences

Ta main aux doigts habiles

Peint mon cœur en rose

Un sourire éclaire ton visage

La lumière

..

Tes doutes et mes certitudes

Habitent nos nuits

Ma bouche sur ta peau

Dessine un baiser

Essuyé du revers de la main

Mon cœur fragile

Un lambeau

..

Aux aurores

Je courbe le dos

Mes yeux ravagés

Dessinent des ombres

Au pinceau

Au plus profond de mon être

Une fleur fanée

..

Le noir de tes pensées

Peint mon cœur en noir

L’ombre de la mort rode

Des idées sombres

Un papillon de nuit

Brûle ses ailes

..

Lutin – 19-11-2005

4 décembre 2005

Pacte du sang

femme_sang1

Dessine-moi ton cœur 

Avec mon propre sang 

De l’index écrase sa couleur 

Au bord de tes lèvres 

A l’encre rouge 

Comme des enfants 

Signons le pacte du sang 

Siamois 

A la vie à la mort 

Peint mon corps 

Au fer rouge

...

Un cœur noir 

Bordé d’encre de chine 

Sang d’encre 

A trop couler 

Une enveloppe indélébile 

Imperméable 

Un cœur plein de détresse 

A ne pouvoir aimer

lutin - 04-12-2005

.

.

10 octobre 2005

Le temps qui passe

coucherde_soleil

Au coucher du soleil, j'ai souvent fait le chemin vers cette boule de feu à fleur d'eau, espérant la toucher avant qu'elle ne plonge dans l'eau. J'en suis toujours revenue bredouille, en me disant je recommencerai demain...

Au lever du soleil, j’ai souvent tendu les mains dans l’attente de l’autre, celui qui obscurcit mes nuits. Attente vaine, les mains dans les poches je m’en suis allée, des larmes au bout des doigts en me disant je recommencerai demain…

Au cœur de ma nuit, j’ai souvent gardé les yeux grand ouverts à compter les jours inutiles, à poser ma main sur ma peau, l’endroit endormi par trop d’attente à vouloir réveiller pour demain….

Demain le jour odieux à ne plus attendre. Aujourd’hui la vague m’emporte, fait le vide du passé et du futur, reste le temps présent. Au coucher du soleil, je suis une boule de feu, tu en fais le tour, me plonge dans un état second. Au lever du soleil, tu caresses la rosée au coin de mes yeux, tes lèvres pleines de promesses me disent à demain, n’aie plus peur de demain….


Lutin - 10-10-2005

.

.

.

19 août 2005

Femme accroupie

la_femme_accroupie2

Femme accroupie

Je suis nue sur une table tournante
Position ordonnée
Corps soumis
Dépossédé
J’aime vos yeux
Humiliation jouissive
Je vous laisse déshabiller le plus profond de mon être
Scruter les angles de ce corps docile
Pénétrer de vos pupilles dilatées l’ondulation de mes courbes

Asservie je pivote sur une table tournante
Toutes faces examinées
Dépouillées
J’aime vos mains
Intrusion enivrante
Je vous laisse habiller ce marbre de mes formes les plus profondes
Sculpter mon indécence exigée
Lacérer ma peau à coup de ciseaux
Envahir de vos doigts déliés les plis de mon intimité

Femme accroupie
Esclave de vos exigences
Cœur aliéné de dépendance
Corps approprié
Je suis un bronze prisonnier
Glacé d’indécence
Sur place publique


Lutin – 08/07/2005

.

.

25 août 2005

L'oeil du cyclone

cyclone

L’oeil du cyclone

J’ai froid si froid
Tu m’échappes
Le vide autour de moi me remplit
Quand que je ferme les yeux
Tu es là
Cette obsession ne me quitte pas
Mes nuits glaciales sont vides de toi
Je suis si seule
Tous mes amours m’échappent
J’imaginais en acceptant de t’aimer
Toi qui m’aimais déjà
Remplir mon corps une nouvelle fois
Tromper le vent
Plus fort que tous les éléments
Il fait table rase,
m’entraîne dans son souffle

J’ai froid si froid
Toujours vainqueur, il ne me lâche pas
Si mon cœur palpite
Son œil jaloux
Dans un tourbillon me dénude
Me dépossède du bonheur que je tisse
Sa jalousie extrême refuse la main qui me caresse
Ma peau lui appartient
Il se met en furie si mon corps se réchauffe
Il m’a promis froidure et tient parole

J’ai froid si froid
Mon lit est vide de toi
Plus rien ne le maîtrise quand je m’échappe
Pour me punir il élargit le cercle
Me propulse dans l’abîme qui s’ouvre et se referme
Sa possession devient haine
De ses affres il ne me lâche plus
Me glace les os
Loque humaine satisfait il prend ses distances
Son œil veille

Lutine - 22/05/2005

4 juillet 2005

Voleur d'âme

canard_et_velo_t



J’ai rencontré un voleur d’âme
Il m’a tout pris et laissée démunie
Je me suis noyée dans ses yeux
Happée par son déséquilibre
Il m’a tirée vers le fond.
Il a mis ma vie entre parenthèses
M’a dépossédée de moi-même.

Quand je l’imagine loin de mes bras noués
Aux heures du passé ma torture est terrible.
Il a volé mes nuits
, hante mes journées
Je ne suis que loque humaine dans le chaos de ma vie.

Vous ne le croyez pas, mes yeux pétillent
Je souris dans mon apparat
Mais je suis l’ombre de moi-même
Tel un fantôme exilé au monde du néant
Drapée de délires à l’affût je l’attends
Qu’il me rende mon corps, mon âme
Je lui donnerai mes états d’âme contre ma rébellion

Si vous le rencontrez fuyez ce n’est qu’un voleur d’âme
Vous le reconnaîtrez il ressemble à un ange
Son visage rôde dans mes songes
Dans l’abysse ses mains m’emportent dans la vague ensoleillée

Qu’a-t-il donc de plus que les autres
Rien
Cette différence cette fragilité en font quelqu’un d’important

C’est un voleur d’âme.

Lutin – 20/03/05

15 août 2005

Une rose rouge

roserouge

Une rose rouge

Griffer ton cœur

De la pointe de l’épine

Cette journée t’est destinée

De mon cœur carmin

De mon cri passionné

Atteindre l’ombre noire

De ta mémoire

.

Une rose rouge

Une écorchure

Te vider de ton sang

Puis le souffle du vent

Le dernier soupir immense et triste

Laisser couler mes larmes

Quelques gouttes de rosée

Perlent sur une gerbe de roses

--------

Une rose rouge

Griffer ton cœur

De la pointe de l’épine

Cette nuit fut notre adieu

Pétales un à un effeuillés

Je t’aime un peu beaucoup passionnément

Une tige nue entre mes mains

Et ton cœur s’en est allé

.

Une rose rouge

Une écorchure

Te vider de ton sang

Puis le souffle du vent

Un dernier soupir immense

Il t’aime beaucoup passionnément à la folie

Une gerbe de roses

Pétales éclos

Au bout du chemin

Une brassée de je t’aime

Et vos cœurs réunis

Lutin - 30/05/2005

.

.

24 août 2005

J'aurais dû....

larmes1

J’aurais dû……

Etre mer
Elément de voyage
Glisser sur le sable
Me laisser hâler sur la plage
Briller sous le ciel étoilé
A l’ombre du clair de lune miroiter

Etre eau
Elément de vie
Glisser en toi pour étancher ta soif
Gouttes d’eau au bord de tes lèvres
Aux commissures ruisseler en perles
M’imbiber de tes odeurs pour ne pas oublier

Etre larme
Elément de chagrin
Perler sur ta joue
En sentir le sel
Tes doigts doucement ôtant ma peine
D’une caresse pour mieux m’assécher

Etre pluie
Elément de saison
Tremper ta peau à coups d’averses
Pour mieux t’imprégner de ma passion
Sentir la paume de ta main étendre mon flot
Le long de tes courbes les plus profondes

Etre vague
Elément de colère
Sortir de mes gonds quand le corps dit non
Vague à l’âme le rivage n’a plus de sens
Au plus fort de la tempête me fracasser sur la grève
Cœur disloqué sur un rocher pour mieux couler

Etre sueur
Elément de notre jouissance
Parfumer ta peau de mon sel
Fragrance de nos mélanges
Au moment du bain allier nos mains
de nos effleurements et prolonger l'ineffaçable

Etre encre
Elément de l'écriture
M'incruster sous ta peau avec mes je t'aime
Dessiner mon cœur à tout jamais
Dans ta chair, dans ton sang
Au plus profond de toi et immortaliser l'indélébile
tatouage
.....
.....
Lutin - 07/05/2005
.
.
3 septembre 2005

Histoire d'eau

coquilledenoix1

Histoire d’eau

Coquille de noix

Je me suis laissée porter

Au bord de l’eau

Si souvent attirée

J’ai laissé mes peines

Plongeant tout au fond

En apnée jusqu’à plus d’air

J’ai noyé mes idées noires

Poisson porté par la vague

Au gré des marées

Ancre marine

Je me suis laissée attacher

J’ai noyé mes peines

En fermant les yeux

De mes larmes aveuglée

J’ai béni la réalité

Au plus profond de mes entrailles

Mon amour se décuplait dans ma chair

A l’ombre de ma mémoire

J’ai pris les voiles

A mon bord un cœur à abriter

Deux soleils noirs

Cratères de mon passé

Se reflètent au plus profond de mes yeux

Sur la jetée

Je laisse nos querelles

Pour mieux en cueillir le fruit

Au bord de l’eau

Trop souvent arrimée

J’ai laissé mes peines

Gommant mon passé

Mieux t’ouvrir au monde

Sans révolte

Cœur abandonné

Vainement enflammé

Des troubles violents qu’apporte la tempête

J’ai effacé de mes joues les plus belles couleurs

Lutin 15/05/2005

.

.

10 septembre 2005

Bulles

bulle
.

Bulle dans son ventre
Tu m’as protégée
A l’heure de ma naissance

A la rencontre de l’aimé
Bulle d’amour
L’oiseau s’est envolé

Bulles de savon
Je me pare de mille beautés
L’effervescence des sens

Bulles de champagne
A la lumière des chandelles
Les yeux pétillent

Bulles d’air
Deux corps amoureux
Deux cœurs essoufflés

Au calme clair de lune
Explosion de bulles
Ma flamme s’anime

Au déchaînement de nos nuits
Corps en fusion
Enlacement de bulles

Contre l’oreille
Bulles de mots tendres
Crépitent en leur creux

Notes musicales
Bulles, do, mi, sol, la
Rythment notre passion

Au clair du matin
Bulles de savon
Effacent notre union

Et la continuité de la vie
Dans mon ventre
Une bulle

Collier de bulles
Ainsi va le monde
Une naît, l’autre meurt

Eclatement d’une bulle
Des ronds dans l’eau
La fin du voyage

Eclosion d’une bulle
Une vie prend son envol
Un rossignol clame sa naissance

foetus1

Lutin – 05/05/2005
19 septembre 2005

Un oiseau a perdu son espace

oiseauodelein

Un oiseau a perdu son espace

Casser le rituel, sortir de l’ornière, récupérer ce cerveau qui n’obéit plus, cet organe qui ne fait plus partie du corps, un oiseau a perdu son espace, un aimant l’attirant inexorablement au même lieu à la même heure, là où il ne veut pas aller, là où il ne doit pas aller, pourtant un semblant de raison, les feux rouges, les alarmes s’emballent à réveiller les morts, et la croix dans toute sa puissance fière de sa force rigole de la soumission de l’humain. Un chien a mangé un oiseau, une image d’aujourd’hui, les ailes se sont immobilisées.

Fuir la mort trop présente, un au revoir trop pressé, ne pas laisser transparaître le poids de la douleur, vous dont l’absence se renforce, des fleurs rapidement arrosées, des larmes effacées, quelques mots noués murmurés en ce lieu de repos, confidences à la mort, un appel au secours la croix à la main, et un déchirement, l’autre, ma déraison, peut-on obliger à aimer, rapidement un mouvement de la main, les yeux ailleurs, ravaler sa propre honte, des ailes coupées, un oiseau à terre. Adieux bâclés, se cacher et laisser couler, couler les bras en croix, attendre la raison s’infiltrer dans une tête vide. Tout va tellement mieux quand on se fout de tout. Refuser le moindre frémissement s’enfermer dans une carapace celle de la solitude, devenir un chien sans collier, sans caresse, surtout sans caresse, ne pas perpétuer un chemin de croix, il n’y a pas d’issue, aucune échappatoire.

Une valise à faire, une valise en partance, casser le rituel, une valise en détresse poursuit sa course sur un tapis roulant, personne n’en veut, elle put la misère, à qui appartient ce bagage, tout bagage non accompagné sera détruit immédiatement, l’on fuit la pauvre valise abandonnée, et reste un oiseau en perdition dans l’attente de la dernière seconde. Une main sur l’épaule, ce bagage est-il à vous ? La détresse de cette valise vous appartient, elle vous ressemble. Est-ce la main du diable qui tend le poids des douleurs, états d’âmes, échecs incrustés au fond de ce bagage tellement lourd qu’il est prêt à accompagner le cœur blessé, et la croix dans toute sa puissance fière de sa force rigole.

Casser le rituel, sortir de l’ornière, réapprendre à voler, à écouter cette vague sans écho, juste une mousse blanche, les relents échoués d’un trop plein, protéger les yeux, de quoi d’ailleurs, de l’éblouissement, chimère, ils ne voient plus en trois dimensions, ont perdu le relief de la vie, une vie à plat, un oiseau sans ciel. Des mots entendus et maintenant compris, au fond d’un trou il n’y a rien à voir. Mettre les lunettes de soleil dans sa poche, avancer droit devant, les yeux baissés. Circulez il n’y a rien à voir, un oiseau gît sur la plage, un chien joueur  lui a coupé les ailes, ce n’est pas  sa faute, l’oiseau à trop jouer s’est brûlé tout seul.

Lutin – 02/09/2005

4 octobre 2005

Je suis Femme

extase

Je suis Femme

Avez-vous déjà effleuré du bout des doigts
Le contour d’une bouche emprise à l’abandon ?
Sentir vibrer sous leur empreinte la pulsion du sang
Le sien celui qui m’entraîne dans un tourbillon
L’abandon de ses lèvres sur ma peau
Murmure de sons inaudibles
Je suis seule à les entendre
Les pores de ma peau les absorbent
Trempent nos draps sous l’extase
Mon corps plie sous l’ivresse
Une douce sensation
Ma peau dentelle fragile
Craquelle sous le plaisir
Un cri un déchirement

Avez-vous déjà suçoté de vos lèvres aux abois
Ce delta ivre de plaisir qui gémit de mille façons ?
Le contour d’un ventre abandonné pour mille raisons
Un temps d’absence si lourd à dormir
Gommer l’emprise de l’intruse
L’abandon des peaux le temps d’une saison
Un manque décuplant les ivresses
Le pourtour de ta bouche visite chaque parcelle de ce triangle
Des mains passion à l’écoute de mon intimité
Tes sens se décuplent
Pour mieux l’enterrer
Mon corps tissu déchiré de jalousie
Sous le feu de ta langue cicatrise
Les flammes de l’amour lacèrent ma peau
Un cri un déchirement

Lutin - 03-10-2005

.

.

.

6 octobre 2005

Je suis Femmes

extase1

Je suis Femmes


Avez-vous déjà effleuré du bout des doigts
Le contour d’une bouche emprise à l’abandon ?
Gémissements…
Senti vibrer sous leur empreinte la pulsion du sang
Le sien celui qui m’entraîne dans un tourbillon
L’abandon de ses lèvres sur ma peau
Murmure de sons inaudibles
Je suis seule à les entendre
Les pores de ma peau les absorbent
Trempent nos draps sous l’extase
Mon corps plie sous l’ivresse
Une douce sensation
Ma peau dentelle fragile
Craquelle sous le plaisir
Un cri un déchirement
Frissons…
J’abreuve mes sens assoiffés de délicatesses
Je me perds dans la volute de l’amour insoumis
Soupirs…
Je me meurs…

Avez-vous déjà suçoté de vos lèvres aux abois
Ce delta ivre de plaisir qui gémit de mille façons ?
Doléances...
Le contour d’un ventre abandonné pour mille raisons
Un temps d’absence si lourd à dormir
Gommer l’emprise de l’intruse
L’abandon des peaux le temps d’une saison
Un manque décuplant les ivresses
Le pourtour de ta bouche visite chaque parcelle de ce triangle
Des mains passion à l’écoute de mon intimité
Tes sens se décuplent
Pour mieux l’enterrer
Mon corps tissu déchiré de jalousie
Sous le feu de ta langue cicatrise
Les flammes de l’amour lacèrent ma peau
Un cri un déchirement
Jouissances…
Je frise l’indécence dans mon tumulte emporté
Je suis amante effrénée dans tes bras ivres
Sanglots…
Je vis…

Lutin - Esquisses

03-10-2005.

17 octobre 2005

Nature

parcenneig_

Nature


Mon parc de ta robe de mariée tu- t’es vêtu
Effarouché tu n’es plus que silence
De pas feutrés, de mots feutrés
Tu t’entoures.

Mon lac d’un parquet trop brillant tu- t’es vêtu
Figé tu n’es plus que miroir
A pas feutrés, à mots feutrés
Les époux y valseront.

Demain de ta nuit consommée
Tu quitteras tes habits de fête
Le roi Soleil de ses rayons
Effacera les traces de votre union
De sa chaleur naîtra le printemps

Mon parc épanoui tu seras explosion de couleurs
A pas feutrés à mots feutrés
Nous parlerons d’amour
Dans tes longues allées

Mon lac tu seras le berceau de nos confidences
A pas feutrés à mots feutrés
Nous parlerons d’avenir
Et de naissance

Lutin - 4 Mars 2005

.

.

.

18 octobre 2005

Lutte épuisante

miroir0_1_

Quand tes yeux se posent sur moi en plein effort à la recherche des traces nouvelles
mon regard inquisiteur cherche à pénétrer ton cerveau.
Quelle est l’image que je reflète, un visage plein d’eau
des traits meurtris par la rigueur de la force déployée.
Suis-je femme quand on se perd en chemin par tous les temps
le vent refoulant les efforts de notre périmètre
la pluie absorbant la sueur de nos violences
Il y a des traces nouvelles sur mes traits, celles de la souffrance
une peau meurtrie quand une vie défaille.
Il y a des creux au fond de mes yeux qui accusent le manque
qui n’acceptent pas les nuits peuplées de rêves insensés
Il y a des traces d’ombre, elles cerclent mes jours quand une vie envahit mes nuits.
Mes rêves toujours les mêmes, une image trop présente celle aux cheveux noirs, aux yeux si grands
tant moi devant mon miroir
Je lui ressemble tant, je ne me vois plus, un regard et mes jours deviennent nuit
le peigne dans mes cheveux noirs, les siens, je suis morte elle vit dans mon reflet.
Quand tes yeux se posent sur moi, je lutte, des traces à gommer, celles du temps.
Mon regard inquisiteur cherche à pénétrer ton cerveau de nouveaux traits que j’affirme à la pénombre de la lumière
celle qui fait pétiller le vert de mes yeux, un reflet doux.
Gommer les cernes de mes nuits encombrées de l’absence
Une lutte épuisante
Quand mes yeux se posent sur toi en plein effort, tes pas à la recherche de la veille, des années passées
ta marque indélébile à chaque virage
mon regard appuyé sur le profil de tes jambes, de ton dos si droit dans l’effort
tu cherches à pénétrer mon cerveau.
Quelle est l’image que tu reflètes, la vie, celle qui manque
quand le conscient rejoint l’inconscient de mes nuits
la vie celle que tu ressuscites quand nos corps se côtoient en toute lucidité
des peaux qui se reconnaissent.
Emmène-moi à la mer, un besoin de me laver du passé.
Dans la nudité de nos peaux tout au fond laisser nos douleurs, les ombres de nos nuits.
Emmène-moi à la mer, une envolée d’oiseaux.

Lutin – 17-10-2005

.

.

Publicité
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>