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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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27 février 2007

Eclair de vie

envol

L’aile de l'oiseau

Sur sa plume une place

Etre du même voyage

Un habit de lumière attend dans les courants ascendants

En arabesque le vent dessine la blancheur de l’esprit

D’un ailleurs invisible

Ecoute ces rafales

Comme un fouet elles dépouillent des grains de sable

L’air se charge de poussières

En tourbillon elles éclatent en orages

Chargée d’éclats de verre ou de tonnerre

La terre devient enfer

Je t’invite au voyage

Un nuage de fortune comme tremplin

Pour rattraper l’oiseau

Les doigts dessinent des pluies acides sur les lèvres

Et la peau se ronge plaquée dans ses obsessions

Tremblement de la main en ôtant ses oripeaux

Prisonnière de la terre

Elle s’accroche au sol comme l’aveugle à sa lecture

Lutin – 27/02/2007

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21 février 2007

Je veux être heureuse

rai_de_lumi_re

La naissance de ce texte grâce à http://www.leforumbleu.net/message.php?id=35859&fredblog=

Des draps jaunes des draps jaunes partout des draps jaunes, on dirait que je dors sur une plage de sable fin ou dans un champ de tournesols, d’ailleurs j’ai la tête qui tourne, une musique trop forte dans les oreilles, voix rauque et écorchée le clip U-Turn de Aaron me chante « Lili je vais bien ne t’en fais pas ». Des ampoules jaunes colorent le lit, je les compte je crois mais elles bougent se rapprochent et m’encerclent, un grand lit jaune fleuri de lumière, le point lumineux d’une touche noire celle du piano m’entraîne dans un voyage intérieur. Il pleut sur mon visage, c’est le vent ou ta main, une coulée de sable sur les paupières. J’ai mal au cœur, une course contre la montre, des empreintes dans les plis des draps, des bulles d’air veulent me tuer. La forme d’un triangle quand la porte est à demi fermée, le dessin de l’attente tracé du bout de l’ongle, un rai de lumière étrange et tu n’es même pas venu me voir, j’étais perdue dans les fragments de nos folies, j’étais petite fille recherchant son berceau. C’est douloureux cette sensation d’inexistence sur la peau, je pose le doigt sans résistance sur mon ventre et c’est le vide, je suis remplie de vide. Je me rattrape à ma peluche pleine d’amour, parachute de survie je suce son oreille pour me gorger de cette violence qu’est l’amour, je lui dis je veux être heureuse.

http://www.youtube.com/watch?v=wJRh0PlWB6g

lumi_re

lutin - 21-02-2007

20 février 2007

Un Aller simple

bracelet

.

Le doigt serti de ta pensée

Pierre mauve ciselée

Au travers j’ai posé ton cœur

Et mes talons battent le trottoir

Au poignet une dentelle d’or

Me prend la main

Lace les pulsions de mon sang

Et mes talons  battent le trottoir

Le Tic tac du souvenir encercle ma chair

Les aiguilles cadencent mes pas

Nous avons rendez-vous

Et mes talons battent le trottoir

Mille heures à attendre l’évènement

Siamoises nos yeux fixent le Panthéon

Et mes tempes martèlent l’émotion

Au travers du métal ma sueur

Réanime la pierre

Emmêlées deux femmes glorieuses

S’accrochent l’une à l’autre

Les passants ne se retournent pas

Discrètes nous fondons dans le paysage

Son succès nous attend

.

am_thyste

Lutin – 20-02-2007

13 février 2007

Expression

Statue_20__20Lacrymosa_20Industry_20__20Copyleft

J’ai peur de la profondeur de l’œil
de sa paupière en forme de guillotine
la sentence est dans la pupille quand les mots ne suffisent plus.

J’ai peur de la main quand les doigts goutte à goutte secouent les mots sur le papier
le verdict est au bout de l’ongle quand il trace sur le papier l’incision à jamais
le pouvoir des mots ne gommera jamais la distillation
sauvage que ce bras courant sur la ligne d’horizon.

J’ai peur de la voix
caverneuse du tréfonds de sa tombe elle remonte
lancinante attachée à l’hélium elle s’étale en surface et se rassemble en tourbillon
et me voilà capturée
mon souffle contre le sien
un lasso autour du cou.

Les larmes une à une sectionnées saignent sur la feuille
la sueur perle sur la peau
la langue boit l’imaginaire
et j’entends la raison glisser son mot à l’oreille


lutin - 13-02-2007

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