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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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25 décembre 2007

Feu follet

 

feu_follet

 

Je longeais l' allée
le soleil blanc
le tuyau d’arrosage
gouttes pendantes
ils étaient devant moi
petites tombes blanchies
le ciel envoyait sa lumière
le vent mordait la pierre
je voulais avancer

le vent, les enfants
sur un marbre rose
dans mes mains gantées
je me rappelle
je voulais tailler votre sapin

 

lutin – 25-12-2007 

 

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14 décembre 2007

Première peinture au mortier sablé

DSCN1637

14 décembre 2007

Maison déshabillée

 

 

 

DSCN1635

 

.

.

Derrière le papier peint

il y a une autre respiration

un passé écrasé dans le creux de la main

poing à jamais amnésique

si on n’en soulève pas le coin
 

Il y a la lumière diffuse dans l’œil

la voix faïencée qui tombe du plafond

dans l’ombre du tapis

les mots que l’on croyait morts

s’infiltrent sous la porte
 

Les draps blancs jetés comme des fantômes

pour ne pas perdre l’envoûtement

grimacent dans le désordre de la pièce

et les mots rampent en poussière de plâtre
 

Derrière la couleur des murs

il y a la blancheur des corps qui se mangent

dans la nudité, à même le sol

et les sons résonnent en cristal
 

Dans une maison déshabillée

il y a une église

une amplitude dans le son de la voix

un ciel haut où se retrouver

 

.

.

.

.

 

Brûlante douleur
Cramponne la main
si forts les mots

La pensée
Voûtée - envoûtée
Entraînée

 

A genoux
Je la couche là
Enroulée

Tu me roules et me déroules
Et je t’écoute dormir
Enserrée tu me serres encore
Me desserres et je me presse

Ligne
En dehors de
Tout contre
Toi

A bout de bras
Immergée
Etre là

Avec toi

.

 

 

lutin - 13-12-2007

 

 

  

6 décembre 2007

Parchemin

cuisinier420a

Elle ira ce soir au bout de la rue
Quand le réverbère allumera la chambre
La petite fille pleure
On l’appelait Souris cette gamine aux cannes de serein
Comme le disaient les garçons boutonneux
Elle aurait voulu disparaître dans le soupirail
En même temps que l’eau avalée goulûment
Gloup gloup à ses oreilles
Dans les mouvements anarchiques
Trop timide elle baissait la tête rougissante

Dans le bleu arraché qui s’écoule du mur
Le sang gicle
Il faut brûler les petits papiers
Casser les fenêtres
Détacher les empreintes
Changer l’air
Il faut frapper dans les portes
Briser les serrures
Un nœud coulant à la gorge la voilà grandie
La petite fille pleure

Les mains encollées se souviennent
Sans bruit s'offrent au vide
Il faut couper leurs extrémités
La tête se souvient
Alors détachez la du corps
Sur un plateau d'argent offrez la aux rapaces
Le ventre se tord dans le sarcophage
Ouvrez la peau que le pus suinte
Que le corps devienne parchemin
A piétiner

lutin - 06-12-2007

1 décembre 2007

Arythmie

DSCN0408

.

Il n’y a rien que le silence

Et mes pas qui ne veulent pas mourir

Se tordent dans la terre de l’hiver

La boue colmate la semelle

Laissant un trou béant

Les cygnes fidèles m’accompagnent

.

.

Les rapaces en habit de deuil craillent leur faim

En couple ils se détachent des branches nues

De leur marche funèbre

L’œil ironique revendique les lieux

.

.

Le noir et le blanc sont ma bannière

Alors que le sang s’est figé dans mes veines

Il n’y a qu’arythmie

Et cet organe qui ne veut pas mourir

Cogne au thorax comme le bec de l’oiseau

Sur ce  lombric sorti de terre.

.

lutin - 01-12-2007

plume_20oie

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