31 mars 2017
La vie circule
Viens, tu crois ne rien voir et c'est le ciel qui t'inonde
tu es venu tête nue comme un avenir
tu es venu déposer de l'autre côté
ta pelote de laine et ses mailles
rumeur d'écume
Qu'y puis-je mon rêve s'il me semble te voir
liant nos premiers pas
et c'est le ventre qui bouge
la peau se gonfle si peu mais doucement
alors je te dessine un lit
un repas chaud sous la robe blanche
une source où l'ombre persiste
Viens, ne crains pas les sons qui se voilent
le silence
l'écho énigmatique des ténèbres
le chiffre des jours dont la fleur se défait
Je t'écris de ma table
comme je m'adresse au brouillard
fluide entre mes mains
lorsqu'il me libère
tes lèvres se vêtent d'un sourire
gorgé d'attente
