La mémoire de la mer
Léda et le Cygne (oeuvre de Géricault)
Cela commence toujours ainsi les mots aux mains liées
la présence au travers des arbres
le nombre entre eux
n'est ni lumière ni tombe
juste une ombre parmi d'autres
qui rebondit des pieds aux épaules
la couleur de vivre
ce feu très rare à hauteur du vent
le sein d'une femme
C'est par lui que tout commence
le lait ses premières branches
premières heures du miroir
ton corps détaché du ciel
De la source nait le fruit
la bouche s'ouvre et se referme
cette métamorphose dont nous sommes prisonniers
je n'oublie pas les nuits incertaines
la mémoire de la mer
au fond de moi elle bouge encore
ma langue liée
impatiente dans les chemins de terre
claque le fouet
lutine - 27-10-2012




