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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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31 mars 2012

Il n'y a point d'heure

 

 

J'irai entre les herbes faire tourner mon cœur
les ronds dans l'eau embrument le matin
comme la boussole dépend du soleil

Points cardinaux vos flèches me distraient
dans le fil du temps laissez-moi courir
entre les mailles j'ai besoin d'épines
de boursouflures sur un corps trop lisse

Je ne peux me poser au chien qui fume
il me faut quelques renards apprivoiser
avant de m'asseoir à la table
mille cris d'oiseaux encore

Demain est la terre dont je cherche la semence
la rebelle derrière le giron en sueur
il n'y a point d'heure dans les yeux

Sur un banc hier et demain se côtoient
se décousent les voyages perdus
les vêtements défaits à coups de ciseaux
un vide hagard tenaille le prolongement des mains

Peu importe l'ombre et la lumière
la niche du chien
à l'heure où les fantômes se parent de blanc
je suis un coureur de fond au bout de la route


Ma mémoire est là entre les herbes

 

 

lutine - 31 - 03 - 2012

  

 

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28 mars 2012

Est-ce que je suis en vie ?

 

 

 

Rien n'est jamais fini
aucune moisson
le viol prolongé
le vol de l'hirondelle

L'instant fœtal posé sur terre
le couteau plus long que le jour
les plaintes murmurent la nuit
ainsi les oies sauvages se remettent en marche

Ce n'est pas la guerre
les eaux bleues 
le long se promène la peur
la pâleur du sein au printemps

Odeurs errantes comme un soleil naissant
la ville hésite à ouvrir ses fenêtres
 les sanglots contre les murs
le jour balance son regard loin

Solitaire la mouche est morte
présence animale entre les herbes
s
ous le crâne elle est scarabée
lorsque le soleil brille

Telle crevasse tirant sa langue
sous la feuille blanche
est-ce que je suis en vie ?

  

 

lutine - 28-03-2012

 
 

27 mars 2012

Traversée blanche

Traversée blanche

http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748380644

 

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Repli fœtal
alors que la clef est tombée dans l'eau

ce n'était pas une maladresse
cet instant-là

lorsque tu as crocheté ton cœur à l'arbre

Ce n'était que lassitude
l'envie de partir
courbé dans l'hiver


Et ta main a chassé les étoiles
comme l'on repousse le vent de sable
la clef s'en est allée tout au fond de ta mémoire
éteignant
la lumière

 

23 mars 2012

Rien de plus ( 2)

 

 

 

Rien de plus
la nuit comme un bandeau
où tout se confond

mes yeux ouverts dessous
l'automne distribue l'or de ses paupières

L'odeur de la feuille
ne me demandez pas pourquoi
sous mes pieds
craque le sable de mes dents
les voix résonnent


L'hiver et ses épines mortes
les herbes fraîches au bout pointu
rappellent une autre saison
le soleil ouvre mes pores
pénètre la gueule de la forêt


Rien de plus
L
a sueur sous la peau
un chien tourne autour de moi 

oeil sauvage sous un nuage noir
l'envie de renaître à quelques mots
je ne le vois plus

 
 

  
lutine - 23-03-2012

 

 

21 mars 2012

Rien de plus

 

 

Rien de plus sont les couloirs verts de ma tête
mon seau ce crâne vide
on l'appelle bateau de mer
drôle de marin
j'ai le mal de mère

Laissez-moi aller sur le pont
que je lessive les murs et ses sanglots
brosse le métal et la méduse en moi
le roseau autour de mon corps
qu'à l'eau fraîche j'éclabousse

Je revisite l'intérieur du bien ou du mal
l'oeil explosé au fond de ma bouche
le jour balance sa désolation
ce soir j'ai le blues sous les paupières

Il y a trop de monde dans ma tête
des chaises et des bancs
des micros et des tables
des cons silencieux
des muets et leurs mains bavardes

Arrêtez de crier ma solitude
je me fous des voix
n'aime pas la cigarette
ouvrez les fenêtres mon corps le demande

Ouvrez les portes
je me fous des chiens
du vent qui m'engouffre
des hirondelles dans les yeux
du crâne qui surgit lorsque la tempête secoue

Rien de plus je voudrais être un jardin de fleurs
un cimetière face à la mer
rempli de gens qui me pleurent



lutine - 21-03-2012

 

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17 mars 2012

Je me "taire"

 

IMG_0305

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 B - acrylique sur toile 55 x 60 - peinture couteau et pinceau

  

 Je suis assise dans l'ombre
 cette lumière devant
entre les arbres un visage
est un bruissement de vie solitaire

Pesant est ton cœur
aussi la voix qui tremble
alors que ton pas hésite
n'aime pas les circonférences

Toi qui cherches à tâtons
entre les feuilles et mousse
je ne sais quoi
laisse moi aller sous un pont

La scie n'est pas dans les ténèbres
dans ton sang qui coule
j'ai pleuré
un chien blanc sur ma tombe


L'entassement des années
un cristal tinte
toi qui cherches toujours
quel bateau prendre

Je suis assise dans l'ombre
voeux ma fièvre
j'incarne la nuit
les loups qui me mangent
 

 

lutine - 16-03 -2012 

 

 

16 mars 2012

Je suis assise dans l'ombre

 

 

Cette lumière devant
entre les arbres un visage
c'est un bruissement de vie
solitaire

Pesant est ton cœur
aussi la voix qui tremble
alors que ton pas hésite
n'aime pas les circonférences

Et toi qui cherches à tâtons
entre les feuilles et mousse
je ne sais quoi
laisse moi aller sous un pont

La scie n'est pas dans les ténèbres
mais dans ton sang qui coule
j'ai pleuré
un chien blanc sur ma tombe

L'entassement des années
un cristal tinte
et toi qui cherches toujours
quel bateau prendre

Je suis assise dans l'ombre
voeux ma fièvre
j'incarne la nuit
et les loups qui me mangent

 

 

 

lutine - 16-03 -2012

 

 

13 mars 2012

Traîne pas dans le vent

 

 

 

C'est toi qui cours là-bas
pigeon voyageur à ma recherche
je me souviens des murs clos
remets-toi au piano
les sonates t'attendent et mes chimères
j'ai dit que je reviendrai la nuit
sur le rocher lorsque la lune se posera

Je vole dans le ciel
j'ai dit que je me poserai
dans l'ombre où j'ai posé ma voix
j'ai pénétré la mer
les couloirs sous-marins
les viscères de la terre
j'ai dit que rien ne finirait
ce jardin au bout de la rue
nous l'arroserons d'eau de pluie
lorsque les années se poseront dans nos corps

Paumes ouvertes
j'ai couru la nuit jusqu'au port
la lune derrière les arbres
les étoiles au fond des yeux
je descends les échelles
saute les vagues
le vent sous mes jupes
je me souviens de mes fesses assassines
des mâts tout au bord
reine mer tempétueuse
le cri arrimé à l'anneau

Je veux encore sentir la gloire
qui farfouille mon cœur
au pilori porter ma couronne
brinquebalant mes jambes au ponton
mon frère avant de venir à toi
arroser les fleurs et les jonquilles
ils te diront quel bateau prendre
quand la nuit tombera
en langue d'oiseau jusqu'à ta porte

 

 

 

lutine - 13 - 03 - 2012

 

 

 

11 mars 2012

Etude

IMG_0299

B - sanguine - sépia - craie

 

 

11 mars 2012

Plénitude

 

DSCN7814

B - pastel sur format 60 x 65

 

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