4 février 2014
Un portrait
Persistance de la mémoire
Le tic-tac du réveil
aux heures trop pressées
main errante tournée vers le sol
les jambes s'étirent
le corps se dresse silencieusement
dans un palais de velours
où tu te sens à l'abri
progressivement tu remontes du puits
Un hameçon s'accroche à ma bouche
joint d'or intemporel
avant que le monde vivant ne t'engloutisse
je m'incline et te vois
une moue à peine éveillée
tout un œil pour une journée
tu t'éloignes
telle la rivière quitte son lit
Mais où les yeux, les yeux,
ne vous inquiétez pas mes bras
la table est garnie
de chair et de mots
la délicatesse cachée sous le bol
le temps danse
j'embrasse la main, éternel éclair
ce n'est que la distance qui sépare
lutine - 03-02-2014
