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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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6 décembre 2008

Marathon1

voix_3d_large

Là je n'ai plus le temps quand je me redresse 

pour cela il me faut trois semaines 

tout bouge 

et la plume pourra encore plier 

arme blanche 

puissance du monologue

les yeux défilent

les pas

les bruits

fragments des heures

spectatrice des jambes

j’ouvre la boîte à images

.

Là je n'ai plus plus le temps quand je me redresse

pour cela il me faut attendre

la musique

du coffret à bijoux

une valse dans le miroir

du couvercle relevé

les mots en toupie

enfermés

.

Là je n’ai plus le temps quand je me redresse

un bracelet au poignet

je noue les gestes

une chaîne autour du cou

je suspend à mes lèvres

la vitesse de mes voix

.

lutine - 05-12-2008

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29 novembre 2008

Ciel rouge

106ombre_mains

Je cours - deux pas ne font qu’un
Quand la musique s’étend - rien ne bouge
Mes yeux à l’oblique vers l’autre rive
Je voulais être vide - sereine
Danse l’oiseau migrateur - tout casse en plein vol
Au dessus de la terre - une plume d’ange

Silence, j’avais la main sur mon ventre
J’avais les mots à dire au bout de la langue
Une voix à élever dans un monologue
Des gestes à faire dans mes mirages - au bout de mon doigt
Je t’embrasse dans le passé
Me tordre - je n’ai plus le temps

Quand se créa le manque - l’opium en brouillard
J’ai tué le silence - pendu mon insomnie au rideau
Je ne sais pas vivre dans un ciel rouge
Ailleurs j’imagine la fadeur des autres - grince la folie
Au travers de la tête - séparée
Des nuits sont passées - c’est encore hier

J’ai soif - la sueur dans les mains
Equilibre fragile - l’ombre glisse
Dans le plomb  reste  la semelle
La pluie ne fait que passer - immuables les images
Emmène moi danser  là où on ne dort pas
Puisqu’on se lasse de tout
Il y a en moi un monde qui flambe
Rien ne bouge - j’y pense sous les tempes



lutin – 30-11-2008

ou

.

Je cours - deux pas ne font qu’un
Quand la musique s’étend - rien ne bouge
Mes yeux à l’oblique je voulais être vide
Vers l’autre rive - sereine
Danse l’oiseau migrateur - tout casse en plein vol
Au dessus de la terre - une plume d’ange

Silence, j’avais la main sur le ventre
J’avais les mots à dire
Au bout de la langue - une voix à élever
Dans un monologue - des gestes à faire
Dans mes mirages - au bout de mon doigt
Je t’embrasse
Dans le passé
Me tordre - je n’ai plus le temps

Quand se créa le manque - l’opium en brouillard
J’ai tué le silence - pendu mon insomnie au rideau
Je ne sais pas vivre dans un ciel rouge
Grince la folie au travers de la tête
Séparés - des nuits sont passées
C’est encore hier

J’ai soif - la sueur dans les mains
Equilibre fragile - l’ombre glisse
Dans le plomb  reste  la semelle
La pluie ne fait que passer - immuables les images
Emmène moi danser  là où on ne dort pas
Il y a en moi un monde qui flambe
Rien ne bouge - j’y pense sous les tempes




lutine – 30-11-2008


7 janvier 2009

Lévitation lunaire ou Androgyne

L_vitation_lunaire_ou_Androgyne1

Acrylique au couteau - toile 45 x 56

...

C’est Wagner endossé
à coups de butoir
oreilles agressées
caverne des sons
à vouloir creuser sa tombe
ne plus entendre
elle a soulevé la peau de la mer
cascades de mots en étau
échos barbares
fauchés au bord des lèvres
noués aux chevilles
ne plus sentir
la plèvre perforée de ce monde
cigarette incandescente
elle se jette à l’eau
comme on monte à l’échafaud
puisqu’elle est condamnée
elle se déforme
c’est Liszt cajolant les reins
sonate gommant les traumatismes
les mâchoires en perpétuels mouvements
friction de la matière
cargo de braise
vidée de sa substance
elle part en fumée
libre à deux
elle sera libre de


lutin

28 novembre 2008

Silence

Personne ne peut empêcher d'écrire

silence

Vous vouliez que je me taise
Murés dans le silence
Les mots s’envolent
S’accrochent aux nuages
A l’heure de la pluie
Se posent au creux de vos mains

Vous vouliez que je me taise
Noyés au creux de la vague
Les mots dérivent
Flottent au gré du vent
A l’heure de la marée
Embrassent vos mains

Vous vouliez que je me taise
A la chaleur de l’âtre
Les mots partent en fumée
Imprègnent vos pensées
A l’heure de la veillée
Vos yeux se laissent aller

Vous vouliez que je me taise
Mon cœur parle encore
Vous l'entendez
Mots murmurés à l’heure du matin
Mots déchaînés à la tempête de nos nuits

Muré dans votre douleur
Mes silences vous inquiètent
Votre cœur s'emballe
Votre pouls s'affole
Reste l'écho de ma voix




lutin

19 décembre 2008

Les murs ont des racines dans l'eau

Le langage des viscères le 19 Décembre 2008 - La Cantada - Paris

Lutine_2

.

Les murs ont des racines dans l’eau

Je cours - deux pas ne font qu’un

Quand la musique s’étend - rien ne bouge

Mes yeux à l’oblique vers l’autre rive

Je voulais être vide -  sereine

. 

Silence, j’avais la main sur le ventre

J’avais les mots à dire au bout de la langue

Une voix à élever dans un monologue

Des gestes en mirages - au bout de mon doigt

.

Je t’embrasse dans le passé

.

Me tordre.... je n’ai plus le temps

.

Quand se créa le manque - l’opium en brouillard

J’ai tué le silence - pendu mon insomnie au rideau

Je ne sais pas vivre dans un ciel rouge -  grince la folie

.

Au travers de la tête - séparée

Les nuits sont passées - c’est encore hier

Emmène moi danser  là où on ne dort pas

Il y a en moi un monde qui flambe

.

En nous

Il n’y a plus rien à penser

Une maison réfractaire

Et nos langues à mouiller

Balbutiements des sexes à ré-habiter

.

Oxygène de tes yeux 

En l’air vers où   

Je te regarde - vers moi

A travers moi - dans toi

.

Des pavés jalonnent ta route

J'en fais un miroir - aspirant

. 

Le retour du tympan à soi

Ce n’est pas rien

C’est le retour de la mère

Ta main - un coquillage - que je caresse

.

En spirale je t’avale à vie - vers où….

dans les méandres de moi - vers toi

.

Les murs ont des racines dans l’eau

Derrière les murs

Il y a nos racines....

.

Nos têtes dans l’eau

.

En terre porteuse de nous

.

lutine

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17 décembre 2008

Un soir d'Octobre

001_3

http://devillers.viabloga.com/

.

.

Bouche close
yeux baissés
bras ballants
une femme se perd
se retrouve à genoux

humble - elle n’attend rien

.

Vêtue de rouge - au travers du mur
elle a percé le cœur
le sang ruisselant de ses pensées
elle attend l'arythmie
à terre implore

Elle n'est pas croyante
à ses pieds une feuille d'olivier
comme crucifix
sa flamme
son étincelle

De cire son visage ailleurs - attend

le nez flaire – d’instinct sait
une main fermée
l'autre ouverte
la chaleur au creux du ventre

Triste on aimerait la relever
elle implore  -  ignorance
attend un signe de vie

d'une feuille végétative
la croissance d'un arbre

.

.

lutin - 17-12-2008

6 novembre 2008

Ma demeure

dali_labyrinth

.

Vos doutes me désarment et me voilà sèche et tremblante, feuille sans sève à terre prenant la couleur de l’automne, le ton de la voix. Les veines enflammées je deviens rouge comme le serpent fouillant le sol de ma Dordogne. J’entends crier, oh liberté ! Le feu aux joues mes pas dans la boue emboitant les vôtres, mon pygmalion je volerai, je creuserai la pierre, je nagerai dans l’antarctique, je briserai vos chaînes et serai le socle, le roc branlant. Au travers du granit il y aura l’eau ruisselante de nos larmes unies dans le miroir, mon amour vous ne pourrez pas les voir elles ne coulent que dans la tombe de ma nuit. Elles surgiront en geyser à mon enterrement gravant en épitaphe mon infortune.

Nous sommes des insectes chaussés de cuir fourmillant de nos pattes velues dans le modernisme de la communication, aussi frileux que le prématuré dans sa couveuse. Comme des chouettes nous regardons dans le noir pour ne pas être vus. Sous la croix je réclamerai les maxillaires au poing la lumière blanche transperçant le cercueil, en pleine lumière à travers vous je veux passer la porte de l’autre monde. Vous apprendrez qui je suis sans fard au creux de votre ventre secoué.

Vous m’amusez mes amours dans vos corsets guindés coupant ma liberté d’expression mais je vous aime et je m’entrelace dans vos lacets, le cou coincé dans l’œillet, mes amours, mon sang pur et impur, je me baigne en vous, cherchant quelquefois à me jeter par la fenêtre. Comme un aimant je me rattache à vous me retrouvant sur la piste aux étoiles un foulard autour du cou, le trapèze entre les mains, et je serre très fort pour ne pas tomber, j’ai horreur du suicide et de sa lâcheté.

Sous un train dans ma tête, le mouchoir à la main entre les rails, j’entends vos histoires, vous criez liberté ! en marchant dans les passages cloutés attendant le feu vert du piéton, mon secret est de traverser en diagonale au rythme de l’escargot lors d’une formule un.

Je me ronge, je ne vous entends pas rire, je n’ai plus d’ongles. A tendre les mains vers vous le vent les a emportés dans son érosion insidieuse. Mes doigts s’effilochent comme un vieux tissu traversant les saisons, ma peau s’affine du sel de mes yeux infiltrant les pores, il n’y a plus de sueur, je n’ai plus peur.

J’ai prié en hâte ce matin fenêtres ouvertes celui qui a tous les pouvoirs, faisant la pluie et le beau temps je lui demande de passer l’aspirateur sur cette terre, il a semé et doit entretenir son jardin sans oublier d’ôter les mauvaises herbes, et les masques de ces sujets, moi il ne me verra pas je suis transparente, le portail s’est refermé, dans mon cœur mon amour, mes amours.

Il pleuvait ce matin entre deux rayons de soleil acidulé, c’était la lumière s’infiltrant sous le bois dans l’interstice du chêne, ma demeure.






lutin - 06-10-2008

27 octobre 2008

Vers où

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Derrière les murs
Il y a nos racines
Nos têtes dans l’eau
En terre - porteuse de nous

                                          Oxygène de tes yeux en l’air vers où
                                          je te regarde - vers moi
                                          à travers moi - dans toi


En nous
Il n’y a plus rien à penser
Une maison réfractaire
Et nos langues à mouiller

                                          Balbutiements des sexes à ré-habiter
                                          des pavés jalonnent ta route
                                          j'en fais un miroir - aspirant   


Le retour du tympan à soi
Ce n’est pas rien
C’est le retour de la mère
Ta main - un coquillage - que je caresse

                                           En spirale je t’avale à vie vers où
                                           dans les méandres de moi - vers toi
                                           un cercle


Les murs ont des racines dans l’eau
L’air est comme  une maison
Dans tous les sens il envoûte
Un parfum dans les draps

                                           Un gouffre poings liés dans les plis
                                           nos traits s'assemblent dans l'odeur
                                           incandescente la lumière sous la peau





lutine- 27-10-2008

22 juillet 2008

Je sais

En réponse pour Catherine  "Je sais qu'on ne sait jamais" c'est mon intime conviction.


jean gabin - je sais

.

DSCN2559

Je sais, je sais que vous en avez assez

mais je ne suis pas assez forte

quand je me retourne je ne sais toujours pas si j'ai terminé

je sais que l'on ne termine jamais

j'ai encore appris des choses

je crois les tenir et elles m'échappent

alors je continue

je sais que je n'ai pas fini

la couleur et le reste

c'est le début

cela m'empêche de faire autre chose

je sais que je ne capitule jamais

oui cela je le sais

22 septembre 2008

Tunnel

tunneleffect

Tous les espoirs
ce soir éteints
font pleurer les sourires
fragile fil de soie
à l’intérieur se noie
on n’est pas seul dans la peau
s’ouvre le ventre
rempli d’absences
se meurt aux portes de la nuit
le trait du visage
éparpillé dans les mots
déroulant l’infini
tendre folie
de crainte et de joie

.

lutin - 22-09-2008

22 septembre 2008

Jeu de dames

t_dame

.

Elle traverse le miroir
les doigts en éventail
des ongles de sang
le bras tendu attend
le noir ou le blanc

Un damier où l'ombre est prisonnière
en diagonale le pas s’enfonce
dans des cases de fer
des larmes mouillent une robe noire
un pion dans la boue
depuis si longtemps macère
la volonté d’en sortir pour aller à dame

A la lisière du noir et du blanc
des ongles acérés
la main blanche du futur
à califourchon sur des taches de couleur
les cuisses enserrent le bien et le mal
la volonté d’en sortir pour aller à dame

Elle tend le bras dans le miroir
une main dans une case de marbre
le bras tendu attend
une mante religieuse boit le sang
distille une autre couleur
un cercle blanc au cœur de la peau

Une rose de fer
pétales noirs abandonnés sur le damier
en diagonale un rond blanc
corolle nue cherche à naître
aller à dame pour deux corps superposés

lutin

8 octobre 2008

la poule et l'oeuf

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.

Oui épluche la peau
de ta main fausse
tu es le fruit ratatiné
au cou

chair molle

entre les jambes
tout pend à la verticale
les mots éjectés
à l'horizontal postillonnés

laminent le passé
de ces relents jetés
d'une bouche hirsute

le beau devient laid
souris, il le faut
ôte-toi de la folie

amnésie je suis là
chimères l'amour
fantaisies les mots
ils ne sont là que pour le centre

entre les cuisses
de l'animal assoiffé

le sexe greffé au cerveau

cherchant un trou

Putain on veut tant y croire

que l'on gobe l'œuf cru

derrière le geste il y a l’ordure

d’une gifle on la découvre

elle s’étonne de l’écho

trois coups pour un coup

lave les draps

frotte le grain de ta peau

l’intérieur du cerveau

oui voilà trois coups pour un coup

au sens propre

au figuré aussi

et la haine en prime

compagne du geste

croix de bois

croix de fer

si je mens je vais en enfer

pas grave

tu n'aimes pas l'automne

annonçant l'hiver

tu ne vis pas le printemps

et ne vois pas l'été

aveugle la main

tête coupée du monde

tu n'es qu'un ventre

dans mes yeux décousus

vient danser la mort

;

;

lutin - 05-10-2008

20 août 2008

Exorcisme

Mensonge

.

.

..........Il y a les mots que l'on ne dit pas mais qui surgissent comme l'évidence, des silences qui hurlent, une vague d'encre jetée au visage défigurant l’amour quand nous étions nous-mêmes, un ras de marée couvait sous une mer d'huile qui cachait l'inévitable ramenant sur la plage des cadavres cachés au fond des placards et des vivants à moitié fantômes envahisseurs dans leur semi présence. Dans la tête un clocher sonne les heures, en écho une voix d’ici-bas dans le sac promenée en bateau.

Ce soir j’ai marché tard à la lisière de l’eau la tête dans le miroir, les pieds râpant le ciment, quelqu’un siffle très fort, tout est calme aux alentours. Il y a le masque méconnaissable frisant la démence, l’eau claire reflétant les pensées infusées accrochées aux algues, drôle de tête se disent les poissons moqueurs au-dessous soufflant quelques bulles, l'air est pesant au-dessus, quelqu’un crie à l’intérieur, vous êtes dans mon monde sans oxygène.

Sans repère embrassant le vide j’ai senti le froid du vent soulever le cheveu décollant la racine libérant le mâle, trébuchant j’ai vu plier mon corps ramassant la poussière, j’ai vu mes mains fouiller les poubelles, mes propres bras enserrant ma tête pour en faire un toit, les doigts écrasant les paupières pour fermer les volets, les ongles crevant l’œil pour ne plus jamais voir, même pas le brouillard.

Il faut crier et pourquoi ne pas chanter, ou danser révolté dans le fumier, ça brûle follement quand on bascule le tympan éclaté, c’est la peur qui rentre dans le corps, l’esprit qui sort, un dédoublement de soi et pourquoi je pense à ce film d’horreur, l’exorciste, une tête à 180° fait le tour du passé crevé sur le pavé.

Les démons en forme de mensonges jaillissent dans le noir visant la tête, j’ai peur des mensonges, des balles perdues, je rampe sous les portes craquant l’allumette pour ne pas me cogner, je fais silence en moi pour ne pas déranger les voisins,  je ne suis là pour personne derrière les rideaux, je dors la porte ouverte, les flashs sont cruels sous les fenêtres, coquelicot cueilli dans la campagne, écrasé dans la main, je suis tombée empoisonnée.

J'aime les anges qui marchent avec moi emportant comme un drapeau noir la dernière étreinte et le désir gonflant le bas ventre sous l’étoffe. Allongée comme l’animal attaché à son arbre, l’entaille au poignet, mes mains comme deux nœuds de vipère frappent en l’air au centre de la terre la regardant sous ses jupes. Je vais mordre la rage dans la mâchoire, le mouchoir entre les dents, je vais pousser mon premier cri primal, je ne suis pas folle, on a volé mon sang, les mains malhabiles cherchent encore dans un panier de linge sale un ultime coït pour lui tordre le cou.





lutin – 20–08-2008

22 novembre 2008

Contrôle

Salvador_20Dali_20__20Galatea_20Of_20The_20Spheres

Là haut -  ceux qui restent
En bas tout est minuscule
Le chat miaule
On est trop éloignés
Au bout de mon doigt
Tour de contrôle
La voix nasille dans le micro
Contrôle de la pilule ronde
Elle écrête
La mer est un seau d’eau
Le sucre fond sous la lame
Donnez-moi des barreaux
C’est la pagaille dans le corps
Des voleurs de chevaux sous la peau
Radar dans l’étendue
Le jardinier a tondu la pelouse
Pilule blanche
Les arbres ne grimpent plus au ciel
Les orties ramassées
Terre vierge  sur un fil décomposé
C’est l’histoire d’un plat pays
Au bout de ton pied
La main est calme dans l’écriture
Contrôle
L’oiseau survole
Pilule rose
Clapotis de mots
Dans les projecteurs
Amorce de mots dissous
Sous le rideau - des sons
Sous le manteau – la guerre
Fenêtre close
La voix
On se tait
On enregistre
Le cœur – organe filaire
Plat
Pilule verte retenant la vague
Dans le mouchoir – nerfs perdus
Dans la trame – crachés
On incube - les désordres
Un lit sans peau
Reins contre ventre
Plus de lèvres
L’orchidée est sans fleur
La laque dans les cheveux
Contre le vent
Là-haut je me balance
Equilibre fragile
Tour de contrôle
La terre s’ouvre
Donnez-moi des chaînes
Avant de s’endeuiller
Le bruit de la terre est le glas
Qui sonne



lutin – 22-11-2008

18 novembre 2008

L'abîme

DSCN1139

.

Il en tomba combien dans cet abîme
Et je disparaîtrai un jour dans le silence
De ce monde, c’est certain

Il en tomba combien dans cet abîme
Le vert de mes yeux, l’éclat de mes cheveux
S’éteindront au fil du temps

Il en tomba combien dans cet abîme
Dans ma chute se figeront les souvenirs
De ma vie resteront les images

De ce monde, c’est certain
La vie renaîtra
Et tout sera comme si je n’avais pas existé

Dans ce monde, c’est certain
J’aimerais laisser mon empreinte
Le vert de mes yeux, le son de ma voix

Vous qui m’aimez
Ecoutez-moi !
Il faut m’aimer encore du fait que je mourrai

Entendez mes cris du silence !
L’écho de ma chute où l’abîme m’entraîne


lutine

16 novembre 2008

Couleur Sépia

Nuit_Blanche_canalblog

.

Au grand jour - Vivre sans le fil
derrière l’arbre il y a l’arbalète
et la bouche lance ses flèches



Le réverbère tend l’ombre de la pointe - empoisonnée
la voix monte                                                
silence
tout s’entend - du voyage intérieur
dans le souffle de l’air - emporté



Il y a une frontière entre pointe et peau
un verre  fragile  à hauteur - de main
et les pas qui s’énervent
un écran géant - à viser



Les photos sur la table - cramoisies
d’un autre temps - sépia
repoussées dans les ténèbres
d'un premier jet



On voudrait fuir le colosse
Dehors – Dedans
Les flèches crachent leur poison

.

lutin - 16-11-2008

11 novembre 2008

la trame

la_trame

La trame chez Leclerc

très bonne qualité

elle est à peine sèche

la peinture au bout de mon couteau

Au rayon poissons

on pourrait dire il est frais mon poisson

Quant à la modération

je laisse faire la marée

Putain j'ai toujours eu horreur du langage

des poissonnières

attendant l'arrivage des filets

Quoique presque cinq ans d'âge - nous

de copulation

il faut regarder maintenant l'oeil

du filet de julienne

quoique pour les n j'ai un doute

julienne

juliette

du filet de cabill O

je retournerai au rayon boulangerie

nos becots sucrés enracinés sur le sol me diront

poison collé

lutine

9 novembre 2008

Brisures

GV_TOURM_l

http://www.auclairdelart.com/GLV/GV-TOURM-l.JPG

.

Le poison s’infiltre sous la peau
Liquide entre les nerfs - durci
Ce n’est pas froid
C’est lourd comme la pierre
Là où la cheville se casse
Eclats de verre - Sans cri


Mille brisures de la chair - quand l’eau monte
A l’intérieur s’imbibe la vie
Nos mains  entrelacées - cristallisées


Eau - Vie
C’est la lame qui remplit les poumons - s'enfonce
Les bras s’agrippent - en l'air
Des pages blanches en testament
Le pied dans l’étrier - éclaboussé
C’est le vide


Au cerveau la musique - grimpe
l’organe vital – en courbe
Le lierre resserre son étreinte
Les mots s’échappent - inaudibles
Les yeux s’absentent - solidifiés



lutin - 09-11-2008

27 mai 2008

Tourbillon

Elle sort de sa peau
pour d’autres cieux
donnez-lui le pas
sur ce lit de roses
fleur rouge offerte
à jamais fermée
elle s’est laissée mourir
au fond du vase
elle n’a pas bu la dernière goutte

La mèche de cheveux vers d’autres cieux
elle contemple ce ventre énorme
qu’est le ciel
là haut on emprisonne les morts
là haut on emprisonne l’amour
là haut on ne respire plus
alors d’où vient le vent
peut-être la dernière expiration du dernier venu

Les nuages l'appellent

elle a aimé le ciel
plein de promesses
au rythme saccadé de quelques entrechats
ils lui racontent des histoires d’enfant
le lapin aux grandes oreilles
l’ours en peluche éventré
on lui a arraché le cœur
donnez lui la force de partir
statufiée dans une peau de bronze

.

.

lutin

DSCN2332

DSCN2307

Acrylique sur toile 45 x 55

lutin  27-05-2008

30 octobre 2008

Rien que le sel

Gelbe_Spirale

http://leoplaw.com/

.

Oiseau sur le parvis j’ai nourri ta main - de mon sel
en son creux - les grains sur mes ailes
de l’intérieur j’ai arrêté le sens - dans une cage
spirale d’or autour du cou -  je me pends
grande strie sanguinolente

A  ton cou je suis l’anneau
La patte cerclée de l’oiseau - migrateur
quand le vent un peu plus me porte
vers l’épuisement
à l’intérieur - notre démesure

J’ai soufflé les bourrasques
quand la peau se tord – eau contre vent
ce sont les balbutiements de la renaissance
Notre premier geste maladroit
autour de nous - rien que le sel

De nous

lutin - 30-10-2008

29 octobre 2008

Aurore

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.



Tu doutes de tout et des cloches sonnant l'angélus
de moi et de ton impatience
de mes mains froides transies d'émotion
tu doutes de moi et de ma liberté
des heures sans toi dans mon vide à moi
de mon corps en triangle fermé aux autres
de mes mots répétés si fidèles à toi
de mes yeux vers toi, aveugles aux autres
de mes pas vers toi les bras tendus
de mes mots pour toi vers toi
de tes pas j'en fais mon chemin
de tes mots j'en fais les miens
j'en fais des routes vers l'horizon bleu, ouvrant tes yeux
un voyage vers nous en coquille d'escargot
notre maison sur le dos
couchés de côté l'un contre l'autre
comme un seul oeuf
membrane de vie contre coquille
sans espace pour les autres
sans fin pour nous
dans un bocal enfermé
nous relèverons d'une même main le couvercle
doigts liés,
glacés d'émotion



lutin - 29-10-2008

28 octobre 2008

Même pas peur

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Pas peur du noir la lampe de poche dans la main comme un poignard sous le drap, pas peur du répréhensible la tête sous les draps, le livre interdit à la main. La lumière à la main je n'ai peur de rien comme le phare en mer face à la tempête, c'est une histoire comme le chêne et le roseau. Sa lumière bat au rythme du coeur paisible, 60 pulsations minute, blanc, noir, blanc, noir ou rouge ou vert peut-être, pas bleu j'en suis sûre. Je suis le maître des lieux, des piles à la main, je suis le maître de l'univers les fusibles à la main, j'éteins, j'allume, je clignote, je fais le jour et la nuit dans la chambre veillant à ne pas laisser de clarté s'infiltrer sous la porte. Je mange du sucre caché sous mon traversin, cela craque sous la dent comme la souris grignote le dalami dans la cuisine.

Derrière les volets il y a les réverbères et leurs longues histoires d'adultes la cigarette à la bouche. Moi je ne suis que l'enfant caché sous les draps me racontant des histoires en silence pour ne pas réveiller les parents dans l'autre chambre. J'entends mon père ronfler malgré le couloir qui nous sépare et je me demande comment ma mère peut dormir. Je suis l'enfant derrière la fenêtre avant d'être le grand sur le trottoir d'en face. Je n'aime pas la cigarette, l'odeur me donne mal au coeur, les adultes ont souvent mal au coeur, serait-ce à cause de la nicotine. Je ne sais pas je suis l'enfant sous les draps, la lampe de poche à la main, impossible de dormir, j'ai les fourmis dans les jambes dans le club des cinq, ils sont sous la tente, sous l'orage, la tempête fait rage et les parents sont si loin, j'ai peur, papa, maman au secours, j'ai si peur sans vous.

L'appartement on l'a vendu rempli d'histoires, les fourmis circulent entre les lames du parquet ciré. On a beau dire les termites font noircir du papier et taxent les propriétaires, mais les fourmis, elles circulent avec leurs pattes minuscules à la vitesse de l'éclair légères comme le vent. Avez-vous déjà regardé fonctionner une fourmilière, elles en racontent des histoires, elles radotent de marche avant en marche arrière grinçant des mandibules, et me voilà en arrière, en arrière, en arrière... je n'aime pas les phares de voiture, mais yeux ne supportent pas la lumière blanche, un virage et puis rien, rien, rien....même pas une étoile pour me rattraper, juste mes mots que j'écris et ils s'affaissent sous mon frêle poids d'enfant, dans le noir, dans le noir de moi.

lutin - 28-10-2008

6 juillet 2008

Magie noire

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Je cherche la flamme
la ronde dans le brasier
la phobie du feu en nous

Est-ce qu'on s'aimera mieux
notre âme dans la magie noire
ventre liquéfié

Quand on fait l'amour tout se déchaîne
l'ombre du serpent dans la tête
une odeur de mort plane

Dis plus bas est-ce qu'on s'aimera mieux
dans les cendres est-ce qu'on se reconnaîtra
pépites de sang séché entre les doigts

Est-ce que tu crois à l'oubli
est-ce que tu peux nager loin
épaule contre rien
notre jardin là haut il y fait froid

Membres déshabillés de la main
un coussin sur le ventre
au fond un fleuve qui déborde
à l'intérieur c'est la chaleur de l'enfer

Des silex se frottent
bras mutilés derrière la nuque
en cavale il faut craquer l'allumette
on peut vivre poussières

Sur des brindilles de bois séché il faut se coucher
se consumer
dans le feu s'unir
et ne plus vivre demain



lutin - 06-07-2008

23 juin 2008

Volontaire

 

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Chambre 13
Voyageur enfermé dans son ventre
Sur le mur est écrit « v o l o n t a i r e »
Reptile ligoté
Sur le blanc encollé
Est-ce toi avec ton doigt ?
Une coïncidence
Un présage
Le point sur le i ficelé
Le lien dépassant les frontières
En  message des lettres tatouées
Les dents serrées
Les poings enfoncés
Lire et relire « v o l o n t a i r e »
Quand je m’allonge sur le lit
Traumatisme crânien dans le V
Vouloir/Victoire/Veuvage/Viscéral
Hématome dans le L
Lacérée/Liberté/Libido/Lien
Taire comme se taire quand on aime
Terre/Terrasser/Terminus
Aire/Air/Errer
Visage/Visuel/Vie
Voix vitale/Voie tracée
En rappel
Vol/ au dessus du déséquilibre
Vol retour
Vrai, c’est vrai, je peux
Le mur devient écran géant
Téléphone muet
Filaire
Tout le monde descend
Jeu de l’insomnie
Poursuivie par la vitesse
Lon, oui c’est long de brasser
Un scrabble solitaire
Face à l’océan de la nuit
Une main dans le ressac
Dans la salle d’eau est écrit « i c i » à l’envers
Pourquoi à l’envers ?
Il faut pencher la tête pour lire
Plonger jusqu’aux épaules
Contre nature
Attendre le matin « v o l o n t a i r e »




Lutin – 23-06-2008




3 juillet 2008

lui

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Je suis perdue dans les grains de sable je les compte chaque jour ici depuis que je t’ai perdu je connais la couleur de leur profil dans cet endroit plat devenu mon repère le vent les promène isolés sauvant l’empreinte fatidique ils sont l’écho de ton passage quand le dessin de l’oasis enfonce la matière ils sont lumière au passage de ma roue comme le phare au milieu de la route les corneilles les entourent dans une danse macabre marquant le talon d’une balise à mes yeux. Le vent se jette dans mes cheveux mes larmes vont à toi mais non folie il fait chaud et le vent est ailleurs ce sont tes poumons gonflés expulsant l’air qui vont à ma rencontre dans le frein grinçant d’un vélo aimanté passé par là hier et les autres jours parfois je rêve que je suis folle imaginant les silhouettes. Des cercles s’incrustent autour de toi autour de moi nous balisons notre route autour de nous rien c'est une ronde de feu dans la rosée du soir le foulard parfumé dans le dos je te sens c'est l'heure du cri du grain de sable dans le virage un soleil éclaire la route on se télescope dans notre danse pieds et poings liés les yeux assoiffés retenant l'heure accrochés à la grille verrouillée la clef métallique n'a pas de pitié pour l'amour la clef est en nous souvent je rêve d'un monde sans porte

lutin - 02-07-2008

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