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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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27 juillet 2011

Il n’y a pas de soleil sur les ombres il n’y a

DSCN7341

 

DSCN7329

 

 

Il n’y a pas de soleil sur les ombres

il n’y a que des poupées de chiffon noircies

des cheveux monochromes arrachés

quand une nouvelle saison se lève

 



 Notre corps est un livre

on déchire la souffrance

les morts ne volent pas

les morts ne salissent pas

 



On déplie son corps encastré dans le vide

à l’angle des raies de lumière

on relève la tête

on enfourne ses doigts dans la bouche

hors d’haleine on en extirpe les mots

les morts ne parlent pas 

 



Rien qu’un verre d’eau pour laver le linge

de l’eau sucrée-salée

rien qu’une épaule pour expulser le froid

une main sur le ventre

on lui lave les pieds

on lui lave le sexe

la toilette faite on le caresse

 



L’escalade des doigts pousse les heures

il n’y a que les corps vivants

les armes au poing

qui se souviennent

 



lutin

 



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5 novembre 2011

Secrets d'alcôve

 

DSCF9777

 

Rien que le vent et la terre
noirs comme la pupille 
Jusqu’à l'amer pétrifié 
C’est le monde qui rétrécit 
Le baiser sur la pierre 
Pose ses lèvres d’espérance
 

Est-ce parce que la terre a perdu son parfum

Est-ce parce qu'il n'y a plus de neige et les pas
Dans le blanc de tes yeux
Que l'on sent les embruns et leur chant
Au travers de la peau 


Le ciel pleure comme on murmure 
Alors que dans l'air sèchent la pluie 
Les fleurs et les oiseaux 
S'enfuient les orages 
Jamais les larmes retenues
 

J'écris d'un secrétaire de bois 
Entre ramures et hardes de mer  
Les secrets d'alcôve 
Dans les cris de la scie

 

 

lutine


 

 

30 octobre 2011

Fin du bruit

 

 DSCF9669

B - 03-11-2011

 


Ils volent si bas enfermés

trou blanc dans le silence

dédoublés dans le chemin perdu

le soleil dort

la mémoire tourne

poupée de soie au sourire éternel

juste des ombres faites de plumes

sanctuaire métallique trop près du monde

tournent sur elles-mêmes

puis le soir revient coucher les survivants

fêlure fine sous l’aile de l’oiseau

tu voudrais mettre de la musique

on ne sait pourquoi

alors tu coupes les roses fanées

sur un banc du jardin
 


lutin - 29-10-2011



 

 

25 février 2010

Nuit (fleur de peau)

DSCN5020

.

.

Nous avons quitté le mouvement
Les portails sacr
és se sont refermé
s
Les lasers lancent leurs flammes
Les armes point
é
es criant la mort
Tuent les mots


Treize balles dans la peau pour un mot de trop
Le corps est droit
Les mains pressant le ventre


Autour d
une nuit si particulière
J
’étais debout sur la tranche d
une vie
C
est un révélateur intense la traché
e devenue pouls
Le tournoiement des pas jusqu
au pavé
qui tremble
Comme un couvercle lib
érant le feu

. 

lutin

.

2 avril 2010

Que retient-on d'un baiser ?..... c'est amusant chaque année je le revois et je le condense (donc 2012)

 

.

2964845771_9ef0d51fee

.

Week-end chocolat
nous chercherons les jardins
les mains piocheront les sachets transparents
les doigts voudront le rouge, le jaune, le vert, le doré
la bouche redemandera les papiers froissés
les paillettes
alors fermons les yeux
dégustons le baiser offert

Un baiser chocolaté c'est.....
après la nuit vient le matin et le baiser subtile
sorti des rêves, au lait, au lit le sein tendu
prometteur du câlin bonjour
au jour succède la nuit et son baiser gourmand
fourbu le corps se régénère des parfums suaves
retrouvailles et opéra

Le baiser chocolaté.....
on le coule sous les draps
devient lettre d'amour
nuisette retirée de la peau
peau que l'on met en bouche
que l'on épluche de la main
elle prend le temps de regarder
d'humer les fragrances en bulles de champagne
torture  ! elle fait monter l'envie
de plaisir la bouche salive l'éphémère

Il y a des jours où la délicatesse n'est pas de mise
l'envie plonge dans les vapeurs de chocolat
sans prendre le temps de...
mais c'est si bon le chant qui éclabousse sans prémices

.


lutine - 02-04-2010

 

 

 

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13 octobre 2011

Présente (autre version)

Femme de l'ombre

B - acrylique sur toile 55 x 60

 

 

 Elle peut tout imaginer
la ligne d'horizon
les insectes aux ailes mouillées
prisonniers de la fente
elle gémit de dépendance
en se penchant un peu
elle dit que rien n'est visible
mais entend tout des détails de la rue
la rue se meurt brutalement


Cette ombre occupe mon dos
et aimerait se fondre


Je suis l'obstacle toujours opaque
toujours devant
toujours immobile
elle voulait me quitter
me devancer dans le sommeil
quand elle prit ma place
j'aurais aimé me dépouiller d'elle
dans des heures plus sereines

 

lutin - 13-10-2011

 

 



6 avril 2010

La voix

La_Voix_Perdue_2010_90x70cm_huile_sur_toile_t

La voix perdue : http://devillers.viabloga.com/

.

Elle est là si présente
Je l
avais laissée ce matin sous la glace engloutie
A la cime des arbres suspendue
Ecras
ée au sol dans la foulée ardente

.
C
œur assassin je m’étais déshabillée delle
Paupi
ères baissées comme le vêtement choit
La col
ère à genoux

.
Le h
éron enroulé dans son cou tant il faisait froid
Se souvenait d
images plus heureuses
Chevelure d
ombres le long des arbres
Au creux des ailes la caresse des mots

.
Silence, tout est silence, la terre glisse
Autour de l
’œil les larmes
Sous la peau les bruits du c
œur

.
Dans un monde o
ù je marche pieds nus
La voix n
est plus
Comme mes pensées au bord du sommeil

.
Dans l'espace elle s'est envol
ée
Rebondissant la nuit le long du dos
Si pr
ésente, elle déchire les draps

/

lutin

27 février 2011

Comme en poésie

 

Comme_en_po_sie

Participez à l'opération poèmes tracts lancée par Comme en poésie. Inscrivez vous au groupe Comme en poésie et vous aurez les informations. Mettre la poésie en tracts à la portée de tous, voilà l'idée.
Rappel le numéro 45 de la revue Comme en poésie sera mis à la poste le 3 mars. Il est encore temps de vous abonner ou vous réabonner.
ou retrouvez "comme en poésie" sur Facebook
 
 
2 avril 2010

Que retient-on d'un baiser ?.....

 

 

 

 

.

 

 

m_20st_20p_20_13__20_800x600_

 

 

 

 

.

Un baiser c'est
un goût de chocolat
une praline
un grain de beauté sous la langue
friandise, hum !

Dorées les lèvres
sous le moelleux du caramel chaud
mêlé à la salive
mixé dans un roulé tempétueux
sont ventouses

Cascade de goûts
de mots vanille
la bouche prépare ses envies
à la rencontre de l'élu
les pores dilatés
corps offert, dérubanné

Au-dessus de la table
les bustes se tendent
les ombres coiffent l'horloge
et ses aiguilles
entre deux verres pétillants
le temps perd ses repères

Les arômes se mélangent
foie gras et champagne
dans un baiser plongeant, délice !
où vont mourir les boules et les guirlandes
dans la légèreté de deux corps qui s'affaissent

C'est le découpage des parfums
un, deux, trois gouttes
un nuage ocre se dissout dans l'eau
comme la peinture se fond sur la toile

D'un baiser on retient sa force, goulue
son accoutumance
le sommeil qui s'échappe
trop d'odeurs dans la tête
jusqu'au parfum de la sueur
la chaleur du foyer

Je n'attends rien du baiser
les papilles ont mémorisé les épices
puisqu'elles racontent l'insomnie
je ferme les yeux
les lèvres se touchent
un, deux, trois moutons
sur un oreiller
crème glacée et chocolat
entraînent au vertige
tes doigts collés aux reins
caramel

.

 

lutin - 23-12-2009

 

 

 

 

 

 

 

 

5 février 2011

35mn et quelques poussières

vers_au_dela

une peinture de Nathalie Courcier

.

35 mn
semelle dans la terre glaise
cran d’arrêt ou papillon
dans le jardin sept cygnes
autre monde sans armure au dessus de la lame refermée
58 secondes de survie
je t’ai donné le sein ce matin
j'ai pris ta langue
couteau à double lame
manche d’ébène de frêne ou d’olivier
nous nous sommes croisés si peu
voix chaude habillant mes mains
je n’ai plus de doigts
je ne sais plus compter jusqu’à dix
je n’ai plus de pouce à sucer
je ne t’ai pas donné le ventre
je suis l’enfant dans l’écume des visages fossoyeurs
tourne manège
tournent les yeux dans les coins
j’entends le compliment serré au bras gauche
l’hématome encore marqué du son inaudible
mâchoires serrées dans le souffle
sous les applaudissements les viscères en torsion
je suis fœtus
tu as pris mes dents et ma salive
chiffon j’ai plié la poupée en moi
ne me déshabille pas le ventre
de corne ou d’os
quand la lame s’éjectera
je rendrai les armes
ne me déshabille pas le ventre

.

lutin

.


27 janvier 2010

Rive droite

45764197

.

Contre la fenêtre et les rebords blancs
s'unissent la nuit silencieuse et ses lampions
les ombres dans un ressac en suspension
se posent sur la table installée


La plaie pleure le long des vitres

   
A l’entrée d’un passage souterrain
liquide incrusté
elle ne bouge plus
jusqu’à la faible voix dilatée
altérée des émotions enfouies


Je pense à toi quand le bruit du fleuve se dissipe
les papiers froissés construisent un mur de pierres
à vol d’oiseau tout est révoltant
j’en veux à la terre et à Bach de nous avoir fait vieux
à la musique des morts encrassée de déchets végétaux


L’épaule appuyée contre le temps
les heures se disloquent


En lévitation, merci musique, merci piano
lumière vacillante, et les murs qui dansent


Le froid percé d'étoiles tombe toujours
m’écartèle d’un poison sur l’autre rive
se pose sur la bouche
comme un bâillon le long des porches
enfile une autre veste


lutine - 27-01-2010

29 janvier 2011

Cage d'oiseaux (peinture dernière version le 09/02/2011)

  

.DSCN6630

Nous_sans_le_chat

.

 Je te regarde et tu me fermes un œil 
l’autre veille sur toi
je me souviens d'un visage
quand il se penche autour de moi

Des yeux de chair immergés 
aussi longs que la main
au-dessus d’un cou de roseau
lame docile et coupante

Dans le silence il n’y a que la pluie 
une femme écoute ses cheveux pousser
sous la peau on l'entend se dissoudre
comme un grelot

C'est un oiseau entre les braises
une bouche muette sous la morsure
dans l’eau émeraude de ses yeux
ne voudrait-il pas s’envoler
s’il n’y avait le sel qui fondait

 .

(Ce texte est né de ces deux peintures)

 

lutin - 29-01-2011

 

 

 

 

 

12 janvier 2011

Parole muette

 

 

 

magritte_les_amants

Les amants de Magritte

(Ces visages cachés pourraient être inspirés par le fait que le corps de la mère de Magritte, qui s'est suicidée dans les eaux de la Sambre alors qu'il était adolescent, fut retrouvé le visage couvert d'un tel tissu)

.

.

Il y a des jours où il faut se taire

C’est violent

Cette brûlure sous la langue

Intensément profonde

Plus le dérisoire entoure

.

 

Aujourd’hui est une enveloppe de chair

Perméable plus que d’habitude

Le silence l’habite

Un matin la tête se lèvera

.

 

A trop baisser les yeux

Demain la pluie pénètrera

Couteau à double tranchant

 

Jusqu'à me clore la bouche

.

Et moi qui m’efface éphémère

Soleil fantôme

Si proche encore

Parole muette qui n'a pas de nom

 

.

.

lutin - 12-01-2011

.

.

9 décembre 2010

. Arbres, c'est vous encor dans la fenêtre

.

Arbres, c'est vous encor dans la fenêtre ouverte
Quand je tourne la tête et cherche le dehors,
C'est vous, pelouse assise au flanc nu de l'hiver.
Comme le vent en vain veut changer ce qui dort !

Car malgré ce grand bruit tout sommeille sur terre,
L'arbre par la racine, et le bourg par ses murs,
Et l'homme, en plein soleil, demeure un somnambule
Que son coeur à grands coups ne peut pas réveiller.


De Jules Supervielle (Le forçat innocent
)

.

A 15kms de Paris la Montagne

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.

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Photos du 9 décembre 2010 et un chocolat chaud de chez Bigot

.

.

3 juin 2011

aux barreaux de l'air

 

Que Dieu me pardonne ainsi qu'Adam, j'ai écrit ce texte sur cette étude que je travaille depuis quelques jours "la création d'Adam" de Michel Ange.

Je n'ai pas vu les fissures du temps, mais des orages et les éclairs et ce courant électrique qui nous parcourt quand les doigts se rapprochent

 

 

DSCN6954

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 B - 03-06-2011
fusain et craie blanche 

 

J'ai vu se former une nouvelle terre
les orages d'acier
un monde électrique me traverse
comme un œil ouvert
le ciel court ainsi sous la peau

Par la fenêtre j'ai vu le vent évoluer
les arbres changer de forme et de couleurs
le sang des saisons suivre le courant
et la mer faire demi-tour
gantée de la nuit
j’ai vu ses bras se tendre

J'ai perdu les bateaux et les hommes
les empreintes en haut de la vague
je compte les pas aux barreaux de l’air
le claquement des volets
lumière éteinte sombrent les heures

 



lutin – 02-06-2011

 





30 novembre 2010

Neuf heures

DSCN6316

pastel (noyé au fond de la tasse)

.

Au fond de la tasse c’est le froid

Tête renfrognée le regard grelotte

Qui respire ?

D’où viennent les bruits sourds

Les pierres blanches marquées d’une croix

Les cortèges d’étoiles sous les paupières

Qui parle ?

Je conjugue le verbe Aimer

Aimer la vie

La vie en attente

Je conjure

Je me souviens de tout

De l’animal qui dévore

et se consume

La mémoire en désordre

Je me laisse glisser sous un nuage de lait

La cuillère sur le rebord de la soucoupe

Entre le pot de confiture et le bol de céréales

La maison s’est écroulée sans bruit

Tout est clair maintenant

De l’arôme du café montent des bras blancs

Ils tournaient dans un rond de fumée

.

.

Lutin – 30-11-2010

.

26 mai 2011

Poésie de l'espace

 DSCN6915

 

 

Je suis venue prendre un café tôt ce matin
j’ai traversé la grille
les jambes croisées, à ciel ouvert au milieu du silence
je griffonne sur la table les parfums autour de la tasse
ils sont beaux nos amis les oiseaux alors que personne ne m’embrasse
je les vois s'aimer à coups d’ailes, à coups de becs
dans leur danse sensuelle je respire leur langage
le bruit du silence qui s’éveille
alors que nous nous taisons toujours

Personne ne m’embrasse et mes lèvres se tendent
j’embrasse le vent
j’embrasse la pluie qui ne tombe pas
le sol asséché
les odeurs au fond de ma poitrine
la main qui ne se pose pas
la montée de la lumière
Je suis venue voir le jour qui commence

J’embrasse le paysage
la feuille blanche sur le marbre encore froid
le gravier sous mes pieds
le champagne que nous n’avons pas bu
le café que je porte à ma bouche
les gâteaux que nous n’avons pas mangés
et l’arôme que je porte à mes lèvres 
rempli de présence

Les cuisses douloureuses
nues sur une chaise de fer d'heures entières
les bras attachés à mon torse
j’enlace les lettres que j’écris
ma poésie de l'espace
sur des pages volantes je les retiens

Regarde-moi penchée sur la table
un mouchoir à la main, je crains le vent
je crains le sable et les reflets
seule la pluie assèche mes yeux
non je ne pleure pas, je suis sensible
aux variations des couleurs et des mouvements

Regarde j’ai découvert le sens de la prière
le rêve solitaire
j’ai caressé un chat de gouttière
j’ai aimé son regard levé vers moi
ses yeux rien que pour moi
au-dessus glisse l’envie de la mer
l'envie du voyage

 

 

lutin - 26-05-2011

 

 



26 février 2010

On fouille Madame

On fouille Madame aujourd'hui ! Demandez, c'est plus simple, en cliquant sur "contactez l'auteur", puisqu'il en est ainsi, je remonte mon coup de crayon, la lumière c'est tellement mieux qu'une vie souterraine.

Il parait que quelque part je me suis exprimée, comme si je m'étais dessinée (ce ne sont pas mes mots), une sorte de mixte entre fantasme et réalité.

48517984_p

lutin/lutine/B

.

24 mai 2011

Un jeu de rimes (sur une peinture d'Aglaé)

 Jp

Théodule - une peinture d'Aglaé

  

 

Les yeux ailleurs
loin à l'intérieur
ils n'ont pas peur
plein d'un meilleur

Les cheveux trop blancs
le teint de même couleur
l'éteint livre ses pans
serait-ce la douleur ?

Contre l'arbre me voici cloué
est-ce la raison ?
je me croyais doué
blotti près de la moisson

C'est le temps du poison
devrais-je me laver les mains ?
quand circule un frisson
attendrais-je demain ?

Trop de hâte n'est pas bon
je caresse la soie
m'envoûte plus que de raison
comme un arrêt de moi

J'ai traversé l'approche
surmonté les ravins
serais-je roche ?
ou battement de la main ?

 

lutine - 22-05-2011

 

 

15 avril 2011

Nuit

 

DSCN6758

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

 

Face au noir je peins les couleurs
réveille la nuit
le blanc du matin me tient debout
au creux de l’oreille
je dessine les pensées 
 lentement me guide
l’œil que je laisse ouvert

 

La paupière se lève pour un premier regard
un premier mot
il est 8 heures alors que je n'ai pas sommeil
la bouche me sourit
quand sous la semelle je trace l'ombre de tes pas
l’univers se relève et je me couche
la musique se tait 
 

 
 
 
lutin – 15-04-2011

 



 

 

 

 

17 mars 2011

Stigmates

 

 mer

 

 

J’aurais du être plus présent

porter en moi tes plaisirs

l’enfant mort

et puis l’amertume au cœur de la lune

garder les yeux ouverts

 

Le ventre plein bercé d' illusions

au rythme de la peau qui se soulève

musique intrinsèque et lumières étoilées

j’aurais du t’aimer comme quelqu’un qui n’existe pas

 

Fort

 

Quand le ciel s’ouvre et se referme

les cloches sonnent le tocsin

la vierge baisse les yeux

au-dessous les cierges

et la mer murmure les vagues dans son ventre

 

Seule

 

Les bras tout autour d’elle

dans sa rondeur, elle ne sait

ceinture les larmes du manque

quand dans le berceau on couche ses entrailles

yeux clos danse la vie

comme un être de chair

 

 

lutin - 17-03-2011

 

 

17 février 2011

Dora

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Sanctuaire blanc loin du monde
Territoire vierge que je caresse
Le tableau s’appellera ainsi
Avant de perdre l’esprit

Longue cicatrice transparente
Sans visage moi je peins
Comme les enfants inventent leurs rêves
Alors que je suis fâchée avec la mort

Même si je sais que la passerelle n’existe pas
Je vais prier pour elle sans voix
Dans un flot de paroles
Alors qu’elle n’a pas de sexe

Cette figure je l’invente
C’est une confession la destruction du corps
Quand j’écorche le cœur aux joues

C’est ton regard que je tue

.

lutin - 07-02-2011

.

12 février 2011

Autre chambre

.

william_turner_tempete_en_mer

.

.

C’est quoi l’océan, c’est quoi la mer, comment raconter, il en reste une image floue de mots qui se perdent alors qu’elle gifle et se noie à chaque relent de vagues pendant des milliers d’années, nuage d’or au-dessus de ton dos dans l’infini d’une goutte d’eau.

Volupté des nageoires entre l’écume tu es l’œil qui traverse la lame, la lame qui transperce l’œil,  l’œil dans un rayon de lumière, la raie Manta aussi légère qu’une plume lâchant ses bulles d’oxygène entre un banc de poissons fluorescents qui s’efface, dans un souffle de vent tu voles avec des mains d’enfant.

Je pense à ce corps de chair que l’on cisèle et que l’on tue, poisson volant tu remontes comme l’oiseau fuit les flots quand on n’en peut plus de la pluie et du froid. J’entends encore la lutte des eaux et ta propre guerre entre parenthèses et ta glisse dans un raz de marée. Ca monte et ça descend là où tout a commencé, là où tout finira avec la peur de l’inondation dans l’ultime chant harmonique des pierres invisibles.

C’est quoi la vie dans le secret des profondeurs, un aquarium géant dans lequel il est tellement bon de parler au pluriel, sauvages et libres. Je n’ai pas dormi quand j’ai bu ton sommeil lovée contre ton dos, flaque d’eau brûlante retirée dans sa grotte j’ai oublié de respirer léchant les fonds sous-marins à la faveur d’un orage revenu à la vie, mille tortues agitées en armée sous ta peau disparues.

Il faut que je raconte ces jours de soleil et ces jours de vent, ces nuits de vertige au cœur des océans, prairie sous marine de l’autre côté du miroir. Il nous reste à nous reconnaître solidaires dans un univers en apesanteur entre bateau et tempête, tempête et musique, je prendrai le temps de refaire les gestes des jours bleus rendus à la mer.

.

.

lutin - 12-02-2011

.

2 juillet 2010

Elsear/lutin

J'ai eu quelques cadeaux dans ma vie, trés peu, je les garde précieusement, je vous fais partager celui-là. Elséar merci infiniment. J'apprécie votre talent. Je referai aussi ma peinture, j'en ai fortement envie ce soir. J'ai compris le regard ce soir, sa propre interprétation. Quelle est belle cette sculpture, tellement mieux que l'original. Merci, je suis touchée.

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Elséar

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B

Pour ceux qui ne nous ont pas suivies

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Elséar

.

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B

24 octobre 2010

Pour toi Anny

.

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B - fusain et pastel sec - 30 x 42

encadrement - 40 x 50

Pas facile de refaire deux fois, ce qui est bien c'est qu'en changeant de maison je ne serai pas dépaysée 

.

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L’odeur intime enivrante
chaude comme le ventre expulse le plaisir
elle est un nom
une empreinte digitale que l’on renifle
un drapeau avec un air d’oiseau dans la lumière
suspendue
elle dégage ses arômes
animal on la lèche
mémoire profonde tu ne peux t’en défaire

.

.

lutin

.


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