Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Un nouveau regard, les mots qui se détachent
Publicité
Un nouveau regard, les mots qui se détachent
Publicité
Albums Photos
Publicité
Archives
Publicité
27 janvier 2014

Rien de plus

 

1908_grands-arbres-a-lestque

Exposition Georges Braque

 

Rien de plus
la nuit comme un bandeau
où tout se confond

mes yeux ouverts dessous
l'automne distribue l'or de ses paupières

L'odeur de la feuille
ne me demandez pas pourquoi
sous mes pieds
craque le sable de mes dents
les voix résonnent


L'hiver et ses épines mortes
les herbes fraîches au bout pointu
rappellent une autre saison
le soleil ouvre mes pores
pénètre la gueule de la forêt


Rien de plus
L
a sueur sous la peau
un chien tourne autour de moi 

oeil sauvage sous un nuage noir
l'envie de renaître à quelques mots

 

  

Publicité
25 mars 2015

Ecrire est presque trop

 

10305967_886719411362235_7670965857745202116_n

 

 

Rideau aux formes humaines
oui, plénitude - ne pas écrire
juste un peu mais pas trop
vite, vite, dans un espace temps, jour

Que fais-tu dans ton sommeil ?

J'apprends, tu apprends quoi ?
rien, j'apprends le réel
cette immobilité du corps juste après
un trèfle à chaque doigt
le quatrième pétale et son frémissement
pour qu'une rose vive

Et que fais-tu de tes jours ?

Je rêve la nuit
soigne la terre qui me vient
aussi précieuse que l'enfant m'affole
marqué par les plis du sommeil

C'est l'infini amour ce carnet
livré au tamis
entre murmures tu me presses

J'ai vu les fleurs de la création
honorer nos heures entières longilignes
puis faire leur nid

Ecrire est presque trop
les mots qui se détachent

  

 

lutine

  

5 février 2015

Comme un soleil

 

IMG_4582

 

Où vont ces silhouettes, ne sont-elles que des notes de musique
où vont ces pas en tous sens
diagonales, lignes droites ou courbes
aux changements incessants
la surface doit s’effacer
et la neige tombe suspendue aux heures de l’horloge

 

IMG_4537

 

A la recherche d’un équilibre les arbres s’habillent
au milieu de l’art entre rythme et géométrie du vent
dans cette austérité presque inhumaine
une fleur éternelle me tient compagnie
harmonie secrète entre forme et couleur
je l’appelle éphémère

 

IMG_4609

 

Les nuages font vivre le ciel
ne pouvant pas peindre les murs
le baiser sur les lèvres impalpables
le silence est là décalqué
et se tait

 

IMG_4574

 

Entre deux chaises vides
je dessine le blanc et le noir
nature morte et cubique
comme un soleil inachevé avant la nuit
dans les lumières de la ville

 

lutine


 

11 janvier 2016

Etre

 

 

cosmos2

 

 

Juste après l'effort
Quand ton bras encercle mon cou
Longtemps tu écoutes mon souffle
Tant de pulsations offertes

Au centre de nos visages ravagés
Au goût de sel
Nos bouches de vie
Avides d'un rythme plus propice
Se parlent en un face à face muet
Plus tard les mots
La salive mouillant les langues
S'ouvrira la parole
Plus tard les corps se détendront
Au rythme du pouls apaisé
Ajoutant les mains aux mots

Entre barques et badauds
Ici est notre victoire
D'être

 

 

 

 

3 février 2015

Autour du cercle

 

83916794_p

 

Une voix s'éleva d'un long souffle vigoureux, la lune nourrit tant d'ombres détachées du ciel, les volets que l'on tire créent l'invitation et ses mirages.

Quelqu'un est venu autrement que dans l'impuissance les yeux grands ouverts, naïveté souveraine.

Le bleu du ciel n'arrête pas le regard et nous marchons en dehors de la sphère, son pas seul me fait grandir et me rassure liant les corps et leurs noms.

Serait-ce l'enfant aux deux jambes si longtemps attendu, dans la gravité de la terre. Il avait choisi le jaune pâle si calme du coma, entracte de l'aube, le soleil séparé en deux qui envoûte.

J'ai posé ma main, là où repose l'esprit qui éclaire le monde, elle a ressenti les vibrations où nous sommes deux aux épaules de l'hiver puis le mouvement du temps avec dans l'âme l'envie d'être dans le même train.

Pendant que des éclairs habitent son visage, s'évaporent les ans, d'un geste de la tête j'approuve.


lutine

 

 

Publicité
23 décembre 2014

Imperceptiblement

 

cosmos

 

Imperceptiblement

   Les passants ont des airs de départ

   D'un geste de la main tu captures le ciel
   alors que flotte sur une matière meuble
   la danse des flammes
   tu inventes des ailes

   S'offre un monde ouvert aux flots
   et je l'aspire en douceur, en douceur

  
Je ne bouge pas
   quand une armure nous enveloppe
   estampée de couleurs

   Quel est son nom ?
   c'est tellement beau ici
   le vent, la nuit
   aussi lumineux qu'un abat-jour

   Quelle est cette faim qui nous tenaille
   que la lumière défroisse
   jusqu'à la bouche natale

                                             Irrésistiblement

        

 .=....... 

                                 lutine - 23-12-2014

....................................................

 

31 octobre 2015

Comme un voilier

IMG_5432

 

 

 

Comme un voilier

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti !»

Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un prés de moi
dit : «il est parti !»
il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :

«Le voilà !» C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.

 



William Blake
(Londres, 28 novembre 1757–12 août 1827) est un peintre et un poète pré-romantique britannique.

7 septembre 2015

On ne se détache pas (1)

IMG_5393

C'est
vide
rempli de lumière
roue libre de mémoire
cela palpite
cette tendresse
de la mer
m'enrobe
de blanc

 

IMG_5458

Elle s'en ira comme le reste
page blanche du ciel
juste quelques bateaux
rejoignant le flou
la mer vit

 

DSCN8481

La journée est devant
on s'enlace
mot pour corps
nous rêvons plus large
encore
dans les premières vagues

 

DSCN8486

Durant des heures
on va
on doute
la mer n'a pas d'yeux
on surveille les marées
le beige du sable
au pied de la mer
nous sommes seuls

  

DSCN8501

 

Un grand verre de ciel
l'air descend
le coeur se tait
les yeux encore nos yeux
de plus en plus serrés
il y a peu à dire
seulement voir la lumière


DSCN8489

 

 

 

30 juin 2014

IMMAGINE et POESIA

  

En ligne et à télécharger pour apprécier poètes et artistes

Je suis heureuse que Huguette Bertrand, poétesse de talent, ait eu cette initiative. Je suis fière de faire partie de cette anthologie. J'espère qu'il y aura beaucoup de lecteurs, c'est déjà bien parti.

 

Immagine&Poesie

  

http://immaginepoesia.jimdo.com/e-book/

From a project by Huguette Bertrand, Québec  -   Canada

 

Poets (English)      

    Barkan Clarke , Mia (U.S.A.)

    Barkan, Stanley H. (U.S.A)

    Bar-Lev, Helen (Israël)

    Chiarelli, Lidia (Italy)

    Crabtree, Sally (U.K)

    Galetto, Federica (Italy)

    Kleefeld, Carolyn Mary (U.S.A.)

    Krivohizina, Nadezda (Latvia)

    Miranda, Alejandra (Argentina)

    Ó Cárthaigh, Tomás (Ireland)

    Pecigoš, Boris (Croatia)

    Ragone, Raffaele (Italy)

    Solomon, Marsha (U.S.A)

    Simon, Johnmichael (Israël)

    Thabit Jones, Peter (U.K.)

    Yuan, Changming (Canada)

     

Poètes (Français) 

    Benjelloun, Abdelmajid (Maroc)

    Bertrand, Huguette (Canada)

    Boughareb, Makhlouf (Algérie)

    Brogniet, Eric (Belgique)

    Cabot, Thierry (France)

    Codazza, Cristina (Italie)

    Delage, Bernadette (France)

    Doyon, Paule (Canada)

    Gavard-Perret, Jean-Paul (France)

    Girard, Dominique (Canada)

    Lavit, Claudine (Maroc)

    Okoumba, Dany (Gabon)

    Podnar, Élis (Canada)

    Rey, Luc-André (Suisse)

    Shriqui Garain, Astrid (France)

    Timol, Umar (Ile Maurice)

        

    ___________________________________________________

    Poètes et artistes provenant de....

    Poets and artists from....

          

    Algérie

    Angleterre

    Argentine

    Belgique

    Brésil

    Cameroun

    Canada

    Chine

    Corée du sud

    Croatie

    États-Unis

    France

    Gabon

    Ile Maurice

    Inde

    Irlande

    Israël

    Italie

    Lettonie

    Malte

    Maroc

    Suisse

 

10 mai 2014

Fin du bruit

  

1392040_10152406055046042_1153385149_n

  

 

Ils volent si bas enfermés
trou blanc dans le silence
dédoublés dans le chemin perdu
le soleil dort
la mémoire tourne
poupée de soie au sourire éternel
juste des ombres faites de plumes
sanctuaire métallique trop près du monde
tournent sur elles-mêmes
puis le soir revient coucher les survivants
fêlure fine sous l’aile de l’oiseau
tu voudrais mettre de la musique
on ne sait pourquoi
alors tu coupes les roses fanées
sur un banc du jardin

 

 

19 juin 2015

Chemin de mots

 

 

Dali%2061-72

  

Inutile d'aller
de vouloir regarder
ailleurs
nos yeux encore nos yeux
le corps reste
et puis se jette
en nous

ça donne une amplitude
un goût dans la bouche
un étranglement


Regardons-nous
alors que de suivre nos corps
du doigt
pour corrompre le sang


Dessine-moi ma langue avec ta main
la parole nous ancre
regarde-moi te dis-je
après une journée d'absence
bâtie de nos mémoires
en phrases inachevées


Puisque le temps danse
célébrons la part du feu
ouvrant le dialogue
cette énergie
qui tue la mort
étrangère
comme un ciseau

 

 

19-06-2015

 

 

 

23 mai 2015

Berceuse au coeur

  

toi

 

 

Tes bras autour de mon cou
cette chaleur prend au ventre
dans les poumons repasse
cela dure

Tes mains encore si petites
lianes et boucles d'or m'enserrent
tandis que mes yeux sont un lac
c'est ma mémoire qui revient
et m'envoûte

Hier j'étais la femme, la mère
visage aux mêmes traits de lait
le corps remplit du même jardin
berceuse au cœur

 

 

23-05-2015

 

 

4 février 2014

Un portrait

 

dali-persistance-memoire

Persistance de la mémoire

  

Le tic-tac du réveil
aux heures trop pressées
main errante tournée vers le sol
les jambes s'étirent
le corps se dresse silencieusement
dans un palais de velours
où tu te sens à l'abri
progressivement tu remontes du puits

Un hameçon s'accroche à ma bouche
joint d'or intemporel
avant que le monde vivant ne t'engloutisse
je m'incline et te vois
une moue à peine éveillée
tout un œil pour une journée
tu t'éloignes
telle la rivière quitte son lit

Mais où les yeux, les yeux,
ne vous inquiétez pas mes bras
la table est garnie
de chair et de mots
la délicatesse cachée sous le bol
le temps danse
j'embrasse la main, éternel éclair
ce n'est que la distance qui sépare



lutine - 03-02-2014

 

 

25 mars 2015

L'envie

 

 

MONTRE-LUNAIRE

 

L'hiver et le rire
cet éclat donne l'envie
à la saison si longue
telle la rançon
de la chair vivante
repliée
cette patience dans l'attente du bleu
l'allumette ne veut pas mourir


Oui rire jusqu'au fond du lit
les tempes à l'unisson
dans un même souhait
la lumière
abord du ciel
quand elle ouvre les jambes
forme des contours
se mêle à l'air


Les yeux se plissent
certains d'être vivants
on se prend un café

  

 

25-03-2015

  

 

9 juin 2013

Verticalité

tumblr_mgrt2iW29v1rpvzp5o1_1280

 

Puis vint cette autre fille
Aux lèvres closes
Sans arbres ni oiseaux
Emportée le long des trottoirs
Fil rouge sensible au soleil couchant

Sur la pointe de ses pieds
Les pas ne résonnaient pas
Elle apprenait le monde
Oublié, au bas de soie
Sur ses talons aiguilles
Elle marchait comme le chat
Silhouette de papier
A longues enjambées
Cambrure mise à nu

Ce soir, dans la lumière infinitésimale
Proche d'une main sortie de la foule
Ouverte en bouquet d'espérance
Audacieuse elle leva les yeux
Comme une succession de promesses



lutine - 09-06-2013

 

 

22 octobre 2013

Ecrire est presque trop

 

IMG_2497-001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

Rideau aux formes humaines
oui, plénitude - ne pas écrire
juste un peu mais pas trop
vite, vite, dans un espace temps, jour

Que fais-tu dans ton sommeil ?

J'apprends, tu apprends quoi ?
rien, j'apprends le réel
cette immobilité du corps juste après
un trèfle à chaque doigt
le quatrième pétale et son frémissement
pour qu'une rose vive

Et que fais-tu de tes jours ?

Je rêve la nuit
soigne la terre qui me vient
aussi précieuse que l'enfant m'affole
marqué par les plis du sommeil

C'est l'infini amour ce carnet
livré au tamis
entre murmures tu me presses

J'ai vu les fleurs de la création
honorer nos heures entières longilignes
puis faire leur nid

Ecrire est presque trop
les mots qui se détachent

 

lutine - 22-10-2013

 

17 janvier 2015

Une seule porte de sortie

 

jean-michel-basquiat-cultuurbericht20100409-basquiat-portrait-big

 

 

Quand la lumière baisse sous la paupière
Quand les cheveux poussent
Quand la mer crie
On balaye par terre pour effacer
Minuscules coups de ciseau
C’est ainsi que l’on remonte


Les bateaux de papier ne traversent pas les mers
Ni les avions pliés sur la table
Le jour s'en va pour un autre regard


Fragments météorites
Les mots ne font pas avancer
Ta tête dont on visite le fond
Des cheveux tout autour
Tout du long
Est la guerre

 

lutine

 

 

1 octobre 2013

Traîne pas dans le vent

Devillers

une peinture de Michel Devillers
http://devillers.viabloga.com/

 

C'est toi qui cours là-bas
pigeon voyageur à ma recherche
je me souviens des murs clos
remets-toi au piano...
les sonates t'attendent et mes chimères
j'ai dit que je reviendrai la nuit
sur le rocher lorsque la lune se posera

J'ai dit que je me poserai
dans l'ombre où j'ai posé ma voix
j'ai pénétré la mer
les couloirs sous-marins
les viscères de la terre
j'ai dit que rien ne finirait
ce jardin au bout de la rue
nous l'arroserons d'eau de pluie
lorsque les années se poseront dans nos corps

Paumes ouvertes
j'ai couru la nuit jusqu'au port
la lune derrière les arbres
les étoiles au fond des yeux
je descends les échelles
saute les vagues
le vent sous mes jupes
je me souviens de mes fesses assassines
des mâts tout au bord
reine mer tempétueuse
le cri arrimé à l'anneau

Je veux encore sentir la gloire
qui farfouille mon cœur
au pilori porter ma couronne
brinquebalant mes jambes au ponton
mon frère avant de venir à toi
arroser les fleurs et les jonquilles
ils te diront quel bateau prendre
quand la nuit tombera
en langue d'oiseau jusqu'à ta porte

lutine

  

5 décembre 2014

Tout près du ciel

10354733_884818371528515_7653835188161161736_n

 

Etre au monde
face à lui
le sommet du ciel
se célèbre

Etre là
un pacte entre les mains
qui creuse l'appétit
dans chaque alvéole 

Que la porte soit ouverte
ou fermée
être là du même côté
du sentiment 

Immergé
submergé
comme un écho
être là
sur une même pente

Le temps danse
découpe le ciel
une odeur de pomme
suspend son eau

Mais qui donc a rincé la lumière
l'œil tisonne
la maison scintille, tremble
nourrit le fruit

Encordés en proue
les bras, les jambes
d'une même virginité
jusqu'au bout des doigts
être là 

Enfle la racine
d'une autre mémoire

 

lutine - 05-12-2014

 

 

 

 

6 septembre 2013

Coquelicot d'été

couple---la-Picasso

 

 

Dès qu'il eut posé sa main
chemin mesurable sur l'aire de la table

elle s'empara des couleurs qu'elle aimait
des habits enfilés à la hâte
la peau soignée jusqu'au creux de l'aisselle
sous la nappe blanche il signait son combat
les semelles de l'homme confortable

l'envol au bout d'une journée de désordres
sur les graviers les pas s'estompent
comme feuilles jaunies amorcent septembre


Un aimant fiché dans
l'œil

le buste en avant effaçant l'obstacle
à la bouche natale

raisins et figues
tarte meringuée et coulis de framboise
de jour en jour il ne s'agit plus de manger
jusqu'à la nudité de l'assiette

mais de rejoindre la nuit
toujours plus proches


Cette chambre où ils se serrent
d'une nouvelle vie

 

 

 

lutine - 06-09-2013


 

4 juillet 2014

Au milieu du monde

 

 

00nmkwf3wr

Oeuvre de Béatrice Le Beller

 

 

Il me faudrait deux paires de bras
des mains plus que de raison
des doigts, tiges exceptionnelles où bat le sang 

Il fallait se souvenir du simple baiser
de l'amplitude dans un air pur
de sa langue prise en étau loin de la foule 

Il avait fait froid et vinrent des fleurs dans les arbres
la terre sans ravin, sans pluie, sans vent
juste la vie qui englobe et transforme 

Donnez-moi des doigts encore, ils sont si nombreux
des frottements, des cris, des rires, des larmes
à vouloir me tenir dans leurs bras 

Dansent mes amours
ma tête me tourne touchant la soie
enfouie dans vos trésors 

L'odeur ne se partage pas
à la manière de mes doigts qui ébouriffent vos cheveux
sentez-vous le pouls battre laissant filer la musique ?

 

lutine - 04-07-2014

   

 

 

13 août 2013

l'étreindre encore

 

 

5793_122328447954196_189562656_n
Oeuvre de Isabelle Zimmermann

 

Les jours entre tes deux mains
tourne le monde
ainsi qu'une voix claire
sans personne autour

je continue à vieillir, peu m'importent
les plantes qui grimpent le long du toit
dans la blancheur qui m'enveloppe

la mer efface où se crée l'espérance
douce bouche avec ses cris

j'y enfouis nos visages dans notre cou
nos cheveux fauves

et nos sexes inondés de lumière


S
imples désirs et le vent tournoie

sois tranquille, tu brûles
au bout de chaque nuit
nos lèvres sont des pylônes
la fusion était là
silencieuse et profonde
puis la mer à nouveau calme
l'oeil habité qu'elle replie

regarde l'eau comme elle file !
tout est là pareil à l'éphémère
tandis que draine ton parfum
l'étreindre encore

 

lutine - 13-08-2013



 

19 juillet 2013

Passe l'air entre les lèvres

 

moon070104

 

 

En ce jardin la voix ne tarit pas
j'ai vu le granit épouser le ciel

la pierre cette table de fortune
vivre dans tes yeux

les sièges recouverts de mousse d'une autre saison
embrasser la terre et mes genoux plier


Je n'ai rien inventé de l'étincelle
tout le long de la colonne vertébrale
que l'amour emprisonne
fenêtres brûlantes aux volets ouverts
au fond du jardin tintements d'heures
ce n'est pas un sanctuaire cette maison
sous l'ardoise du toit il serre le nœud
de nos quatre mains à peine visibles
celles que les jours désespèrent
sans révolte et s'évaporent


Tous ces petits personnages s'emballent dans la tête
tel un bulldozer traverse le fil rouge
oubliant la peur

en même temps les bras mesurent la hauteur des murs
la distance parcourue au silence discret
on veut grandir les lieux
passe l'air entre les lèvres
puis une langue fluide si douce et si réelle
porte l'avenir
 

 

 

  

lutine - 19-07-2013

 

 

15 juillet 2013

Jusqu'en septembre

 

15271_564613360237991_585180773_n

 

 

"Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge."

 

Christian Bobin

 

  

 

22 juin 2013

Il bat, mon cœur

563673_564429960256331_48449781_n

 

 

Lorsque tu t’absentes
cette envie de boire à la fontaine
nos trois roses fraîchement nées

un mot, deux mots, dont l'envie
battions-nous déjà la vie ?

aux jupes de marbre

 

l'eau des rivières
je parle de la clef charriée
retirée du collet

or mobile qui palpite
j'aimerais l'épouser

 

toujours au fond de la mémoire
se tend la paume
se mêle et s'unit

 

cueillir la fleur
dès que tremble la tige

 

il n'y a que le ciseau
sépare les ronces sauvages
l'anneau d'une vie que l'on opère

 

il bat, mon cœur

d'une autre peau

 

 

lutine - 22-06-2013

 

 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>