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Un nouveau regard, les mots qui se détachent

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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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18 novembre 2008

L'abîme

DSCN1139

.

Il en tomba combien dans cet abîme
Et je disparaîtrai un jour dans le silence
De ce monde, c’est certain

Il en tomba combien dans cet abîme
Le vert de mes yeux, l’éclat de mes cheveux
S’éteindront au fil du temps

Il en tomba combien dans cet abîme
Dans ma chute se figeront les souvenirs
De ma vie resteront les images

De ce monde, c’est certain
La vie renaîtra
Et tout sera comme si je n’avais pas existé

Dans ce monde, c’est certain
J’aimerais laisser mon empreinte
Le vert de mes yeux, le son de ma voix

Vous qui m’aimez
Ecoutez-moi !
Il faut m’aimer encore du fait que je mourrai

Entendez mes cris du silence !
L’écho de ma chute où l’abîme m’entraîne


lutine

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16 novembre 2008

Couleur Sépia

Nuit_Blanche_canalblog

.

Au grand jour - Vivre sans le fil
derrière l’arbre il y a l’arbalète
et la bouche lance ses flèches



Le réverbère tend l’ombre de la pointe - empoisonnée
la voix monte                                                
silence
tout s’entend - du voyage intérieur
dans le souffle de l’air - emporté



Il y a une frontière entre pointe et peau
un verre  fragile  à hauteur - de main
et les pas qui s’énervent
un écran géant - à viser



Les photos sur la table - cramoisies
d’un autre temps - sépia
repoussées dans les ténèbres
d'un premier jet



On voudrait fuir le colosse
Dehors – Dedans
Les flèches crachent leur poison

.

lutin - 16-11-2008

16 novembre 2008

Sécrétions glandulaires

ykqiiol0

.

Doucement petite sœur
d’un orage devant la glace
un autre monde déboulonné à tes pieds

Une tumeur au sein
un carré blanc - carmin sous la peau
l’araignée grimpe
un trait - toile filante à couper

L’intérieur  est  cimetière
fil d’eau - d’un autre univers
il nourrira la terre de tes yeux

Tout doux la voix  - le feu sous la peau
jusqu’aux yeux il t’a ensevelie
je ne veux pas tes vertiges
dans les virages de ta langue

Mon amie je t’avais oubliée
toi – la terre de mon vivant
quand je te lis – jambes ouvertes
les yeux ailleurs au balcon

On entend la pluie de tes larmes
la douleur du sein ôté
c’est un vide physique
la plage sans vague

lutin - 16-11-2008

13 novembre 2008

Lâcheté

trame3

La toile lâche
lâcheté du silence
rien n'est pire que le silence
lâche

Le silence est lâcheté
la lâcheté est dans la peau
dans la trame
de soi
pour l'autre

Et la trame lâche

par courage de l’autre atteint

à coups de couteau

en croix

dans la trame tissulaire

.

lutine - 13-11-2008

11 novembre 2008

la trame

la_trame

La trame chez Leclerc

très bonne qualité

elle est à peine sèche

la peinture au bout de mon couteau

Au rayon poissons

on pourrait dire il est frais mon poisson

Quant à la modération

je laisse faire la marée

Putain j'ai toujours eu horreur du langage

des poissonnières

attendant l'arrivage des filets

Quoique presque cinq ans d'âge - nous

de copulation

il faut regarder maintenant l'oeil

du filet de julienne

quoique pour les n j'ai un doute

julienne

juliette

du filet de cabill O

je retournerai au rayon boulangerie

nos becots sucrés enracinés sur le sol me diront

poison collé

lutine

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9 novembre 2008

Brisures

GV_TOURM_l

http://www.auclairdelart.com/GLV/GV-TOURM-l.JPG

.

Le poison s’infiltre sous la peau
Liquide entre les nerfs - durci
Ce n’est pas froid
C’est lourd comme la pierre
Là où la cheville se casse
Eclats de verre - Sans cri


Mille brisures de la chair - quand l’eau monte
A l’intérieur s’imbibe la vie
Nos mains  entrelacées - cristallisées


Eau - Vie
C’est la lame qui remplit les poumons - s'enfonce
Les bras s’agrippent - en l'air
Des pages blanches en testament
Le pied dans l’étrier - éclaboussé
C’est le vide


Au cerveau la musique - grimpe
l’organe vital – en courbe
Le lierre resserre son étreinte
Les mots s’échappent - inaudibles
Les yeux s’absentent - solidifiés



lutin - 09-11-2008

6 novembre 2008

Ma demeure

dali_labyrinth

.

Vos doutes me désarment et me voilà sèche et tremblante, feuille sans sève à terre prenant la couleur de l’automne, le ton de la voix. Les veines enflammées je deviens rouge comme le serpent fouillant le sol de ma Dordogne. J’entends crier, oh liberté ! Le feu aux joues mes pas dans la boue emboitant les vôtres, mon pygmalion je volerai, je creuserai la pierre, je nagerai dans l’antarctique, je briserai vos chaînes et serai le socle, le roc branlant. Au travers du granit il y aura l’eau ruisselante de nos larmes unies dans le miroir, mon amour vous ne pourrez pas les voir elles ne coulent que dans la tombe de ma nuit. Elles surgiront en geyser à mon enterrement gravant en épitaphe mon infortune.

Nous sommes des insectes chaussés de cuir fourmillant de nos pattes velues dans le modernisme de la communication, aussi frileux que le prématuré dans sa couveuse. Comme des chouettes nous regardons dans le noir pour ne pas être vus. Sous la croix je réclamerai les maxillaires au poing la lumière blanche transperçant le cercueil, en pleine lumière à travers vous je veux passer la porte de l’autre monde. Vous apprendrez qui je suis sans fard au creux de votre ventre secoué.

Vous m’amusez mes amours dans vos corsets guindés coupant ma liberté d’expression mais je vous aime et je m’entrelace dans vos lacets, le cou coincé dans l’œillet, mes amours, mon sang pur et impur, je me baigne en vous, cherchant quelquefois à me jeter par la fenêtre. Comme un aimant je me rattache à vous me retrouvant sur la piste aux étoiles un foulard autour du cou, le trapèze entre les mains, et je serre très fort pour ne pas tomber, j’ai horreur du suicide et de sa lâcheté.

Sous un train dans ma tête, le mouchoir à la main entre les rails, j’entends vos histoires, vous criez liberté ! en marchant dans les passages cloutés attendant le feu vert du piéton, mon secret est de traverser en diagonale au rythme de l’escargot lors d’une formule un.

Je me ronge, je ne vous entends pas rire, je n’ai plus d’ongles. A tendre les mains vers vous le vent les a emportés dans son érosion insidieuse. Mes doigts s’effilochent comme un vieux tissu traversant les saisons, ma peau s’affine du sel de mes yeux infiltrant les pores, il n’y a plus de sueur, je n’ai plus peur.

J’ai prié en hâte ce matin fenêtres ouvertes celui qui a tous les pouvoirs, faisant la pluie et le beau temps je lui demande de passer l’aspirateur sur cette terre, il a semé et doit entretenir son jardin sans oublier d’ôter les mauvaises herbes, et les masques de ces sujets, moi il ne me verra pas je suis transparente, le portail s’est refermé, dans mon cœur mon amour, mes amours.

Il pleuvait ce matin entre deux rayons de soleil acidulé, c’était la lumière s’infiltrant sous le bois dans l’interstice du chêne, ma demeure.






lutin - 06-10-2008

3 novembre 2008

Palabre

DSCN2943

Acrylique sur toile 38 x 55

lutin - 03-10-2008

30 octobre 2008

Aimer ce que nous sommes


Découvrez Christophe!
30 octobre 2008

Rien que le sel

Gelbe_Spirale

http://leoplaw.com/

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Oiseau sur le parvis j’ai nourri ta main - de mon sel
en son creux - les grains sur mes ailes
de l’intérieur j’ai arrêté le sens - dans une cage
spirale d’or autour du cou -  je me pends
grande strie sanguinolente

A  ton cou je suis l’anneau
La patte cerclée de l’oiseau - migrateur
quand le vent un peu plus me porte
vers l’épuisement
à l’intérieur - notre démesure

J’ai soufflé les bourrasques
quand la peau se tord – eau contre vent
ce sont les balbutiements de la renaissance
Notre premier geste maladroit
autour de nous - rien que le sel

De nous

lutin - 30-10-2008

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