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Un nouveau regard, les mots qui se détachent

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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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16 août 2009

Jardin d'eau

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Volets clos

De bas en haut nos regards suivent les fenêtres

A quoi penses-tu ta main dans la mienne

Il y a un jardin d’eau au milieu de la ville

Au milieu du jardin flottent des bateaux

Je voudrais grimper le long des façades

M’élever comme la mouette criant en haut du mât

J’entends ta voix prisonnière du vent aller jusqu’à moi

Le ciel est devenu miroir

On suit la ligne d’eau

Le vent épousant nos formes

On écrira nos noms sur les portes des maisons

On fera des livres effacés par la mer

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lutin - 15-08-2009

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15 août 2009

Etoile de mer

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Animal échoué
ne pouvant rejoindre ses congénères
couché sur la roche
il avait soif
et vous le regardiez
foulant le sable d’un pas nonchalant
sous vos pas craque la vie sans importance

Il espérait des mains

attendait un radeau
voulant prendre la mer
quand la vague se retire
il espérait un geste humain
vous l'avez laissé là
où l’eau ne monte pas

Il a perdu l'odeur des embruns
la mer était sa maison
d'où on l’a chassé
entre les flaques il n’a pu nager
c’était un animal blessé
dans un monde rêvant de sirènes

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lutin - 15-08-2009

Des photos à regarder : http://theblackandwhiter.over-blog.com/

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14 août 2009

Essai

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B - 14-08-2009

7 août 2009

Distance

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Je marcherai sur l'eau jusqu'à la libération
Juste le vent derrière moi chassant les orages
Me protégeant du noir
La lumière en éventail
La proue du bateau en forme d'aile
Un feu d'artifice en victoire
Le but atteint


Comment être
Espérer encore
Mêler à la mer le désespoir
Dans la nuit sans étoile
Sans toit
Comment nager loin
Sans toi
Ne trouvant que des mots
Entre les doigts serrés


Hissons la grand voile
Allons voir si la terre est ronde
Emmène-moi comme Christophe Colomb
Au sein de ton équipage je me confondrai
Si la terre n'est que disque alors je plongerai
Je rapporterai les profondeurs
Je raconterai la distance entre jour et nuit

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lutin - 07-08-2009

6 août 2009

Calcul mental

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de Jean Crotti - la mariée dévissée -  Musée d'art moderne

Quel est le moyen pour s’en sortir, il y a deux manières de dégager une forme par soustraction et par addition, je n’aime pas les mathématiques, comment retrancher ce qui ne vas pas dans la tête, jusqu’à l’échafaud pilant les moins du pied. Je suis architecte et j’échafaude dans l’espace les volumes, du vide je fais un plein de ce matériau impalpable en faisant un langage de tous les jours, ôtant la saleté et la bassesse, rendant possible tous les modelages, les constructions.

Quelques instants s’écoulent dans le silence puis reviennent résonner contre la fenêtre, derrière la porte, les signes des opérations. Tu as respiré dix fois dans la minute écoulée il y a quelques jours, il y a deux jours et quelques heures. Je ne divise plus en heures, en minutes et en secondes, je sais qu’il reste des tours à l’envers à défalquer aux années empilées. Au vingtième tour et quelques mètres  où en serais-je du temps passé. Le temps que je calcule les heures tournent, les minutes chronométrées s’emballent et la mer monte alors que le soleil plonge dans l’eau. Le sablier entre les doigts écartés je compte la poussière, les graviers et la peau arrachée. J’additionne les vagues toutes les cinq secondes, la distance parcourue, les bulles d’air écrasées au sol, les intervalles entre flux et reflux, ils sont courts comme un électro épuisé.

Le bracelet-montre étanche maintient l’os du poignet, je peux te dire que 36 minutes se sont écoulées de l’absence à la présence, l’absence est la soustraction, le signe de croix l’addition autour du cou, la main si présente au croisement du signe. S’accroupir c’est se soustraire, de quoi, du regard, où est-ce la déconstruction. D’un geste rapide et habile, elle enlève le compte-tours du bras, arrache le cathéter, retire la seringue, il n’y a plus de temps derrière la porte, dans le couloir. Combien de souffles du rez de chaussée à l’étage, le tensiomètre sur la table est mort, plus de séquences dans les yeux esquintés, son regard s’égare.

Elle fait la moyenne des plus et des moins, à l’oblique lève l’appareil photos des sourires volés, la vingtième image est un homme sur son vélo égratignant le sol à coups de freins, traversant l’air à coups de jambes, il est vingt heures et les roues s’allongent, le métal devient immense et lui est équipé d’un corps de géant, là ce n’est pas du calcul mental c’est la déformation alors que treize canards se confondent dans l’eau.

A quelle température avons-nous fusionné, je crois qu’il faisait 20° en 2004 sur la pelouse haute de quatre centimètres à trois mètres de l'eau profonde de 1,50 m, le soleil à la vertical, il était midi et quelques secondes, nous étions cinq à compter nos prouesses, trois corps se sont soustraits, cinq moins trois égal 2, quatre jambes côte à côte, deux paires de mains. Elle replie le paréo où se décomposent les doigts, l'encre d'un livre à 200 pages écrit à quatre mains, le remet à sa place, dans l’angle de la chambre, elle vérifie le thermomètre, 33° le corps dans le vide, peut-être 37° si elle s’étale par terre la fièvre au ventre.

Elle recule d’un pas à la recherche de l’ombre, la lumière avance de deux pas, elle retire le drap, continue sa marche arrière de quelques mètres et centimètres jusqu’à la pelouse rase, un arbre à angle droit, inlassablement les rayons du soleil la couvrent, deviennent diamètre et cercle qui l’enferme. 39° la peau s’enflamme, deux comprimés pour la tête, pour le sang qui pulse, encore deux comprimés, quatre pastilles d’un même médicament, elle regarde lentement autour d’elle. A 180° c’est une tête qui dévisse, c’est une soustraction du corps, c’est revenir à la case départ :

Je n’aime pas les mathématiques, comment retrancher ce qui ne vas pas dans la tête, jusqu’à l’échafaud pilant les moins du pied.



lutine - 06-08-2009




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1 août 2009

Alliance

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Une main tendue
Pierre précieuse
On l’aime comme elle est
La chair
Musique envahissante
J'ai peur
Du ciseau
Du chant qui monte
On peut perdre la tête
Quand file entre les doigts le silence
Un bras se balance
A la craie il a raconté
Appuyé sur les coudes
Martelant les mots
Que meurent les jours
Et le corps flottant dans l’espace
J’ai peur de la frontière
De la guerre érigeant les murs
S’ouvrent des yeux de sang
Les réverbères s’éteignent
Reste un toboggan où le corps s’enfile
Dans les murs du sommeil
J’ai attendu le geste de l’anneau qui glisse
Que la pluie n’efface pas le blanc de mes mots
Que la pierre absorbe tous les secrets
Laissant sur la table les cris déversés
A l’état brut


lutin - 31-07-2009

31 juillet 2009

Suzanne Valadon et Utrillo peintres mère et fils

12 juillet 2009

Un dessin vaut mieux qu'un long discours, j'en

conchitaesmeralda

Un dessin vaut mieux qu'un long discours, j'en ferai un texte un jour, un jour....

2 juillet 2009

Nous

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lutin - 02-07-2009

Acrylique sur toile 60 x 60

Après l’amour c’est dans un bassin
d’eau, bordée de carreaux blancs
que le chant des corps monte en surface
le plafond en miroir explosant du cri
dauphin dans un aquarium je me cambre
tête hors de l’eau pour l’embrasser
le dresseur de poissons

Reins immergés
à fleur de vague je veille
entre ciel et eau
tu es au-dessus de moi tête baissée
mon œil en haut à la recherche de ton air
chuchotements de nos chants
je devine tes contours
reconnais le pied cambré dans la margelle
dans un trop plein de salissures
ta peau est là habillée d’un rayon de soleil
nettoyée du chlore
brillante comme une plante aquatique
en vie

Ni sable, ni algue
dans mon monde aseptisé
à ciel ouvert
entre eau et terre
je ne suis qu’onde chaloupant vers tes yeux
dans un verre d’eau était mon rêve
entre mort et vie
vie et mort
je ne sais, en plongeant j’ai oublié le sens

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lutin/lutine/B  (j'ai oublié le sens)

29 juin 2009

Le chat

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Nous ne sommes que les passagers laissant nos pluies d’orage
C’est la nuit à l’infini dans la continuité des yeux
Il y a une rivière au bord des paupières
Des bouts de chiffons tissés d’histoires

Il n’y a pas de mur
L’œil médite l’éveil
Il n’y a pas de porte
Le regard tout entier scrute et fait le vide
C’est dans l’espace noir qu’il puise sa source inébranlable

Les gestes sont prudes
L’imaginaire inquiet caresse 
Palpitations fragiles à l’intime
Le vent court en frissons
Le regard est possédé
Le feu embrase l’esprit

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lutin - 29-06-2009

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