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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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21 janvier 2010

Le visage se lit comme une nouvelle, le dos comme un poème chiffré

 

 

G

oeuvre de Francis Bacon

.

L'homme de dos repose du regard. Aux yeux qui scrutent, aux visages qui appellent, aux prunelles qui interrogent, dans la lumière des musées ou dans l'obscurité des théâtres, succède le silence énigmatique du dos.

Aux regards se substitue une autre force d'attraction et, en dépit de l'isolement de l'acteur et du spectateur, le commerce de l'art subsiste. Seules les conditions de l'échange sont modifiées.

Le visage se lit comme une nouvelle, le dos comme un poème chiffré.

L'homme de dos se repose de la vie. Homme du crépuscule, pas encore de la nuit.

 

Georges Banu

.

Tous les hommes sont de dos. Quel Orphée parmi eux se retournera sans te détruire, quel Orphée dont le visage te rendra la vie ?

Camille Laurens

.

by0173fig2

oeuvre de Magritte - La reproduction interdite

.

 

Dédoublement

.

Poser c’est aussi écrire

Sur le trottoir au goût macadam
un geste à la craie
comme peindre

Le réverbère à hauteur du balcon
fatigué de trop de nuits

Un bras balancier
il n’y a plus d’heure

Sur le piano les doigts longs
 absents
par intermittence

En toile de fond
l’harmonie des couleurs étalées
comme l'eau sous le phare

Un équilibre inachevé
en point de fuite
quelques traits blancs
et le vide

Il pleut sur la peau
à laver la bouche
 le coeur qui se serre

Sans cesser de regarder l’ombre 
à travers un mur de verre
j’étais là à l’intérieur de toi

Ton visage muet et ruisselant
dans un tableau m’appelait à l’aide
sans pouvoir le toucher

.

 

lutin

.

 

 

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Commentaires
L
Bonne année à toi aussi. Merci.
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L
Cela s'appelle lire à l'intérieur de soi. Merci Anonyme
Répondre
L
Merci Ut pour les tatouages
Répondre
L
En suspension vers le vide<br /> En suspension vers soi-même<br /> Je ne vois subitement que ce que je ne vois pas<br /> Magnifique poème !<br /> J'aime beaucoup les trois dernières strophes !
Répondre
U
Si j'étais un homme, je prendrais chaque phrase et j'en ferais un poème sur la peau de celle que j'aime.... mes yeux serrés dans les siens.<br /> <br /> Très beau, très dense, Lutin!
Répondre
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