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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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13 novembre 2008

Lâcheté

trame3

La toile lâche
lâcheté du silence
rien n'est pire que le silence
lâche

Le silence est lâcheté
la lâcheté est dans la peau
dans la trame
de soi
pour l'autre

Et la trame lâche

par courage de l’autre atteint

à coups de couteau

en croix

dans la trame tissulaire

.

lutine - 13-11-2008

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11 novembre 2008

la trame

la_trame

La trame chez Leclerc

très bonne qualité

elle est à peine sèche

la peinture au bout de mon couteau

Au rayon poissons

on pourrait dire il est frais mon poisson

Quant à la modération

je laisse faire la marée

Putain j'ai toujours eu horreur du langage

des poissonnières

attendant l'arrivage des filets

Quoique presque cinq ans d'âge - nous

de copulation

il faut regarder maintenant l'oeil

du filet de julienne

quoique pour les n j'ai un doute

julienne

juliette

du filet de cabill O

je retournerai au rayon boulangerie

nos becots sucrés enracinés sur le sol me diront

poison collé

lutine

9 novembre 2008

Brisures

GV_TOURM_l

http://www.auclairdelart.com/GLV/GV-TOURM-l.JPG

.

Le poison s’infiltre sous la peau
Liquide entre les nerfs - durci
Ce n’est pas froid
C’est lourd comme la pierre
Là où la cheville se casse
Eclats de verre - Sans cri


Mille brisures de la chair - quand l’eau monte
A l’intérieur s’imbibe la vie
Nos mains  entrelacées - cristallisées


Eau - Vie
C’est la lame qui remplit les poumons - s'enfonce
Les bras s’agrippent - en l'air
Des pages blanches en testament
Le pied dans l’étrier - éclaboussé
C’est le vide


Au cerveau la musique - grimpe
l’organe vital – en courbe
Le lierre resserre son étreinte
Les mots s’échappent - inaudibles
Les yeux s’absentent - solidifiés



lutin - 09-11-2008

6 novembre 2008

Ma demeure

dali_labyrinth

.

Vos doutes me désarment et me voilà sèche et tremblante, feuille sans sève à terre prenant la couleur de l’automne, le ton de la voix. Les veines enflammées je deviens rouge comme le serpent fouillant le sol de ma Dordogne. J’entends crier, oh liberté ! Le feu aux joues mes pas dans la boue emboitant les vôtres, mon pygmalion je volerai, je creuserai la pierre, je nagerai dans l’antarctique, je briserai vos chaînes et serai le socle, le roc branlant. Au travers du granit il y aura l’eau ruisselante de nos larmes unies dans le miroir, mon amour vous ne pourrez pas les voir elles ne coulent que dans la tombe de ma nuit. Elles surgiront en geyser à mon enterrement gravant en épitaphe mon infortune.

Nous sommes des insectes chaussés de cuir fourmillant de nos pattes velues dans le modernisme de la communication, aussi frileux que le prématuré dans sa couveuse. Comme des chouettes nous regardons dans le noir pour ne pas être vus. Sous la croix je réclamerai les maxillaires au poing la lumière blanche transperçant le cercueil, en pleine lumière à travers vous je veux passer la porte de l’autre monde. Vous apprendrez qui je suis sans fard au creux de votre ventre secoué.

Vous m’amusez mes amours dans vos corsets guindés coupant ma liberté d’expression mais je vous aime et je m’entrelace dans vos lacets, le cou coincé dans l’œillet, mes amours, mon sang pur et impur, je me baigne en vous, cherchant quelquefois à me jeter par la fenêtre. Comme un aimant je me rattache à vous me retrouvant sur la piste aux étoiles un foulard autour du cou, le trapèze entre les mains, et je serre très fort pour ne pas tomber, j’ai horreur du suicide et de sa lâcheté.

Sous un train dans ma tête, le mouchoir à la main entre les rails, j’entends vos histoires, vous criez liberté ! en marchant dans les passages cloutés attendant le feu vert du piéton, mon secret est de traverser en diagonale au rythme de l’escargot lors d’une formule un.

Je me ronge, je ne vous entends pas rire, je n’ai plus d’ongles. A tendre les mains vers vous le vent les a emportés dans son érosion insidieuse. Mes doigts s’effilochent comme un vieux tissu traversant les saisons, ma peau s’affine du sel de mes yeux infiltrant les pores, il n’y a plus de sueur, je n’ai plus peur.

J’ai prié en hâte ce matin fenêtres ouvertes celui qui a tous les pouvoirs, faisant la pluie et le beau temps je lui demande de passer l’aspirateur sur cette terre, il a semé et doit entretenir son jardin sans oublier d’ôter les mauvaises herbes, et les masques de ces sujets, moi il ne me verra pas je suis transparente, le portail s’est refermé, dans mon cœur mon amour, mes amours.

Il pleuvait ce matin entre deux rayons de soleil acidulé, c’était la lumière s’infiltrant sous le bois dans l’interstice du chêne, ma demeure.






lutin - 06-10-2008

3 novembre 2008

Palabre

DSCN2943

Acrylique sur toile 38 x 55

lutin - 03-10-2008

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