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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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10 octobre 2008

A votre bon coeur

010_t

A votre bon coeur
quelques mains sur mon ventre
une parcelle de vous en moi
je suis ailleurs
ailes déployées
yeux ronds
bouche ronde
tout tourne carré chez vous
et je peux pour vous


A votre bon coeur
quelques larmes de vous
sur mon ventre un sel de vous
dans la spirale de l'aimant
je n'ai pas de voix
j'entends la vôtre
mais aidez-moi
sans vous je tourne carré
et ne peux rien pour vous

Une réflexion sur une sentinelle face au monde

http://devillers.viabloga.com/news/sans-titre-201#comment_1

lutin - 10-10-2008

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8 octobre 2008

Petite chose

P1000868

Petite chose
entre eau et ciel
tu tends ton mât
poids plume
voulant percer le soleil
tu n'es qu'un nain
n'arrivant pas au sommet des vagues
sans force
aucun reflet dans le miroir
coque grise tu n'es que l'ombre éteinte
entre est et ouest
un confetti dans l'univers
attend la nuit
le phare te guidera
sur terre
enterre toi
tu n'es que poussière
dans le ventre de la mer
grise est la terre

lutin - 08-10-2008

8 octobre 2008

la poule et l'oeuf

main_photo

.

Oui épluche la peau
de ta main fausse
tu es le fruit ratatiné
au cou

chair molle

entre les jambes
tout pend à la verticale
les mots éjectés
à l'horizontal postillonnés

laminent le passé
de ces relents jetés
d'une bouche hirsute

le beau devient laid
souris, il le faut
ôte-toi de la folie

amnésie je suis là
chimères l'amour
fantaisies les mots
ils ne sont là que pour le centre

entre les cuisses
de l'animal assoiffé

le sexe greffé au cerveau

cherchant un trou

Putain on veut tant y croire

que l'on gobe l'œuf cru

derrière le geste il y a l’ordure

d’une gifle on la découvre

elle s’étonne de l’écho

trois coups pour un coup

lave les draps

frotte le grain de ta peau

l’intérieur du cerveau

oui voilà trois coups pour un coup

au sens propre

au figuré aussi

et la haine en prime

compagne du geste

croix de bois

croix de fer

si je mens je vais en enfer

pas grave

tu n'aimes pas l'automne

annonçant l'hiver

tu ne vis pas le printemps

et ne vois pas l'été

aveugle la main

tête coupée du monde

tu n'es qu'un ventre

dans mes yeux décousus

vient danser la mort

;

;

lutin - 05-10-2008

7 octobre 2008

DSCN2860

3 octobre 2008

Je lui dirai

Mains

Avec un enfant on n’a plus la liberté de mourir

Rire de tout

Danser d’un rien

Vivre au plus près

On voyage sans jamais arriver avec un enfant

La main comme un nid

Et toi tu es le ciment -  l’argile aussi

Des mains d'homme lissant la peau

Voyagent à la commissure de mes lèvres

Longs virages dont tu as su arrêter la chute

Tu t’imprimes dans le corps comme la semelle sur le macadam

Prends la parole dans ma bouche

Perds la mémoire de l’enfance

Chemin de ronces enfoui

Nerf torsadé des nuits

Grandis-toi - tu es l’aplomb du fil

Le roc sur le chemin retenant le torrent

L’oxygène des poumons -  étiolés

Si tu dévales la pente

.

.

lutin - 02-10-2008

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2 octobre 2008

Deuxième étude

DSCN2743

Les mains noircies se souviennent

s'offrent au vide

il faut couper les extrémités

la tête se souvient

alors détachez la du corps

ssur un plateau d'argent offrez la aux rapaces

le ventre se tord sur son sarcophage

ouvrez la peau que le mal suinte

que le corps devienne parchemin

à piétiner

.

lutin

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