10 septembre 2005

Danger

tempete
Danger
Tu vogues
Dans un enfer d’acier
Souvent côtoyé

Paquebot à la dérive
Tous les feux  clignotent
Ne joue pas avec la mer
Un dieu veille les bateaux en perdition

Marin
Ecoute ta boussole
fuis la déraison
Tant qu’un brin de raison persiste

Violence
Les nœuds sont en toi
Coulissent
N'atteins pas le fond
Rejoins la terre

Epave
Dans un calvaire éprouvé
Chemin de croix
Méandres retrouvés
Affronte la terre

Navire ancré au port
Feux éteints
laisse toi bercer
Laisse couler les flots
Un dieu veille les marins perdus

Tempérament de feu
Marin écoute ta boussole
Tu dois fuir le chant des sirènes
Ne pas atteindre le fond
Seule la nuit t’attend

Marin
Ecoute le dieu de la mer
Un équipement de survie
A enfiler
Et renaître

Lutin – 04/07/2005
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Bulles

bulle
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Bulle dans son ventre
Tu m’as protégée
A l’heure de ma naissance

A la rencontre de l’aimé
Bulle d’amour
L’oiseau s’est envolé

Bulles de savon
Je me pare de mille beautés
L’effervescence des sens

Bulles de champagne
A la lumière des chandelles
Les yeux pétillent

Bulles d’air
Deux corps amoureux
Deux cœurs essoufflés

Au calme clair de lune
Explosion de bulles
Ma flamme s’anime

Au déchaînement de nos nuits
Corps en fusion
Enlacement de bulles

Contre l’oreille
Bulles de mots tendres
Crépitent en leur creux

Notes musicales
Bulles, do, mi, sol, la
Rythment notre passion

Au clair du matin
Bulles de savon
Effacent notre union

Et la continuité de la vie
Dans mon ventre
Une bulle

Collier de bulles
Ainsi va le monde
Une naît, l’autre meurt

Eclatement d’une bulle
Des ronds dans l’eau
La fin du voyage

Eclosion d’une bulle
Une vie prend son envol
Un rossignol clame sa naissance

foetus1

Lutin – 05/05/2005

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09 septembre 2005

Alliance

Alliance

Ta jeunesse fut miel
A la rencontre de ton bien aimé
Ta peau fut douce
Sous le joug du seul amour de ta vie
Ton corps s’est embrasé
A une époque où les gens bien nés n’avaient que mari

Ta vie fut sans surprise dans ses habitudes
Lassitude du temps
Ta peau fut soumise
Sous l’emprise du seul homme de ta vie
Ton corps fut docile
A une époque où les gens bien nés se pliaient

Ton déclin fut rancœur
Quand vos corps se sont échappés
Vos sentiments éteints
Un trop plein de monotonie
Une vie sans surprise
Rien que la grisaille d’un ciel sans étoile

Ton crépuscule fut larmes
Quand son corps s’est dérobé
Tourné vers d’autres cieux
Tes sentiments décuplèrent
Quand son corps s’est embrasé
A une époque où les gens bien nés pleurent à tout jamais

Ta nuit est souffrance
Maintenant que ton corps fuit
Accrochée à la vie tu résistes alors que tu voulais en finir
Depuis mon enfance je m’en souviens
La peur au ventre tu luttes
A une époque où les gens bien nés acceptent les flammes

Main tendue le cœur de sa jeunesse te montre le chemin
Sans crainte mêlez vos cendres
Comme vous avez su mêler vos corps
Embrasez-vous
Ne commettant pas les mêmes erreurs
A une époque où les gens bien nés ne brisent pas l’alliance

Lutin – 13/05/2005
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07 septembre 2005

Amour ou Possession

Amour ou possession

Cent ans déjà

Tant d’hommes

Tant de solitude

Jamais la paix du corps

Jamais une nuit sans regrets

J’ai cent ans mon amour

La peau tu la prends ailleurs

La bouche tu la mords ailleurs

Le fruit tu le manges ailleurs

Cent ans mon amour

Une peau délaissée

Une bouche desséchée

Des vérités entendues

Un fruit défendu

Attendre cent ans

Pour une main d’enfant sur ma peau

Entendre ta jalousie

Déversée une nuit durant

Et ta main dans le fruit ailleurs

La mort mon amour

Sous d’autres cieux partir

Fin de nos jalousies

De nos possessions

Pieds et poings déliés

Une mort sans toi mon amour

Une vie à toi

Une fleur à saisir ailleurs

Lutin 06/09/2005

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06 septembre 2005

Attente inhumaine

Attente inhumaine


Des pas montent l’escalier
Les voix continuent de monter
Cœur palpitant, les pas s’arrêtent sur le palier
Cœur à l’arrêt, les voix continuent leur chemin
Etre l’épuisement d’une attente inhumaine
Le regard tourné vers le ciel
Face à cette lune qui éclaire une chambre désertée
Les nerfs à fleur de peau
La tête entre les mains elle broie ses souvenirs
Laisse rouler ses larmes sur le plancher
Dépossédée d’elle-même
Derrière ses rideaux blancs qu’elle froisse
Dans l’espoir d’entrevoir l’ombre de ses pas
Elle est la douleur inhumaine
Elle compte les heures
Se raconte des chimères
Ne plus entendre les pas
Ne plus entendre les voix
A l’écoute du silence
Seule à genoux
Elle demande à dieu pardon
Une nuit trop longue l’écrase
Elle ne peut résister à l’au-delà
A l’aube aux premiers chants des oiseaux
Quand le soleil naît à l’horizon
Un corps épuisé gît sur le plancher
Les yeux clos vidés d’attente inhumaine

Lutin – 25/06/2005

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05 septembre 2005

Musique

Musique


Musique maestro

Que la fête commence

les mains s’enlacent

Yeux complices

Corps unis

Sous le ciel étoilé

Chaleur des sens

Crescendo

Passion

Explosion assurée

A l’ombre d’un ciel de lit


Ecoute funèbre

Pantins que nous sommes

Bras ballants

Unis de solitude

Désunis d’amour

Raconter au vent et à la nuit

La folie de mon désir

Larmes obscures

Que le sable et le vent

Nous séparent

Nous voguons

Epaves

Dans un enfer d’acier


Lutin – 03/07/2005
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04 septembre 2005

Révolte

gates1
Révolte


Ardeur
Pensées en effervescence
Laisse couler les mots
Sans retenue
Comme lave en fusion
Déferle sur la ville
Laisse crier tes sens
Que ta voix
Réveille les sans questions
Hurle le poids de ton manque
De tes déchirures
Lâche-toi
Bouge cette inertie
Crève les tympans
Des inertes
Rage
Révolte permanente
Livre-toi
Sans pudeur
A ce monde léthargique
Peu importe leur étonnement
Comme voiture folle
Déferle sur la ville
Regards affolés
La mort en face
Dernier soubresaut
Des yeux expressifs
Des têtes qui se relèvent
Enfin !

Douleur
Compagne perpétuelle
Crache tes maux
Sans pudeur
Laisse couler tes larmes
Tes peurs
Peu importe leurs regards
Comme fleuve déchaîné
Sur la ville
Laisse couler tes eaux
Chargées d’éboulements
Des yeux épouvantés
Enfin réveillés
Perdus
A la recherche de l’âme sœur
Laisse crier tes sens
Hurle à exploser les vitraux
De cette église
Qui est tienne
Lâche-toi
Dans leur dénuement
Qui sait …
Une écoute !

Lutin - 19/06/2005
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03 septembre 2005

Histoire d'eau

coquilledenoix1

Histoire d’eau

Coquille de noix

Je me suis laissée porter

Au bord de l’eau

Si souvent attirée

J’ai laissé mes peines

Plongeant tout au fond

En apnée jusqu’à plus d’air

J’ai noyé mes idées noires

Poisson porté par la vague

Au gré des marées

Ancre marine

Je me suis laissée attacher

J’ai noyé mes peines

En fermant les yeux

De mes larmes aveuglée

J’ai béni la réalité

Au plus profond de mes entrailles

Mon amour se décuplait dans ma chair

A l’ombre de ma mémoire

J’ai pris les voiles

A mon bord un cœur à abriter

Deux soleils noirs

Cratères de mon passé

Se reflètent au plus profond de mes yeux

Sur la jetée

Je laisse nos querelles

Pour mieux en cueillir le fruit

Au bord de l’eau

Trop souvent arrimée

J’ai laissé mes peines

Gommant mon passé

Mieux t’ouvrir au monde

Sans révolte

Cœur abandonné

Vainement enflammé

Des troubles violents qu’apporte la tempête

J’ai effacé de mes joues les plus belles couleurs

Lutin 15/05/2005

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02 septembre 2005

Mensonge

Mensonge

Je ne voudrais pas te voir souffrir
Je sens le poids des mots
Je forge une histoire porteuse d’espoir
Ta fin mérite un conte
Ma légèreté n’est que tromperie
Dans ton monde aucune différence
Tu te contentes de mes mensonges
Acharnée tu crois tous mes mots
Tu les gobes
Ainsi va le monde
Ta nuit tombe peu à peu
Ta fragilité mérite ma protection
Tout en douceur l’envers du décor est tien
Dans ton regard je ne veux pas l’ombre de la peur
Laisse moi tes angoisses
Crois en mes mensonges
Je me les récite y met l’intonation
Pur amour
Milliers de mots pour te dire que la vie continue
Que ce passage n’est qu’une écorchure
Dont tu oublieras les plaies
Juste une cicatrice
Pour te rappeler le frôlement d’un autre monde
Je ne voudrais pas te voir souffrir
Tu as pris tes distances
J’ai pris ma plume
Ecrit ma peur
Je t’ai raconté mon roman
Dont tu as aimé la fin
Tu as souri
je sais que mes mensonges embellissent ta fin
Je pleure simplement, mes histoires ne sont que fables
Dont je ne suis pas dupe
De mon apparat, yeux maquillés, sourire rassurant, des mots trop de mots
Dont tu es dupe
Plus rien m’importe juste ton regard confiant dont je suis fière
Face à mon imposture tu as cédé à la peur
J’aurais encore besoin de parler de raconter…
Intarissable mensonge je suis mensonge
Pour ta paix face à l’inévitable
Je quitte mes habits de théâtre loin de ton regard et je pleure
Me vide de ce trop plein qui est le mien
Pour mieux mentir raconter consoler
Les nuits de folie sont miennes
Ne pas savoir est mon but je te protège
Mourir cela n’est pas difficile
Quand le mensonge raconte ton futur
Plus tard je raconterai ma folie au vent à la nuit étoilée
Je demanderai pardon à l’esprit céleste
Pour la bonne cause je serai absoute
Plus tard je demanderai aux miens de m’accompagner en toute franchise
Lucide maintenant je suis fière de leur promesse
A mon déclin cette imposture se reproduira
Ne voulant pas quitter les miens je serai prête à écouter leurs boniments
De leurs discours je me gargariserai
Mensonge, ils seront mensonge
La peur du néant toujours et pour tous sera le mien

Lutin - 20/05/05

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01 septembre 2005

Le fil

Le fil

Une vie sur le fil du rasoir
Et moi qui perds le fil

J’ai pris ma plume et je suis ici
A brosser ta vie
A livrer la mienne

Sans fracture la trame de ta vie
A résisté à toutes les embûches
Esprit simple d’une éducation rigide

Discipline qui résiste
Comme on lisse ses draps
Chaque matin sans question
Le visage jamais chiffonné

Les déchirures sont miennes
J’étouffe et j’étire l’étoffe
Textile fragile je m’écoute écrire

Angoisse qui comprime le cœur
Comme on froisse un tissu
A trop tirer la trame
Je ne suis que déchirement

Une vie sur le fil du rasoir
Et moi qui dénoue le fil
Une corde autour du cou m’étouffe

Lutin - 25/05/2005
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