09 novembre 2005

La flamme

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Une flamme jaillit
Une vie
Notre harmonie
Une étincelle
La communion de l’enfant
Son sourire
Notre partage

Une flamme vacille
Ma peine grandit
Mon cœur étouffe
Vous dire sa réussite
Sous d'autres cieux
Je ne le peux
Et mes yeux pleurent

La flamme de la colère s’est éteinte
Solitude du sang je te côtoie
Un cerveau anesthésié absorbe le superficiel
Le plus grave il ne l'intègre pas
Une vie dans l’ombre
Nos absents sont si présents
Et mes yeux pleurent.

La rébellion m’a quittée
La cire se consume
La mèche qui me tient à la vie s’amenuise
Des heures comptées
Je passe mon chemin le long du temps
Mon sang s’enflamme d’amour
Fuit les querelles

Des fleurs colorent vos tombes
Mes mots racontent le monde des vivants
Nous partageons sa réussite
En secret nous communions
Un éblouissement
Et mes yeux pleurent.


Lutin - 07-10-2005
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03 novembre 2005

Oxygène

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Me voilà
Devant mon miroir
Ses yeux en transparence
J’écoute ce qu’il m’a dit
D’une oreille distraite
En apparence
D’une mémoire infaillible
Marquée au fer rouge
Un tête-à-tête
Avec moi-même

Me voilà
Face à moi
Mes yeux en effervescence
Sans complaisance
Etre celle qu’il attend
Je ne veux pas me perdre
Lui plaire
Sans m’oublier
Un compromis
Rester vivante


lutin - 02-11-2005

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27 octobre 2005

Pas sur la bouche

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Pas sur la bouche je l’ai dit souvent quand je n’aimais pas, je l’ai répété quand j’ai su que les putains refusaient leurs lèvres, les gardaient pour leur homme, la seule parcelle de leur corps à protéger, sinon que reste-il à l’homme aimé, même pas les miettes, rien, moins que rien, si l’esprit mais rien de palpable. Pas sur la bouche, mélanger sa salive à l’inconnu sorti du bar empestant l’alcool et le tabac, plutôt vomir, elle mérite mieux, le goût de la chlorophylle, la salive enrobée de sensualité quand les mains ourlent le bord des lèvres.

Embrasse-moi sur la bouche toi que j’aime, pénètre ma béance libre pour toi, je te l'offre, comme je t'offre tout le reste, fais en le tour au plus profond, dépose ton sel, signe de notre appartenance, laisse couler au fond de ma gorge tes mots d’amour liquéfiés, que mon corps s’en imprègne et réveille mes sens plus bas. Suis ce schéma qui me convient si bien, ma bouche, mes seins, mon ventre, mon sexe. De haut en bas mouille moi de ta salive, une chair imbibée pour mieux recevoir. Mon corps se prépare chaque soir à te recevoir, le bain parfumé, le lait sur ma peau, des dessous de dentelle et j’imagine ta main glisser à la recherche des recoins les plus cachés, tes papilles en alerte.

Une bouche en manque quelquefois quand tu refuses mon intrusion, une bouche mentholée interrogative et connaisseuse, pas sur la bouche quand l’osmose n’est pas, le vécu remonte au bord de mes lèvres, n’avais-je pas dit il y a longtemps, pas sur la bouche.

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20 octobre 2005

Sens

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Ecoute, écoute
La musique
Ferme les yeux
Ecoute, écoute
Les notes pénètrent ma peau

Embrasse-moi
Tes lèvres
Ferme les yeux
Je sens, pressens
Les notes de tes doigts sur ma peau

Entends, entends
Mes mots d’amour
Ferme les yeux
Vibrent, frémissent
Les sons glissent à fleur de peau

Ferme les yeux
Un instant de détente
A l’abandon
Laisse parler ta peau
Mes mains à l’écoute de tes sens

Entends, entends
L’harmonie de nos peaux
Ecoute, écoute
Des gouttes d’eau
Perlent aux creux de mes seins

Vois, vois
Des yeux dans l’ombre
Entendent les mots de l’amour
Eteins la lumière
Laisse parler nos sens

Lutin – 19-10-2005

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18 octobre 2005

Lutte épuisante

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Quand tes yeux se posent sur moi en plein effort à la recherche des traces nouvelles
mon regard inquisiteur cherche à pénétrer ton cerveau.
Quelle est l’image que je reflète, un visage plein d’eau
des traits meurtris par la rigueur de la force déployée.
Suis-je femme quand on se perd en chemin par tous les temps
le vent refoulant les efforts de notre périmètre
la pluie absorbant la sueur de nos violences
Il y a des traces nouvelles sur mes traits, celles de la souffrance
une peau meurtrie quand une vie défaille.
Il y a des creux au fond de mes yeux qui accusent le manque
qui n’acceptent pas les nuits peuplées de rêves insensés
Il y a des traces d’ombre, elles cerclent mes jours quand une vie envahit mes nuits.
Mes rêves toujours les mêmes, une image trop présente celle aux cheveux noirs, aux yeux si grands
tant moi devant mon miroir
Je lui ressemble tant, je ne me vois plus, un regard et mes jours deviennent nuit
le peigne dans mes cheveux noirs, les siens, je suis morte elle vit dans mon reflet.
Quand tes yeux se posent sur moi, je lutte, des traces à gommer, celles du temps.
Mon regard inquisiteur cherche à pénétrer ton cerveau de nouveaux traits que j’affirme à la pénombre de la lumière
celle qui fait pétiller le vert de mes yeux, un reflet doux.
Gommer les cernes de mes nuits encombrées de l’absence
Une lutte épuisante
Quand mes yeux se posent sur toi en plein effort, tes pas à la recherche de la veille, des années passées
ta marque indélébile à chaque virage
mon regard appuyé sur le profil de tes jambes, de ton dos si droit dans l’effort
tu cherches à pénétrer mon cerveau.
Quelle est l’image que tu reflètes, la vie, celle qui manque
quand le conscient rejoint l’inconscient de mes nuits
la vie celle que tu ressuscites quand nos corps se côtoient en toute lucidité
des peaux qui se reconnaissent.
Emmène-moi à la mer, un besoin de me laver du passé.
Dans la nudité de nos peaux tout au fond laisser nos douleurs, les ombres de nos nuits.
Emmène-moi à la mer, une envolée d’oiseaux.

Lutin – 17-10-2005

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17 octobre 2005

Nature

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Nature


Mon parc de ta robe de mariée tu- t’es vêtu
Effarouché tu n’es plus que silence
De pas feutrés, de mots feutrés
Tu t’entoures.

Mon lac d’un parquet trop brillant tu- t’es vêtu
Figé tu n’es plus que miroir
A pas feutrés, à mots feutrés
Les époux y valseront.

Demain de ta nuit consommée
Tu quitteras tes habits de fête
Le roi Soleil de ses rayons
Effacera les traces de votre union
De sa chaleur naîtra le printemps

Mon parc épanoui tu seras explosion de couleurs
A pas feutrés à mots feutrés
Nous parlerons d’amour
Dans tes longues allées

Mon lac tu seras le berceau de nos confidences
A pas feutrés à mots feutrés
Nous parlerons d’avenir
Et de naissance

Lutin - 4 Mars 2005

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13 octobre 2005

Une cicatrice en moi

Au coucher du soleil, j'ai souvent fait le chemin vers cette boule de feu à fleur d'eau, espérant la toucher avant qu'elle ne plonge dans l'eau. J'en suis toujours revenue bredouille, en me disant je recommencerai demain. Une envie de conjurer le sort me brûler les mains, perdre mon identité, mon empreinte digitale pour devenir quelqu’un d’autre. Une ligne d’horizon intouchable qui s’éloigne quand on croit l’atteindre.

Au lever du soleil, j’ai souvent tendu les mains dans l’attente de l’autre, celui qui obscurcit mes nuits. Attente vaine, les mains dans les poches je m’en suis allée, des larmes au bout des doigts en me disant je recommencerai demain. Une envie de renaissance, couper les fils, quitter le sillon tracé de la marionnette, fuir l’ensorceleur aux doigts crochus, un ciel électrisé gronde sa colère, de l’index conjurer le sort, l’envoyer en enfer.

Au cœur de ma nuit, j’ai souvent gardé les yeux grand ouverts à compter les jours inutiles, à poser ma main sur ma peau, l’endroit endormi par trop d’attente à vouloir réveiller pour demain, le mot odieux à ne plus entendre.

Aujourd’hui la vague m’emporte, fait le vide du passé et du futur, reste le temps présent. Au cœur de nos nuits je suis une boule de feu, tu en fais le tour, me plonges dans un état second. Au lever du soleil, tu caresses la rosée au coin de mes yeux, tes lèvres pleines de promesses me disent à demain, n’aie plus peur de demain.

Demain, j’ai peur, une cicatrice en moi.

Lutin - 12-10-2005

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10 octobre 2005

Le temps qui passe

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Au coucher du soleil, j'ai souvent fait le chemin vers cette boule de feu à fleur d'eau, espérant la toucher avant qu'elle ne plonge dans l'eau. J'en suis toujours revenue bredouille, en me disant je recommencerai demain...

Au lever du soleil, j’ai souvent tendu les mains dans l’attente de l’autre, celui qui obscurcit mes nuits. Attente vaine, les mains dans les poches je m’en suis allée, des larmes au bout des doigts en me disant je recommencerai demain…

Au cœur de ma nuit, j’ai souvent gardé les yeux grand ouverts à compter les jours inutiles, à poser ma main sur ma peau, l’endroit endormi par trop d’attente à vouloir réveiller pour demain….

Demain le jour odieux à ne plus attendre. Aujourd’hui la vague m’emporte, fait le vide du passé et du futur, reste le temps présent. Au coucher du soleil, je suis une boule de feu, tu en fais le tour, me plonge dans un état second. Au lever du soleil, tu caresses la rosée au coin de mes yeux, tes lèvres pleines de promesses me disent à demain, n’aie plus peur de demain….


Lutin - 10-10-2005

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07 octobre 2005

Ma nuit est un rêve

Ma nuit est un rêve
Présence virtuelle qui réchauffe mon cœur
Tes bras m’enlacent jusqu’au matin
Tes mains accompagnent mes fantasmes
Baisers si doux dans mon cou bercent mes songes

Un baiser de trop au petit matin
Un clin d’œil à la fenêtre
Le soleil s’est levé tu n’étais qu’un rêve
Ma hâte une autre nuit un autre rêve
Te retrouver à mi chemin
T'entraîner par la main le matin
Dans la réalité
Te transposer sur la plage

Ne pas être impatiente
Savourer l'instant
L'ivresse des mots
Tu me le dis si souvent
Mon corps est une tempête
Les vagues déferlent
Aucune digue ne peut les retenir
Tenir tête aux flots
Mes sens ne peuvent pas
Résister à la dérive
Sous ton joug je ne peux
Trop d’envie

Ta main sur ma peau
La musique de ta voix
Un raz de marée
Yeux clos
Ivre de plaisir
Je me laisse aller
Boire la vie comme elle vient
Sans retenue
Des étoiles plein la tête
Sur la plage je savoure
La brûlure de nos peaux
Trop d'amour

Lutin - 07-10-2005

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06 octobre 2005

Je suis Femmes

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Je suis Femmes


Avez-vous déjà effleuré du bout des doigts
Le contour d’une bouche emprise à l’abandon ?
Gémissements…
Senti vibrer sous leur empreinte la pulsion du sang
Le sien celui qui m’entraîne dans un tourbillon
L’abandon de ses lèvres sur ma peau
Murmure de sons inaudibles
Je suis seule à les entendre
Les pores de ma peau les absorbent
Trempent nos draps sous l’extase
Mon corps plie sous l’ivresse
Une douce sensation
Ma peau dentelle fragile
Craquelle sous le plaisir
Un cri un déchirement
Frissons…
J’abreuve mes sens assoiffés de délicatesses
Je me perds dans la volute de l’amour insoumis
Soupirs…
Je me meurs…

Avez-vous déjà suçoté de vos lèvres aux abois
Ce delta ivre de plaisir qui gémit de mille façons ?
Doléances...
Le contour d’un ventre abandonné pour mille raisons
Un temps d’absence si lourd à dormir
Gommer l’emprise de l’intruse
L’abandon des peaux le temps d’une saison
Un manque décuplant les ivresses
Le pourtour de ta bouche visite chaque parcelle de ce triangle
Des mains passion à l’écoute de mon intimité
Tes sens se décuplent
Pour mieux l’enterrer
Mon corps tissu déchiré de jalousie
Sous le feu de ta langue cicatrise
Les flammes de l’amour lacèrent ma peau
Un cri un déchirement
Jouissances…
Je frise l’indécence dans mon tumulte emporté
Je suis amante effrénée dans tes bras ivres
Sanglots…
Je vis…

Lutin - Esquisses

03-10-2005.

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