07 octobre 2008

DSCN2860

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03 octobre 2008

Je lui dirai

Mains

Avec un enfant on n’a plus la liberté de mourir

Rire de tout

Danser d’un rien

Vivre au plus près

On voyage sans jamais arriver avec un enfant

La main comme un nid

Et toi tu es le ciment -  l’argile aussi

Des mains d'homme lissant la peau

Voyagent à la commissure de mes lèvres

Longs virages dont tu as su arrêter la chute

Tu t’imprimes dans le corps comme la semelle sur le macadam

Prends la parole dans ma bouche

Perds la mémoire de l’enfance

Chemin de ronces enfoui

Nerf torsadé des nuits

Grandis-toi - tu es l’aplomb du fil

Le roc sur le chemin retenant le torrent

L’oxygène des poumons -  étiolés

Si tu dévales la pente

.

.

lutin - 02-10-2008

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02 octobre 2008

Deuxième étude

DSCN2743

Les mains noircies se souviennent

s'offrent au vide

il faut couper les extrémités

la tête se souvient

alors détachez la du corps

ssur un plateau d'argent offrez la aux rapaces

le ventre se tord sur son sarcophage

ouvrez la peau que le mal suinte

que le corps devienne parchemin

à piétiner

.

lutin

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30 septembre 2008

Première étude

DSCN2739

Au zénith de mes attentes
à genoux j’ai crié ton nom
bouche collée au sol
j’ai absorbé la terre
mes mots sont remontés
à l’ombre de mes obsessions
sur le caillou le jour s'est levé
tu étais là
à lire mes mots de folie

lutin - 30-09-2008

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26 septembre 2008

la nuit

la_porte_de_la_nuit_logo

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Elle marche face à nous bousculant les heures  un peu plus chaque jour. Dans le couloir du ciel à la cime des arbres elle se fait plus pressante arquant inéluctablement sa couleur opaque, elle ombre la racine qui se cache sous la feuille d’automne, son voile flottant entre ciel et terre devient foulard puis manteau dans sa chute sur les épaules, elle enveloppe comme un drap sur son passage ce qui est vertical, les plus grands seront touchés les premiers, petit bout de femme il me reste un peu de temps avant de sentir son piège se refermer sur moi, progressivement  elle m’enroulera dans sa peau m’habillant d’un fourreau de deuil, le chien sur la route subira le même sort ainsi que l’insecte rampant, la nuit balaye tout quand elle s’allonge nous faisant disparaître d’un claquement de doigt ensorceleur, la goutte de pluie poreuse devient noire comme par magie, seule la lumière artificielle résistera à sa force. Inutile de se cacher elle voit dans les angles, inutile de se vêtir de noir, elle superpose les couleurs.

Je suis tout petit entre chien et loup dit l’homme dans sa course à travers l’ombre et la lumière, il est 20 heures j’ai perdu mes jambes en chemin dit-il, je reviendrai les chercher demain, les mots ont une autre résonnance, dans l’allée un corps flottant vole vers la sortie par habitude. Au-delà de la ligne droite il y a des points qui s’agitent, d’autres spectres éphémères prisonniers des heures qui s’égrainent, puis un puits de lumière perce l'obscurité, silhouette fantôme de la  ville agitée des retardataires au volant de leur voiture.

La nuit devient cocon quand c’est l’heure de dormir, ralentissant la voix elle rend le corps plus docile, vers l'autre elle porte les mots enrobés d’un papier de soie comme le bonbon acidulé parfumé à la fraise dégageant un parfum d’amour allant du palais au ventre. Elle est  la couleur de l’élégance où les corps se baignent nus entre les draps parés de la lumière jaune des réverbères de la rue, sa maison sans porte ni fenêtre est l’amie des yeux qui se cherchent dans le noir. On s’en relève le matin repus quand elle a pris son envol dégageant les corps de sa ligne horizontale.



lutin - 29-09-2008

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22 septembre 2008

Tunnel

tunneleffect

Tous les espoirs
ce soir éteints
font pleurer les sourires
fragile fil de soie
à l’intérieur se noie
on n’est pas seul dans la peau
s’ouvre le ventre
rempli d’absences
se meurt aux portes de la nuit
le trait du visage
éparpillé dans les mots
déroulant l’infini
tendre folie
de crainte et de joie

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lutin - 22-09-2008

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Jeu de dames

t_dame

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Elle traverse le miroir
les doigts en éventail
des ongles de sang
le bras tendu attend
le noir ou le blanc

Un damier où l'ombre est prisonnière
en diagonale le pas s’enfonce
dans des cases de fer
des larmes mouillent une robe noire
un pion dans la boue
depuis si longtemps macère
la volonté d’en sortir pour aller à dame

A la lisière du noir et du blanc
des ongles acérés
la main blanche du futur
à califourchon sur des taches de couleur
les cuisses enserrent le bien et le mal
la volonté d’en sortir pour aller à dame

Elle tend le bras dans le miroir
une main dans une case de marbre
le bras tendu attend
une mante religieuse boit le sang
distille une autre couleur
un cercle blanc au cœur de la peau

Une rose de fer
pétales noirs abandonnés sur le damier
en diagonale un rond blanc
corolle nue cherche à naître
aller à dame pour deux corps superposés

lutin

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17 septembre 2008

Au nom de....

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Ce matin 8 H on démonte sous mes fenêtres un énorme sapin splendide de 27 ans d'âge, des voisins assassins ont demandé la guillotine au nom de la lumière. Magnifique paravent naturel nous voici sur la rue face aux éclaboussures des voitures. Ce matin je hais le monde.

Au nom de la lumière on a tué la maison aux araignées.

Au nom de la lumière nos tourterelles sont SDF, ce soir elles dormiront sur le toit en plein vent.

Au nom de la propreté on y plantera des clous pour qu'elles n'y posent pas leurs pattes jusqu'à ce que mort s'en suive.

Et la pie voleuse où va-t-elle se cacher ?

Au nom de l'injustice je voudrais conduire les commanditaires à l'échafaud.

Au salon Saez dit "nous courons tous ensemble vers la fin qui nous lie... que des troupeaux vers l'abattoir.... je t'en prie fini moi... "

.

Ce matin je hais le monde

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DSCN0713

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04 septembre 2008

A lire sur Editions Léo Scheer

http://www.leoscheer.com/spip.php?page=manuscrit-lutin-jai-oublie-le-sens

Pour tourner les pages, il vous suffit de cliquer dans les angles des pages

J_ai_oubli__le_sens

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03 septembre 2008

Qu'importe

04_sculpture_femme_ayla

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Sur l’épaule de l’autre
Posé par habitude
Le vide a fait son nid
La tête passe dans un trou béant

Epaule habillée de bleu
Le tissu est un rempart
Des défenses d’animal sur l’être
Laissant l’autre brûlant

Quand j’étais enfant
Au ventre de ma mère
Des mains serraient mon cou
C’est tuant la différence

Dans le fleuve
On essaie de marcher sur l’eau
A la mer où que l’on aille
Qu’importe j’emmène



lutin - 03-09-2008

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