21 avril 2009

"Dans ma maison sous terre" Chloé Delaume

 

 

 

 

Inspiration de ces mots "De ces secrets qui dévastent et ruinent l'identité"

et aussi de l'oeuvre de Anselm Kiefer

 

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Il faut casser les murs
en dehors de la peau
bouger de l’épaule au pied
sur un trapèze j’ai peur des jeux de l'enfer
de me déshabiller je me moque si l’on ne me touche pas

Il fait froid nu sous l'écorce
tout est noir le bleu au ventre
je n’écrirai plus
la couleur de la peau et ses palpitations

Les chaises sont vides
les assiettes attendent les mains
les verres sont des miroirs émaillés
au fond des bateaux rouillés
dorment nos aimés

J’entends le silence peser sur mon dos
la mer pleine dégueule ses vagues sur le pont
cela n’avait rien de sexuel
la profondeur des yeux
les corps en plein visage sur un champ de bataille

Sous le coude la musique céleste s’écroule
les bras s’agitent dans une noyade autour du cou
bouche ouverte la langue avale les mots
gémit au fond des draps
il est là l’amour lentement tu d’une folie passagère
d’un sang pollué sur une couche de glaise

 

 

 

 

 

 

lutin - 19-04-2009

 

 

 

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10 avril 2009

De Viviane

Ce poème est en commentaire dans "Ces pages seront mon écorce empalée" de la part de Viviane et il mérite d'être en haut de la page.

http://www.vlamarlere.com/

Je ne veux pas finir dans un carton poubelle
dans des livres piqués par des champignons blues
je ne veux pas du flouze
aux caresses polices
juste partir d’ici en faisant bras donneur
du sang du sang du sang
jusqu’au bord de la langue

Et s’il faut en crever alors crevons joyeux

Une autre au fond de moi sait déjà les ballets
de rancœur putrescibles mais qui font mal au vivre
le temps des deuils grisons
de la bile qui chauffe
une autre au fond de moi me dit
libre libre libre
deux feuilles de papier suffisent pour voler
de tes ailes de feu
par dessus les fossés

Une autre au fond de moi sait déjà le tranchant
des brêches où l’on s’engouffre en perdant de l’écorce
du sang putain d'abord
et tant pis pour les meurtres
il faut aller danser
où l’air frappe cadence et l’incendie s’amorce


Elles se cachent bien
les ombres pas recommandables
juste derrière les dents
celles qui surgissent au plus mauvais moment
pour quereller la lumière

elles ne consultent pas tes désirs
les whispers whispers
alors
ouvre la prison des abeilles

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05 avril 2009

Ces pages seront mon écorce empalée

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Zoom sur une sculpture de Anselm Kiefer exposée au Louvre

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Il y a des couleurs à voir même si elles se confondent avec le ciel
tout est gris quand les yeux refusent la lumière
il y a le bain de soi jusqu’au sol entre insomnies
le ventre gonflé comme un monticule sauvage de coquelicots
sous terre des papiers pliés
de nos histoires peintes dans le silence
le genoux écorché mais sans pleurs

Les branches ont perdu leur couleur dans les cris de la scie
leurs tiges reflètent des visages empilés
pages rouillées d' un masque de fer effeuillé
gravé d’années d’écritures
et l’on se blottit entre deux oreillers
enchaînés au pouvoir des mots
au milieu le cœur poussiéreux
sang contre peau buvant le bâillement des pages

Je vous laisse les pépites d’or comme porte bonheur dans un chant de glaise
jetées comme les cendres à la mort
je voudrais toucher le feu de chacune d’elle
jusqu’à la plaie aller à l’ancre de la naissance
une harpe sculptée entre les seins
son chant grimpant jusqu’à l’inflexion de la rage
ces pages seront mon écorce empalée



lutine - 05-04-2009

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02 avril 2009

Le chant de Mona

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Zoom sur la peinture de Yan Pei Ming actuellement au Louvre

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Il y a une fêlure
se font et se défont les milles histoires
vêtues de noir devenu blanc
dans la distance entre chair et cœur
muraille sous la voix érodée
prisonnière de son chant
fait de sirènes

Squelette de nuits vaporeuses
démembré d’usure
dans des larmes de cendre
je voudrais nouer le cri des singes
comme une boule de haine
un matin je reviendrai habillée de peau
sans pitié abattre toutes les pierres

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lutin - 02-04-2009

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31 mars 2009

Femme de l'ombre drapée

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acrylique sur toile 45 x 56

lutin - 30-03-2009

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29 mars 2009

Les funérailles de Mona Lisa

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Un homme d'un grande modestie et d'une totale décontraction, l'art est pour tout le monde dit-il. Il a été rejeté de l'école des beaux arts de Shanghai par qu'il bégaie, celle de Dijon lui a ouvert ses portes. C'est un beau pied de nez à la Chine.

Une peinture doit vivre dit-il, alors lorsqu'il peint son père, au fur et à mesure de l'évolution de sa peinture et de l'envie de dormir ou pas de son père, son pinceau lui ouvre ou lui ferme les yeux, un moment émouvant du reportage fait en 2002 et projeté à l'auditorium du Louvre vendredi dernier lors de sa conférence.

http://culturebox.france3.fr/all/7975/Yan-Pei-Ming-et-les-larmes-de-Mona-Lisa-au-mus%E9e-du-Louvre/#/all/7975/Yan-Pei-Ming-et-les-larmes-de-Mona-Lisa-au-musée-du-Louvre/

DSCN3489

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23 mars 2009

la femme de l'ombre

en_cours

lutin - 23-03-2009

acrylique sur toile - 45 x 56

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22 mars 2009

Tripe humaine

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La nuit je ne suis plus là
je pars en voyage
dans une atmosphère cérébrale fantomatique
la vitesse l’emporte souvent
la spéculation aussi
sur un fond de colline rocailleuse
la musique en parallèle
c’est entre deux gares dans un confort aléatoire
que je grave et peins des personnages insensés
à l’épreuve de l’horreur
le burin martèle les rails
la rouille sur la peau persécutée
dépose ses pigments
le chiffon à la main bat la toile
les particules comme une pluie s’échappent
reste l’ombre du déporté
à peindre au risque de la vie
des électrochocs invoquant  la furie du monde
happent les aiguillages chargés de bruit
la déglutition est difficile dans les secousses
et les tripes se nouent
le ventre accouche sur le quai d’une gare
dans l’énergie sourde d’un autre défi
visage qu’on dévisage
par peur de mourir sans laisser de trace



lutine - 22-03-2009

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20 mars 2009

Funérailles dans le dos

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Il n’y a que le soleil sur les ombres

il n’y a que des poupées de chiffon noircies

les cheveux monochromes arrachés

quand une nouvelle saison se lève

notre corps est un livre

on en tourne la page

on déchire la souffrance de quelques lignes

les morts ne volent pas

les morts ne salissent pas

on déplie son corps encastré dans le vide

à l’angle des raies de lumière

on relève la tête

lançant un long regard vers l’homme

respirant avec lui

on enfourne ses doigts dans la bouche

hors d’haleine on en extirpe les mots

les morts ne parlent pas

rien qu’un verre d’eau pour laver le linge

de l’eau sucrée-salée à chaque souffle

rien qu’une épaule pour expulser le froid

une main sur le ventre reconnue

on lui lave les pieds

on lui lave le sexe

dans l’intervalle des gouttes d’eau

la toilette faite on le caresse

l’escalade des doigts pousse les heures

il n’y a que les corps vivants

les armes au poing

qui se souviennent

un terrain sur lequel s’ébattre

et s’abattent nos souffles à genoux

les funérailles dans le dos

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lutin - 20-03-2009

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18 mars 2009

Bleu

DSCN3399

Acrylique sur toile 46 x 55

quelques erreurs corrigées

lutin - 24-02-2009

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