29 mars 2010

Prière secrète

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B - Acrylique sur toile 65 x 75

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Elsear je suis trés émue de savoir que cette peinture ait servi de support, votre oeuvre est magnifique

http://elsear2.canalblog.com/

Els_ar

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27 mars 2010

Lucian Freud


Lucian Freud et sa peinture de la chair au Centre Pompidou

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24 mars 2010

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Prière secrète

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http://www.leforumbleu.net/message.php?id=100312&page=0&fredblog=0

lutin_et_le_peintre

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14 mars 2010

Roulette russe

De_Chirico___Cavalli_in_riva_al_mare

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Le vent na pas fini de discourir
comme s
il me réconciliait avec ma bouche
dans le d
écor que jhabite.

Je parle aux arbres
aux murs qui mangent ma voix
alors que l
endroit se vide
à la vitesse du cheval au galop
comme les vagues se retirent.

La vie s
arrête brusquement sur une terre labourée
dire, que dire qu
elle ne sache déjà
qu'elle ne transpire d
éjà
assoiff
ée de l'avenir
l'eau n'a pas fini de couler.

L
’épaisseur de lair sest enroulée autour de moi
dans la t
ête cest le tocsin
une aspiration vers le ciel
et la main qui d
ésigne la nuit
le voyage accompli en profondeur
amas de promesses et de cendres.

Il s
agit de renouer lenvie
à grands coups d’étincelles
roulette russe, amie ou ennemie
foudre quoi qu'il advienne.

On efface tout de la mer et de la terre
le sable devient lisse, beau et pur
quand la m
émoire est là macérée
comme une perle dans son
écrin.

Il faut en faire des pas et des pas
jusqu
aux marches à l'angle dacier 
les peaux gomm
ées à lusure de la trame
ouvrant l'horizon en miroirs successifs
vers l
autre rive.




lutin - 14-03-2010
 

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10 mars 2010

Semeuse de mots

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  Un vent glacial et puissant pousse le corps jusqu’aux arbres, malgré moi je suis entraînée par un autre moi-même jusqu’à la chambre d’écho, je me sens constamment observée et pourtant seule. C’est dans le silence qu’il y a le plus de bruit en moi pourtant la nature me criait silence. Cet autre marchait derrière moi ou m’entourait la taille, quelquefois me prenait le cou pour me faire taire ou m’écrasait le visage, la main enfoncée contre les mâchoires, mais quand on perd ses racines, on s’adresse aux arbres, aux ondes qu’ils émettent, de leurs branches on en fait des bras dans l’inconscience.

On ne m’attache pas en pleine mutation à dos de vélo, tête baissée, responsable de mes actes j’éventrerai l’autre moi-même ne serait-ce que pour en être coupable, le vieux moi résigné à l’enfermement. Je voulais une vie pleine comme un œuf et me voilà suspendue à regarder la nuit, lorsque je lance les dés il n’y a que silence et cet autre en écharpe autour du cou m’obligeant à porter le deuil.

C’était comme une sorte de nausée les bourrasques dans la gorge comme la langue qui force une porte close, un corps qui se refuse, dents serrées je tentais de me débarrasser de cet autre. Je n’ai jamais eu peur, maintenant plus qu’avant, j’ai peur du temps qui reste, c’est le fantôme du fleuve qui bat les cartes qui me l'a soufflé entre les messages escortés d’un tourbillon de reflets collés sous les cils. Cette eau si souvent caressée, comment peut-elle être meurtrière, je la croyais mon amie en fait elle est comme l’homme qui frappe quand on ne s’y attend pas.

Ce n’est pas le jour pour me pousser dans l’eau, habillée de vent, rien sur la peau si ce n'est que l'autre moi-même, le mamelon dépassant, oscillant entre la provocation et l'excitation réfrénée, je cherche le froid sec et la claque cinglante pour réchauffer mon sang mais les yeux sont plus gros que la soumission, ils ont le sens de la démesure et les lieux en gestation non accomplie me dévorent. La sève des arbres reste sous terre même si la faim me tenaille et ce ne sont que des gouttes de gel qui tombent des branches jusqu’à mes yeux alors que j'attends le miel. Le cri des mouettes envahit la nudité incongrue d’une forêt sans vie envoûtée, la mienne si blanche, entourée de la robe noire des corbeaux. Je me déplace au ras du sol pour fuir l’autre moi-même semant les mots que j’aimerais récolter aux moissons prochaines, il y a toujours demain quand la nuit se couche.

Les chemins sont jalonnés de pièges, suis-je une folle qui dit la vérité ? Les notes de piano ne sont pas un rêve, méprisant la voix des faussaires et le vent complice. Derrière quel arbre me retrouvera-t-on empaillée à contempler le monde et les miens, parfois j’en viendrais aux mains avec moi-même, le vent est nécessaire au transport du pollen.





lutin - 07-03-2010

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09 mars 2010

Fleur de peau

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B - Acrylique sur toile 73 x 65 (sur une pose de Vélasquez)

Sous mon corps la terre s'entrouvrira

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La toilette de Vénus - Vélasquez

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Le semeur - Millet

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Le semeur - Van Gogh

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La sieste - Millet

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La sieste - Van Gogh

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Les premiers pas - Millet

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Les premiers pas - Van Gogh

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03 mars 2010

Faucheurs de mots

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Cest avec nos pieds que lon fauche les mots
Tangue la main et sa mani
ère d’écrire
Epuis
é de tourner à vide
Le corps se met en veille
Au cœur des heures souterraines
Insidieusement quelque chose se d
écompose
Comme les sauterelles que l
on coiffe dun verre
Emprisonn
ées sur le bord de la fenêtre

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lutin - 03-03-2010

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Et si vous suiviez ce lien

http://www.espacepoetique.com/lapoesie/fondumots1.html

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01 mars 2010

L'odeur bleue

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DSCN4998

B

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Il y a des odeurs au milieu d’une tempête qu’est la maison alors que le vent soufflait terriblement dans notre dos. On remplit des sacs, on les ficelle. Vouées aux ordures on se défait des heures volées, et si le bleu était une odeur, quelle serait-elle ? Un bleu d’espérance, celle de la chambre, le bruissement des pas dans l’herbe, les yeux laissés dans l’autre que l’on embrasse doucement jusqu'au prochain jour. Et si l’odeur était le téléphone laissant un secret sur la bande passante quand la colère tombe comme la pluie, ou le fracas d’un verre pilé, ou juste le vrombissement du moteur de la voiture se garant sur le parking. Derrière la fenêtre l’ombre fait un signe de paix.

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L’odeur je ne peux pas la partager quand la nuit fouille au corps, elle m’appartient quand je floue le sol de mes bottes marchant sur les cendres de mauvais esprits et m’affaiblit. Nous étions voluptueux enlacés si prés du ciel comme si le vent était un escabeau pour mieux l’atteindre. Dans ce ciel le monde est grand, le voyage a commencé, l’odeur de toutes nos mains, de chiens sous la pluie, de sang colmaté contre la veine brisée, de fer face à la chaise vide après le cliquetis de la clef dans la serrure se propulsant jusqu’au cœur. Comment fera-t-on pour la nommer la lame de fond ?

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C’est difficile l’odeur des livres dont tu parles, les désirs pris en faute dans la fiction d’une lumière artificielle. Il me faudra un peu de temps pour apprivoiser le langage sans mascarade et les images si brutales avec trop de photos autour sans visage, ou faire semblant d’y croire. Une brèche s’est ouverte dans un couloir marécageux, les paupières frémissantes prendront-elles l’habitude ? Avec mes doigts je tourne les pages, c’est vers où le temps perdu, tu avais l’air sincère, c’est quoi cette odeur fluide entre les dents entre les yeux autour de ta langue où tu m’entraînes infiniment. Le vent souffle terriblement ce soir dans ma tête.

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lutin - 01-03-2010

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27 février 2010

Les Onze devant la porte dorée

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B - 27-02-2010

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Nous avons couru côte à côte, deux beaux chevaux à un même char.

J'avais ma foulée qui enfonce, ma foulée de chargeur de bataille.

Les deux souffles partaient à la fois : une seule vapeur dune seule machine.

Quand nous avons accéléré, jai eu tant de plaisir que jai souri.

La vitesse montait en nous comme leau dans un conduit.

Dans les virages inclinés, j’étais un peu appuyé sur lui.

Ralentir avec la même décroissance a une douceur qui vous clôt les yeux.

Ô mort exquise du mouvement, quand le buste tire sur lui comme des rênes,

Quand les bras se rabaissent et pendent comme dans la bonace des voiles repliées 

Pour les Chinois, dun accord dinstruments naissait entre les musiciens une sympathie.

Comme nous disons : amis de collège, ils disaient dun mot : amis-par-la-musique.

Quel mot pour ceux qui ont couru ensemble dans laccord de la foulée ?

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Henri de Montherlant

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26 février 2010

On fouille Madame

On fouille Madame aujourd'hui ! Demandez, c'est plus simple, en cliquant sur "contactez l'auteur", puisqu'il en est ainsi, je remonte mon coup de crayon, la lumière c'est tellement mieux qu'une vie souterraine.

Il parait que quelque part je me suis exprimée, comme si je m'étais dessinée (ce ne sont pas mes mots), une sorte de mixte entre fantasme et réalité.

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lutin/lutine/B

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