06 décembre 2010

Personne

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photo du 29 Novembre 2010

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Personne

Le temps mène la danse

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………...….....….La route s’arrête

Personne

Alors qu’un chant monte dans les arbres

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…………………...…..…...............….Je suis immobile

Mille visages calomniant la figure humaine

Veillent

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………………………........................................….  Oubliant l’abîme

C’est le sang de la vie qui s’en va

Comme une eau usée

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…………………………................................................................Chargé de mémoire

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Lutin - 06-12-2010

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30 novembre 2010

Neuf heures

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pastel (noyé au fond de la tasse)

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Au fond de la tasse c’est le froid

Tête renfrognée le regard grelotte

Qui respire ?

D’où viennent les bruits sourds

Les pierres blanches marquées d’une croix

Les cortèges d’étoiles sous les paupières

Qui parle ?

Je conjugue le verbe Aimer

Aimer la vie

La vie en attente

Je conjure

Je me souviens de tout

De l’animal qui dévore

et se consume

La mémoire en désordre

Je me laisse glisser sous un nuage de lait

La cuillère sur le rebord de la soucoupe

Entre le pot de confiture et le bol de céréales

La maison s’est écroulée sans bruit

Tout est clair maintenant

De l’arôme du café montent des bras blancs

Ils tournaient dans un rond de fumée

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Lutin – 30-11-2010

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28 novembre 2010

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23 novembre 2010

Au chevet des saisons

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photo du 13 Novembre 2010 - Amsterdam

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C’est une image qui revient sans cesse
cette incroyable précision, la main et le déhanchement
le pied aérien à peine posé au sol
une musique morte s’est ouverte sur le chemin sans aube
l’hiver a fermé les ponts
j’aimerais savoir où vont les couleurs de vivre
les vies et les voix
la lumière reflétée dans l’eau
les ombres qui marchent avec nous
où dorment-elles ?  la tête haute

En face de ma fenêtre un arbre a perdu ses feuilles
puis deux, puis trois gesticulent leur nudité
chair affamée de mains tendres
les trottoirs sont habillés de forêts déchirées
il y a cette brûlure sur la route
la signature d’une saison qui a perdu son nom
j’aimerais faire un tour de manège le long des murs
dans le désordre me suspendre au cri des oiseaux
comme une eau dormante

Et l’eau que tout emporte
où respire-t-elle ? quand elle nous vole
un tableau  de Géricault
j’aimerais savoir pourquoi elle n’attend pas
l’engourdissement des feuilles
la pâleur des couleurs
le refroidissement de la peau
Pourquoi les fleuves se ressemblent et se fondent
nourris d’étoiles et de boue ?

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lutin - 23-11-2010

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21 novembre 2010

On cherche ses écrits la peinture reste

sur une musique "si rien ne bouge" Noir Désir

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17 novembre 2010

Amsterdam

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photo 13 Novembre 2010

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Avec les rails saignant ta route, tes
gémissements, le vent
à l’embouchure de la mer
tu t’inclines face à l’immensité


Cette lampe devant toi

Amsterdam comment vis-tu ?
eau, terre et secrets
j’entends tes silences
sous les maisons de sel

L’eau qui te sauve et te noie 
vagues immortelles sans oxygène
ne boivent que les marins au port
assoiffés de chair

dans les ténèbres de ton ventre

Mais ta voix par la cloison de
papier qu’est ta peau
entre lumière douce et chaude
je t’entends respirer

au fond d'un rêve je suis

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Toi

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lutin – 17-11-2010
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Les canaux d'Amsterdam

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10 novembre 2010

Réverbération des ondes

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acrylique sur toile - 60 x 50

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09 novembre 2010

Claude Monet au Grand Palais

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Constamment à la recherche de la lumière, créant des atmosphères lumineuses ou floues Claude Monet a eu ce don de me transporter dans ses couleurs, j'ai ressenti hier sous ma peau ce courant électrique que je connais si bien quand j'aime.

J'ai lu aussi que Turner et Monet ont été les précurseurs de l'abstrait, maintenant je le crois, que de suggestions qui laissent  là, rêveurs, des suggestions qui m'ont remplie.

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07 novembre 2010

Je me prépare au voyage

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Ces feuilles à demi-mortes près de mes pieds me frôlent comme des mains, c’est une descente du corps jusqu’aux mots que je tords contre la peau alors que grimpent leurs brisures le long de la jambe. Ces couleurs d’or que je serre dans mes bras je les emporte fragiles, elles crépitent encore à mes oreilles, ainsi circule le frottement des pensées jusque dans les veines. Ces odeurs couvertes de poussière insensibles aux prières je les coiffe d’un bonnet de laine, je nous enferme à double tour, elles disent qu’il fait froid et humide alors que l’écharpe du vent m’habille et me noue le cou, me glace les mains. J’attends que ralentisse le battement de mon cœur, c’est ainsi que l’on hiberne.


La nuit on dit le temps s’arrête alors pourquoi se lève le jour, tombent les années autour des arbres et les étoiles de nos yeux. L’été s’en va comme nos mots projetés vers le ciel, nos espoirs dégoulinent dans les jardins, il pleut les dépouilles des vœux non exhaussés, des amours inachevés, des promesses non tenues, le noir des arbres apporte la vision de la mort, elle nous fouillera jusque dans l’écriture prenant la couleur du temps, l’odeur de la cendre, on ne s’adapte pas on se recroqueville dans sa main.


Alors que les vitrines brillent, alors que l’ombre s’entoure de lettres rouges qui clignotent, alors que la nuit m’habille de sa robe de deuil ma chambre s’orne d’un miroir, je cherche un large pinceau, je tends le bras, quand le bras s’assouplit, quand mon corps se détend,  je me prépare au voyage, je peins le ciel avant qu’il ne se décharge, avant que je n’oublie son parfum dans cette partie de la toile.


Je meurs de ne pas savoir oublier la trame tendue, digérer le trou béant que je fends, je suis la mer qui retourne les feuilles dans ses rouleaux, le gémissement des vagues qui s'accrochent à la grève, dans la chambre l'odeur de la terre se mêle à mes pas, à mes gestes se mêlent les voix, combien de temps avant que la peinture ne sèche au ciel ?

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lutin - 07-11-2010

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02 novembre 2010

Pour eux

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Les mains en prière
la vie s’arrête-t-elle à la tombe ?

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Dans le silence l’espérance se dresse

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Un amour m'attend

quand l’esprit marche en reculant
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lutin - 02-11-2010

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