21 novembre 2010

On cherche ses écrits la peinture reste

sur une musique "si rien ne bouge" Noir Désir

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17 novembre 2010

Amsterdam

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photo 13 Novembre 2010

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Avec les rails saignant ta route, tes
gémissements, le vent
à l’embouchure de la mer
tu t’inclines face à l’immensité


Cette lampe devant toi

Amsterdam comment vis-tu ?
eau, terre et secrets
j’entends tes silences
sous les maisons de sel

L’eau qui te sauve et te noie 
vagues immortelles sans oxygène
ne boivent que les marins au port
assoiffés de chair

dans les ténèbres de ton ventre

Mais ta voix par la cloison de
papier qu’est ta peau
entre lumière douce et chaude
je t’entends respirer

au fond d'un rêve je suis

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Toi

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lutin – 17-11-2010
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Les canaux d'Amsterdam

les_canaux_d_Amsterdam

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10 novembre 2010

Réverbération des ondes

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Photo0364

acrylique sur toile - 60 x 50

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09 novembre 2010

Claude Monet au Grand Palais

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Constamment à la recherche de la lumière, créant des atmosphères lumineuses ou floues Claude Monet a eu ce don de me transporter dans ses couleurs, j'ai ressenti hier sous ma peau ce courant électrique que je connais si bien quand j'aime.

J'ai lu aussi que Turner et Monet ont été les précurseurs de l'abstrait, maintenant je le crois, que de suggestions qui laissent  là, rêveurs, des suggestions qui m'ont remplie.

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07 novembre 2010

Je me prépare au voyage

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Ces feuilles à demi-mortes près de mes pieds me frôlent comme des mains, c’est une descente du corps jusqu’aux mots que je tords contre la peau alors que grimpent leurs brisures le long de la jambe. Ces couleurs d’or que je serre dans mes bras je les emporte fragiles, elles crépitent encore à mes oreilles, ainsi circule le frottement des pensées jusque dans les veines. Ces odeurs couvertes de poussière insensibles aux prières je les coiffe d’un bonnet de laine, je nous enferme à double tour, elles disent qu’il fait froid et humide alors que l’écharpe du vent m’habille et me noue le cou, me glace les mains. J’attends que ralentisse le battement de mon cœur, c’est ainsi que l’on hiberne.


La nuit on dit le temps s’arrête alors pourquoi se lève le jour, tombent les années autour des arbres et les étoiles de nos yeux. L’été s’en va comme nos mots projetés vers le ciel, nos espoirs dégoulinent dans les jardins, il pleut les dépouilles des vœux non exhaussés, des amours inachevés, des promesses non tenues, le noir des arbres apporte la vision de la mort, elle nous fouillera jusque dans l’écriture prenant la couleur du temps, l’odeur de la cendre, on ne s’adapte pas on se recroqueville dans sa main.


Alors que les vitrines brillent, alors que l’ombre s’entoure de lettres rouges qui clignotent, alors que la nuit m’habille de sa robe de deuil ma chambre s’orne d’un miroir, je cherche un large pinceau, je tends le bras, quand le bras s’assouplit, quand mon corps se détend,  je me prépare au voyage, je peins le ciel avant qu’il ne se décharge, avant que je n’oublie son parfum dans cette partie de la toile.


Je meurs de ne pas savoir oublier la trame tendue, digérer le trou béant que je fends, je suis la mer qui retourne les feuilles dans ses rouleaux, le gémissement des vagues qui s'accrochent à la grève, dans la chambre l'odeur de la terre se mêle à mes pas, à mes gestes se mêlent les voix, combien de temps avant que la peinture ne sèche au ciel ?

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lutin - 07-11-2010

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02 novembre 2010

Pour eux

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Les mains en prière
la vie s’arrête-t-elle à la tombe ?

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Dans le silence l’espérance se dresse

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Un amour m'attend

quand l’esprit marche en reculant
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lutin - 02-11-2010

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29 octobre 2010

Une seule porte de sortie

CULTUURBERICHT20100409_basquiat_self_portrait

Basquiat - auto-portrait

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Quand la lumière baisse sous la paupière

Quand les cheveux poussent

Quand la mer crie

On balaye par terre pour effacer

Minuscules coups de ciseau

C’est ainsi que l’on remonte


Les bateaux de papier ne traversent pas les mers

Ni les avions pliés sur la table

Le jour s'en va pour un autre regard


Fragments météorites

Les mots ne font pas avancer

Ta tête dont on visite le fond

Des cheveux tout autour

Tout du long

Est la guerre

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lutin

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acrylique sur toile 60 x 65

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27 octobre 2010

Etrange

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Une lampe posée à même le sol, étrange lumière le temps hésite, étrange pluie au travers du soleil, les grains de poussière dans l’air sèment le chemin, étrange la main qui longe le corps dans un trouble infini. Dans la gorge serrée monte le fleuve où flottent les orages retenus. Etrange ce ciel qui avance sous les paupières comme un ras de marée brise les falaises, il suffirait de le serrer pour arrêter sa course mais j’aime entendre l’odeur de la tempête qui frappe aux carreaux. Dans mes yeux que j’ouvre s’abattent les barrières de la rue, dans mon sexe les souvenirs se tordent et font danser les murs, étrange abat-jour emprisonnant les corps apprivoisés, indéfiniment ils répètent les mêmes gestes livrant leurs secrets.

Quand le corps se repose les mains se détachent, au milieu du lit les bras s’écartent,  l’oreille se tend recevant les heures qui passent au travers des rideaux tirés, c’est ainsi que le monde renaît comme si soudain s’effaçait l’abandon. Etrange la douceur des mots qui se prononcent, la main les capture, de l’autre côté de la baie vitrée quand le corps s’éloigne elle en parfume la maison, fenêtres closes jusqu’à la prochaine fois.

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lutin - 27-10-2010

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24 octobre 2010

Pour toi Anny

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B - fusain et pastel sec - 30 x 42

encadrement - 40 x 50

Pas facile de refaire deux fois, ce qui est bien c'est qu'en changeant de maison je ne serai pas dépaysée 

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L’odeur intime enivrante
chaude comme le ventre expulse le plaisir
elle est un nom
une empreinte digitale que l’on renifle
un drapeau avec un air d’oiseau dans la lumière
suspendue
elle dégage ses arômes
animal on la lèche
mémoire profonde tu ne peux t’en défaire

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lutin

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21 octobre 2010

La dictature de l'attente

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photo  du 18-10-2010 - lutin

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D’abord le brouillard du matin
se déchire lentement
présent dans les yeux
contre les cheveux il se mêle
un pied creuse la route
et le corps se tend dans l’écharpe éphémère
on avance prisonniers
la lame aiguisée coupe l'espace


Dans sa nudité bleue le ciel ne nous appartient pas
le sol dur rappelle la dictature de l’attente
le corps se fie à sa température
train fantôme il écoute les bruits du cœur
étouffe les heures pour les rendre transparentes
les doigts détachent la montre
jusqu’aux paupières qui se ferment
on arrête le temps


L'écriture serait-elle nos deux extrémités
à chaque saison se répète la scène
les yeux encore plus grands
que fais-tu dans le froid ?


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lutin - 21-10-2010

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