03 octobre 2015

On ne se détache pas (3)

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C'est l'infini amour ce carnet
livré au tamis
entre murmures tu me presses
le soleil dort
la mémoire tourne

 

 

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11 septembre 2015

On ne se détache pas (2)

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Peau
voluptueuse et fripée
l'air de mer passe
la bulle est étanche
fin du bruit
une nuit d'étain
la traverse

 

 

 

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07 septembre 2015

On ne se détache pas (1)

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C'est
vide
rempli de lumière
roue libre de mémoire
cela palpite
cette tendresse
de la mer
m'enrobe
de blanc

 

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Elle s'en ira comme le reste
page blanche du ciel
juste quelques bateaux
rejoignant le flou
la mer vit

 

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La journée est devant
on s'enlace
mot pour corps
nous rêvons plus large
encore
dans les premières vagues

 

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Durant des heures
on va
on doute
la mer n'a pas d'yeux
on surveille les marées
le beige du sable
au pied de la mer
nous sommes seuls

  

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Un grand verre de ciel
l'air descend
le coeur se tait
les yeux encore nos yeux
de plus en plus serrés
il y a peu à dire
seulement voir la lumière


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01 septembre 2015

Quand la terre se détache

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B - acrylique sur toile 80 x 80

 


Cette métamorphose dont nous sommes prisonniers 
n'oublie pas les nuits incertaines
la mémoire de la mer
au fond de moi elle bouge encore 
ma langue liée
la bouche s'ouvre et se referme
impatiente dans les chemins de terre
claque le fouet
ton corps détaché du ciel

 

 

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18 juillet 2015

Attente intime

 

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Dans l'illusion du matin
d'un même mouvement d'étirement
le corps se lève chassant la torpeur
c'est à la lumière qu'il dédie
l'absence
portant sur ses jambes
le poids des heures

et nous marchons....
respirant les mots

 

Nous marchons séparément
l'espace niant les corps
liant les noms
sans peur ni vertige
ainsi nous apprenons à vivre
paroles absentes
chaque matin nous réapprenons
jusqu'à l'émiettement du jour

l'attente....
qui unifie

 

 

18-07-2015

 

 

 

 

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19 juin 2015

Chemin de mots

 

 

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Inutile d'aller
de vouloir regarder
ailleurs
nos yeux encore nos yeux
le corps reste
et puis se jette
en nous

ça donne une amplitude
un goût dans la bouche
un étranglement


Regardons-nous
alors que de suivre nos corps
du doigt
pour corrompre le sang


Dessine-moi ma langue avec ta main
la parole nous ancre
regarde-moi te dis-je
après une journée d'absence
bâtie de nos mémoires
en phrases inachevées


Puisque le temps danse
célébrons la part du feu
ouvrant le dialogue
cette énergie
qui tue la mort
étrangère
comme un ciseau

 

 

19-06-2015

 

 

 

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12 juin 2015

Etre là

 

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Sans rien d'autre autour
les murs surveillent
l'espace rétrécit
l'air circule autant
il n'y a que la couleur
qui s'affaisse
lourde sur les épaules
il ne fallait pas rester
je me voute
habillée de noir
les murs m'ont accaparée
presque à minuit
sur le même banc
m'habite l'espace
point

 

12-06-2015

 

 

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23 mai 2015

Berceuse au coeur

  

toi

 

 

Tes bras autour de mon cou
cette chaleur prend au ventre
dans les poumons repasse
cela dure

Tes mains encore si petites
lianes et boucles d'or m'enserrent
tandis que mes yeux sont un lac
c'est ma mémoire qui revient
et m'envoûte

Hier j'étais la femme, la mère
visage aux mêmes traits de lait
le corps remplit du même jardin
berceuse au cœur

 

 

23-05-2015

 

 

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18 mai 2015

Obstinément

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Ne serait-ce qu'un jour
il n'y a plus d'heures
compte tenu de la manière
le matin quand l'air prend nos poumons
je te l'avais prédit
nous nous mîmes à nous fier aux odeurs de la terre
et à notre propre sueur

Ce dimanche, étrange dimanche
j'ai mis mes pas dans les tiens
sommes-nous en mesure de laisser d'autres traces ?
quelque chose s'inverse
sous nos pieds
les liserons prolifèrent

On vit ici
le sang en crue
du large que l'on partage
d'une goutte d'eau
d'une guerre perdue
on navigue on dérive à vue


Emergent des visages
et se défont
fin du bruit
 

On a voulu, on a rêvé
telle plante fouille le sol
c'était encore plus subtil
l'égrainement de la semaine
les mains accomplissant les mêmes gestes
visages posés l'un sur l'autre




18-05-2015

 

 

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25 avril 2015

Les artistes du Chesnay (c'était en 2010)

 

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Il fait noir, la porte vient de se fermer, derrière, le froid et le vent poussent l’absence, dedans tombe la neige au cœur, l’odeur imprégnée reste encore. Il n’y a pas de sortie de secours avant longtemps, il faut attendre les branches construisant leurs parasols de l’été.

Et le corps se retourne sur des pages d'écriture à venir.

Il est 17 heures, il n'y a plus d'espace dans le manteau de la nuit, il n’y a que le noir de nos peaux suspendu à la cime d’un arbre éternel, en transparence on y devine leur couleur originelle.

Un drapeau flotte au vent déchirant la pierre ensevelie.

Il y avait quelque chose qui suggérait la présence, la bouche et les lèvres, la façon de les serrer sans cesser de regarder l’arbre et son drapeau. Il y avait l’odeur hormonale, la sueur expulsant son envie à travers les pores frémissants.

Il y avait un fleuve en crue dans l’autre pièce emportant la branche et sa main, c’était une fascination étrange ces milles petites bulles attirées en spirales au centre de gravité. Scrutateurs les yeux ont suivi le mouvement, derrière la porte des gens cachés chuchotaient entre la mer et nous et nos mains faites d’os et de chair appelaient à l’aide à travers un mur de verre.

Habillée j’ai brisé la glace me retrouvant prisonnière de l’eau.

Il suffira de dire que c’était spirituel ces images venues de très loin ou que la fièvre a créé un délire. J’ai senti mes jambes se dérober sous toi ou moi androgyne. J’ai peint de la neige au couteau sur une toile pour tuer l’absence et réchauffer mes mains, ou bien ai-je assassiné une autre vie et bu le sang.

A  la fenêtre c’est encore hier,  les trottoirs jusqu’à l’extinction des pas gardent leur nappe blanche. Il faudrait refaire les bonnes connexions et savoir pourquoi la semelle piétine dans le froid alors que les doigts ne gèlent plus sortis de la pierre ensevelie.

Noir le ciel, d’un noir soutenu toute l’écriture empilée, quand on ouvre les journaux à la page des faits divers, la grande histoire de la vie c’est l’amour.

Il n'y a que des cris d'amour jusqu'à la racine de soi.



lutine

 

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