20 janvier 2012

Tout glisse et tout s'efface

 

Il n’a pas de visage mais des mains qui se balancent
Pas plus grosses que des hirondelles

Le vent fou travaille pour nous
Impose ses pas comme s’il avait un corps

Sous ses traits déchirés
Amorce le virage nous préservant du vide
Ramenant les odeurs jusqu’à la jambe qui se frôle

Les poussières patinent la peau
Ainsi on se regarde
On s'attrape les bras dans la terre reconnue

Tu coupes l’air et le vent nous mélange
Le bleu et la mer dans un immense murmure

Paupières baissées à la manière des vagues
Nous lient l’esprit comme un chien de chasse devant un gibier


D’hier et de demain nous portons les grelots

 

 

Billie

 

 

 

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18 janvier 2012

Rêve de soie

 

IMG_0085

B - pastel - 50 x 60

 

 

Douce sensation de l’œil
la fente des paupières baille

 

à même la terre
le monde s’agite dans un soleil blanc naissant
où le froid se dissout

 

étrange cette sensation d’être accompagnée ainsi
j'avais oublié la douceur

 

 


  

Billie - 18-01-2012

  

 

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16 janvier 2012

C'est trop tôt ce besoin de démolir la mer

 

 

 

C'est trop tôt ce besoin d'écrire quand l'amour s'en va aussi vite que la poussière. J'ai aimé cette maison au toit de tuiles dont les racines soulèvent la terre jusqu'à la chambre dedans, le manque de bruit, les promenades de nuit dans le ronflement qu'est la mer sans réverbère je l'ai affrontée, l'œil est un guide plus lumineux encore, une façon d'être dans le monde habillé de vent. Ma poésie est une souffrance que je retourne entre les mains comme une pâte blanche écrite au tableau ainsi je ne possède rien du soleil ou de la table et du mur refermé. Aujourd'hui elle est un refuge et c'est elle qui commande le repas à ses heures hypnotiques, méandres de l'arbre des formes et des contours elle m'habite alors qu'émergent les visages du réel. Je ne suis que l'ange, la lumière qui s'éteint, le bruit d'un corps de passage, dedans ce feu qui bouge. 

 

Je suis dangereuse ne comprenant pas le mot "aimer" assez vite, j'effleure, je loupe les trains, les messages des murs, émergent des visages, des yeux encore. Dans ma mise en examen je ne suis pas l'auteur volontaire, juste des mains procédurières pour accompagner la tarte aux pommes renversée au fond du plat, nos sets de table gris et rose flottent au vent emportant les arômes du repas et le parfum de ma peau distillé avec lenteur, on ne l'appellera pas Dévotion juste Envie d'être à la hauteur, Encre je cherche encore la journée devant, le vrai sur la peau.

 

De toi je ne sais rien si ce n'est que les poils poussent même la nuit, alors que dehors il fait frais j'ai perdu mon rôle au numéro 55 de la rue. Il n'y a pas de cigarette mais je la sens comme l'ivresse si proche du canapé muet dans sa position langoureuse, point lumineux marbré de gris je respire l'intérieur et mes peurs de souliers sur le trottoir. Dans cette maison je m'appelle Barcelone ou Béatitude sur la nappe rectiligne qui n'existe pas lorsque le téléphone sonne, tu hésites à décrocher, tu décroches, yes dis-tu au monde, c'est une pub pour les radiateurs de la mer, les peluches circulent dans la tête.

 

On est deux face à face, profils captés si peu pressés de s'effilocher tu me frottes le dos jusqu'à la salle d'embarquement d'un nuage d'avion alors que tout se crée dans le cerveau les bateaux mémorisent un désir enlisé où habite le silence et la douche déjà prise.

 

C'est trop tôt ce besoin de démolir la mer et ses ponts.

 

 

Billie - 14 - 01 - 2012

 

 

 

 

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15 janvier 2012

Jaune lune

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Dune

Nue

Rides de sable

Dans l'attente d'une escarcelle de rêves...

 

         Peau au microscope de notre regard

         Quand rien ne va plus

         Il pleut

.

Il pleut sur la peau à regarder la lune

Un rire d'exception

Derrière de mes lèvres

De l’eau à laver les pliures

 

As-tu déjà prié la lune quand elle est bien ronde ?

Où se pose le regard de Dieu

 

 

 

Billie - 15-01-2012

 

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Bleu vers

 

 

 

Inutile d'aimer

de vouloir

le chagrin

 

Dérive la mer de plus en plus loin

vers l'incertain

 

Fuit sa peine

 

Le corps entre la peau

déshabille

 

Le reste du cerveau

dans l'air

se plie

 

 

 

Billie - 14 - 01 - 2011

 

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12 janvier 2012

Jusque dans la pierre

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  Sans cesser de regarder l’arbre
à travers un mur de verre 
j’étais là à l’intérieur de toi

 

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08 janvier 2012

Prière secrète

 

 

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.

.

Il y a quelque chose qui se casse
Quelque chose qui bouge
Jusque dans le ciel s
agitent les formes et les couleurs
Les pens
ées ne savent plus nager
Loin des rives embrass
ées
Dans l
océan lestées de phrases enroulées
Elles se sont enfonc
ées

 
Quelques bulles en signe de la main
Le remous de jupe retardant la disparition
L
eau est un train fantôme
Les vagues un incendie

 
Il faut aimer le cimeti
ère qui senfonce
Les pierres us
ées
Et les indices laiss
és danseront

 
Il faut aimer les sanglots
Comme le prochain orage viendra du ciel
Nourrir les mers et leurs chants

 
Telle est la pri
ère secrète des voix mêlées
O
ù le vent souffle

.


Billie

 

 

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06 janvier 2012

Identité

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Ne plus être sous la lampe

quand les mots se délient

on les retient et on les tresse

le corps se dresse frileux

de sa prison dont il est le geôlier

amant de son propre cerveau il se libère

fermant les pages

 

La crainte a besoin de roses

dans cette agitation forcenée

on ne force pas l'intimité

pour s'exprimer au monde

en dehors d'un terrain vague

et l'eau dévale si peu pressée

au long d'un corps hivernal

 

Jolies mains d'écrivain effilochées

Le voyageur ne voit pas ta métamorphose

quand le soleil couchant vient jouer du piano

les buées pressent en arc-en ciel

l'écho halluciné de ce qui aurait pu être

j'en aime l'immobilité

et l'espérance au bout des doigts

 

 

Billie - 06-01-2012

 

 

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05 janvier 2012

Une seule porte de sortie

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Quand la lumière baisse sous la paupière
Quand les cheveux poussent
Quand la mer crie
On balaye par terre pour effacer
Minuscules coups de ciseau
C’est ainsi que l’on remonte

Les bateaux de papier ne traversent pas les mers
Ni les avions pliés sur la table
 
Le jour s'en va pour un autre regard
Fragments météorites
Les mots ne font pas avancer
Ta tête dont on visite le fond
Des cheveux tout autour
Tout du long
Est la guerre

 

 

Billie 

 

 

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04 janvier 2012

Soleille-moi (dernière version)

Soleille-moi

B - acrylique sur toile 80 x 65

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