03 juillet 2008
lui
Je suis perdue dans les grains de sable je les compte chaque jour ici depuis que je t’ai perdu je connais la couleur de leur profil dans cet endroit plat devenu mon repère le vent les promène isolés sauvant l’empreinte fatidique ils sont l’écho de ton passage quand le dessin de l’oasis enfonce la matière ils sont lumière au passage de ma roue comme le phare au milieu de la route les corneilles les entourent dans une danse macabre marquant le talon d’une balise à mes yeux. Le vent se jette dans mes cheveux mes larmes vont à toi mais non folie il fait chaud et le vent est ailleurs ce sont tes poumons gonflés expulsant l’air qui vont à ma rencontre dans le frein grinçant d’un vélo aimanté passé par là hier et les autres jours parfois je rêve que je suis folle imaginant les silhouettes. Des cercles s’incrustent autour de toi autour de moi nous balisons notre route autour de nous rien c'est une ronde de feu dans la rosée du soir le foulard parfumé dans le dos je te sens c'est l'heure du cri du grain de sable dans le virage un soleil éclaire la route on se télescope dans notre danse pieds et poings liés les yeux assoiffés retenant l'heure accrochés à la grille verrouillée la clef métallique n'a pas de pitié pour l'amour la clef est en nous souvent je rêve d'un monde sans porte
lutin - 02-07-2008
11 juin 2008
Isidore dans la couleur
lutin - 11-06-2008
10 juin 2008
Je m'appelle Isidore
lutin - 10-06-2008
28 mai 2008
le vent
Poussée par le vent
Depuis si longtemps
Me voilà dans le champ
Combien de temps ?
Des années, quelques heures, combien ?
Mon amour je ne sais pas
Cela dépend du vent
De sa fougue à me pousser dans le cadre
A me retenir
A me jeter hors du champ
Cela dépend de tes bras
Quand le vent tombera
Poupée de chiffon je tomberai
Comme le vent
Si ta main ne se tend pas
Lutin – 28–05-2008
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Echo de Sylvie
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Que j'aime le rouge vif en terrain vague,
l'écume écarlate qui flamboie le long des bastions,
l'abondance en grand tapis rubescent.
Mes songes se remplissent de sourires vermillons,
en voyant les coquelicots...
Le rouge colle à ma peau comme un venin secret,
je le dévoile en filigranes comme un doux poison,
je l'exhibe en incandescence dans l'instant.
Mes chimères se peuplent de rires papillons,
en voyant les coquelicots.
Bon sang!
Que j'aime le rouge vif,
il colle à ma peau
comme un filet à rêves.
Dédoublement
lutin - 28-05-2008
27 mai 2008
Tourbillon
Elle sort de sa peau
pour d’autres cieux
donnez-lui le pas
sur ce lit de roses
fleur rouge offerte
à jamais fermée
elle s’est laissée mourir
au fond du vase
elle n’a pas bu la dernière goutte
La mèche de cheveux vers d’autres cieux
elle contemple ce ventre énorme
qu’est le ciel
là haut on emprisonne les morts
là haut on emprisonne l’amour
là haut on ne respire plus
alors d’où vient le vent
peut-être la dernière expiration du dernier venu
Les nuages l'appellent
elle a aimé le ciel
plein de promesses
au rythme saccadé de quelques entrechats
ils lui racontent des histoires d’enfant
le lapin aux grandes oreilles
l’ours en peluche éventré
on lui a arraché le cœur
donnez lui la force de partir
statufiée dans une peau de bronze
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lutin
Acrylique sur toile 45 x 55
lutin 27-05-2008
11 mai 2008
Virevolte
Fusain - Acrylique
lutin - 12-05-2008
29 avril 2008
Un marbre, un fusain
Fusain d'après un marbre de Camille Claudel
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Le Regard
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Elle a peur de la profondeur de l’œil
de la paupière en forme de guillotine
la sentence est dans la pupille quand les mots ne suffisent plus
Elle a peur de la main quand les doigts secouent les mots sur le papier
le verdict est au bout de l’ongle quand il trace sur le papier l’incision à jamais
le pouvoir des mots ne gommera jamais la distillation
Elle a peur de la voix
caverneuse de sa tombe elle remonte
s’étale en surface et se rassemble en tourbillon
et la voilà capturée
son souffle contre le sien
un lasso autour du cou
Les larmes une à une sectionnées saignent sur la feuille
la sueur perle
la langue boit l’imaginaire
elle entend la raison glisser son mot à l’oreille
lutin - 29-04-2008
26 avril 2008
Nomade
lutin - 26-04-2008
A trop chercher je m'ensable et je recommence
25 avril 2008
Vision du nomade
lutin 25-04-2008
J'ai voulu la retravailler, je l'ai regardée longtemps insatisfaite, me voilà en phase avec cet homme qui reçoit la lumière.












