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Un nouveau regard, les mots qui se détachent
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21 janvier 2012

C'est trop tôt ce besoin...

 

 

C'est trop tôt ce besoin d'écrire quand l'amour s'en va aussi vite que la poussière. J'ai aimé cette maison au toit de tuiles dont les racines soulèvent la terre jusqu'à la chambre dedans, le manque de bruit, les promenades de nuit dans le ronflement qu'est la mer sans réverbère je l'ai affrontée, l'œil est un guide plus lumineux encore, une façon d'être dans le monde habillé de vent. Ma poésie est une souffrance que je retourne entre les mains comme une pâte blanche écrite au tableau ainsi je ne possède rien du soleil ou de la table et du mur refermé. Aujourd'hui elle est un refuge et c'est elle qui commande le repas à ses heures hypnotiques, méandres de l'arbre des formes et des contours elle m'habite alors qu'émergent les visages du réel. Je ne suis que l'ange, la lumière qui s'éteint, le bruit d'un corps de passage, dedans ce feu qui bouge.

 

Je suis dangereuse ne comprenant pas le mot "aimer" assez vite, j'effleure, je loupe les trains, les messages des murs, émergent des visages, des yeux encore. Dans ma mise en examen je ne suis pas l'auteur volontaire, juste des mains procédurières pour accompagner la tarte aux pommes renversée au fond du plat, nos sets de table gris et rose flottent au vent emportant les arômes du repas et le parfum de ma peau distillé avec lenteur, on ne l'appellera pas Dévotion juste Envie d'être à la hauteur, Encre je cherche encore la journée devant, le vrai sur la peau.

 

De toi je ne sais rien si ce n'est que les poils poussent même la nuit, alors que dehors il fait frais j'ai perdu mon rôle au numéro 55 de la rue. Il n'y a pas de cigarette mais je la sens comme l'ivresse si proche du canapé muet dans sa position langoureuse, point lumineux marbré de gris je respire l'intérieur et mes peurs de souliers sur le trottoir. Dans cette maison je m'appelle Barcelone ou Béatitude sur la nappe rectiligne qui n'existe pas lorsque le téléphone sonne, tu hésites à décrocher, tu décroches, yes dis-tu au monde, c'est une pub pour les radiateurs de la mer, les peluches circulent dans la tête.

 

On est deux face à face, profils captés si peu pressés de s'effilocher tu me frottes le dos jusqu'à la salle d'embarquement d'un nuage d'avion alors que tout se crée dans le cerveau les bateaux mémorisent un désir enlisé où habite le silence et la douche déjà prise.

 

C'est trop tôt ce besoin de démolir la mer et ses ponts.

 

 

Billie - 14 - 01 - 2012

 
 
 
 
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Commentaires
L
Voilà j'ai fusionné :-)
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L
Merci Jean Pierre, je pense venir il me faut encore un peu de temps.<br /> <br /> <br /> <br /> Renaud le texte est plus bas si tu veux le lire. Pour la voix je ne sais pas c'est le texte qui m'a portée.
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R
Je suis un peu désarçonné.Les mots sont splendides<br /> <br /> la voix est belle mais en application du principe<br /> <br /> voulant que les paroles s'envolent et que les<br /> <br /> écrits restent je préfère, pour un blog, pouvoir<br /> <br /> lire le texte pour aller et revenir sur lui, pour<br /> <br /> mieux m'en imprégner et donc l'apprécier.<br /> <br /> Mais je sens aussi que tu as besoin de parler.
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J
Je te lis depuis des années, je t'écoute peu, en public tu te fais rare mais là tu me scotches étant autrement que sur scène et j'en reste remué/muet. J'aimerais que tu nous le fasses sur scène même si j'ai cru comprendre ton trac et tes peurs. C'est beau je te sais à la hauteur reprenant ta parole je sais que tu peux l'être à la hauteur. SVP arrête d'avoir peur et viens.
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