06 novembre 2009
Symphonie
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Il y a ce vertige intérieur
danse solitaire
les yeux veulent être autre que pierre
du désert, la larme la plus cruelle
celle qui sèche à l’intérieur
s’est s’échappée
S’écoule le déluge
couvrant le visage d’une robe de sel
en couches successives de peau
jusqu’à paraitre blanc
parfaitement habillé
Vêtue de soie
je vous offre une flute de champagne
pour l’éloge de nous
dans la bouche des torrents de mots
Les glandes lacrymales ont inversé le sens
les arbres bientôt nus reflètent nos visages
enfermés tout l'été, et si c'était la fin
Mélangés nous nourrissons la sève
au printemps à quelles cimes serons-nous séparés
les haies dans la tête deviennent obsession
fantômes dont on ne peut défaire les draps
Enroulée sur un banc, je contemple l’envol des oiseaux
les paumes des mains en feu , respirant l’air empoisonné
l'hiver est une prison comme le lac gelé de mes yeux
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lutin - 07-10-2009
Ailleurs "Zorg" l'a mis à l'envers et cela fonctionne, merci à toi
l'hiver est une prison comme le lac gelé de mes yeux
les paumes des mains en feu , respirant l’air empoisonné
Enroulée sur un banc, je contemple l’envol des oiseaux
fantômes dont on ne peut défaire les draps
les haies dans la tête deviennent obsession
au printemps à quelles cimes serons-nous séparés
Mélangés nous nourrissons la sève
enfermés tout l'été, et si c'était la fin
les arbres bientôt nus reflètent nos visages
Les glandes lacrymales ont inversé le sens
dans la bouche des torrents de mots
pour l’éloge de nous
je vous offre une flute de champagne
Vêtue de soie
parfaitement habillé
jusqu’à paraitre blanc
en couches successives de peau
couvrant le visage d’une robe de sel
S’écoule le déluge
s’est s’échappée
celle qui sèche à l’intérieur
du désert, la larme la plus cruelle
les yeux veulent être autre que pierre
danse solitaire
Il y a ce vertige intérieur
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Commentaires
beau poème qui pourtant oublie que l'Hiver est comme un père aux cheveux blancs qui préparerait en silence le banquet du printemps infusion de racines
un nouveau défilé de couleurs et de parfums se préparera pour une nouvelle danse du feu
Merci Adeline, j'ai revu les césures à l'instant, un besoin impérieux.
J'ai aussi fait le pas, virtuel, papier, là aussi un besoin impérieux, j'attends.
Que de sensations puissantes dans ce poème.
J'y éprouve dans la chair même la présence des âmes de l'Alhambra flottant au-dessus de cimes jamais nues
la solitude de l'attente au coeur d'une ville fouettée de vent
les frôlement indicible des pensées tétanisée de froid.
juste pour ces mots là, merci
"les frôlement indicibles des pensées tétanisée de froid"
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