les secrets de lutin

poésie et textes...Un mot déclenchant une tempête et mes doigts tissent sur le clavier....

26 septembre 2009

1cm2

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Le cerveau habite une maison dont on rétrécit les murs

un peu plus chaque jour

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La peau est un buvard

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Allons à la mer face à l’immensité

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Laver les cris funèbres

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lutine

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24 septembre 2009

Espace protégé

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............Il fait noir, la porte vient de se fermer, derrière, le froid et le vent poussent l’absence, dedans tombe la neige au cœur, l’odeur imprégnée reste encore. Il n’y a pas de sortie de secours avant longtemps, il faut attendre les branches construisant leurs parasols de l’été.

Et le corps se retourne sur des pages d'écriture à venir.

Il est 17 heures, il n'y a plus d'espace dans le manteau de la nuit, il n’y a que le noir de nos peaux suspendu à la cime d’un arbre éternel, en transparence on y devine leur couleur originelle.

Un drapeau flotte au vent déchirant la pierre ensevelie.

Il y avait quelque chose qui suggérait la présence, la bouche et les lèvres, la façon de les serrer sans cesser de regarder l’arbre et son drapeau. Il y avait l’odeur hormonale, la sueur expulsant son envie à travers les pores frémissants.

Il y avait un fleuve en crue dans l’autre pièce emportant la branche et sa main, c’était une fascination étrange ces milles petites bulles attirées en spirales au centre de gravité. Scrutateurs les yeux ont suivi le mouvement, derrière la porte des gens cachés chuchotaient entre la mer et nous et nos mains faites d’os et de chair appelaient à l’aide à travers un mur de verre.

Habillée j’ai brisé la glace me retrouvant prisonnière de l’eau.

Il suffira de dire que c’était spirituel ces images venues de très loin ou que la fièvre a créé un délire. J’ai senti mes jambes se dérober sous toi ou moi androgyne. J’ai peint de la neige au couteau sur une toile pour tuer l’absence et réchauffer mes mains, ou bien ai-je assassiné une autre vie et bu le sang.

A  la fenêtre c’est encore hier,  les trottoirs jusqu’à l’extinction des pas gardent leur nappe blanche. Il faudrait refaire les bonnes connexions et savoir pourquoi la semelle piétine dans le froid alors que les doigts ne gèlent plus sortis de la pierre ensevelie.

Noir le ciel, d’un noir soutenu toute l’écriture empilée, quand on ouvre les journaux à la page des faits divers, la grande histoire de la vie c’est l’amour.

Il n'y a que des cris d'amour jusqu'à la racine de soi.



lutine


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22 septembre 2009

La chair de l'autre

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Le poison s’infiltre sous la peau
Liquide entre les nerfs - durci
Ce n’est pas froid
C’est lourd comme la pierre
Là où la cheville se casse
Eclats de verre - Sans cri


Mille brisures de la chair - quand l’eau monte
A l’intérieur s’imbibe la vie
Nos mains  entrelacées - cristallisées


Eau - Vie
C’est la lame qui remplit les poumons - s'enfonce
Les bras s’agrippent - en l'air
Des pages blanches en testament
Le pied dans l’étrier - éclaboussé
C’est le vide


Au cerveau la musique - grimpe
L’organe vital – en courbe
Sous la cendre de feuilles
Le lierre resserre son étreinte
Les mots s’échappent - inaudibles
Les yeux s’absentent - solidifiés


lutin

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19 septembre 2009

Michel Devillers

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Devillers & Rodembourg Exposent

Au Chateau de Bourgogne
à Estaimpuis ( rue de Lannoy, Pecq )

du 19 au 27 septembre

Vernissage le vendredi 18 septembre à 19h

http://devillers.viabloga.com/

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15 septembre 2009

Dédoublement

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Le rébus

Pour Man Ray, le rêve fonctionne comme un rébus. La preuve en est dans cette image érotique : une main tient le soleil et les jambes représentent un phallus. "Ce rébus de Man Ray est une dissimulation d'images sexuelles". En image : Man Ray Le rébus, 1938, Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou

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Poser c’est aussi écrire

Sur le trottoir au goût macadam un geste à la craie
comme peindre

C’est aussi  le réverbère clignotant à hauteur du balcon
fatigué de trop de nuits

Un bras balancier du noir à l’orange
Il n’y a plus d’heure

Sur un piano les doigts longs colorés ou absents
Par intermittence

En toile de fond l’harmonie des couleurs
étalées comme l'eau sous le phare

Un équilibre achevé
en point de fuite juste quelques traits blancs
et le vide

Déjà déformées la musique et ses variations

Il pleut sur la peau
à laver la bouche et les lèvres

J’ai l’impression d’être un fleuve en crue
emportant une branche
et sa main

Sans cesser de regarder l’arbre
comme à travers un mur de verre
j’étais là à l’intérieur de toi

Ton visage muet et ruisselant
dans un tableau m’appelait à l’aide
sans pouvoir le toucher


lutin – 15-09-2009

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14 septembre 2009

Rêve d'amour

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J’aurais avalé la forêt entière
La tête haute jusqu’à la cime
Que croire de nos illusions marquées sur le sol
Que seras-tu dans deux minutes ?
Au creux de mon ventre

Demain je marcherai le cœur serré d'amour
Vers un trou que nous avons creusé
Un deuxième pull contre le vent
Roulé en boule pour évaluer le degré d’urgence

C'est la fête au château
Les dames promènent leur robe de soirée
Nous sommes nus fenêtres ouvertes
Un chant accentue le vide du balcon
La pluie s’effiloche  le long des sculptures
Lavées de nos regards

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lutin - 14-09-2009

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13 septembre 2009

Maison déshabillée

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Derrière le papier peint
il y a une autre respiration
un passé écrasé dans le creux de la main
poing à jamais amnésique
si on n’en soulève pas le coin


Il y a la lumière diffuse dans l’œil
la voix faïencée qui tombe du plafond
dans l’ombre du tapis
les mots que l’on croyait morts
s’infiltrent sous la porte


Les draps blancs jetés comme des fantômes
pour ne pas perdre l’envoûtement
grimacent dans le désordre de la pièce
et les mots rampent en poussière de plâtre


Derrière la couleur des murs
il y a la blancheur des corps qui se mangent
dans la nudité, à même le sol
et les sons résonnent en cristal
au vent des sentiments


Dans une maison déshabillée
il y a une église
une amplitude dans le son de la voix
un ciel haut où se retrouver
une maison nue, c’est le monde à l’envers
fenêtres ouvertes



lutine

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07 septembre 2009

Le vent

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Le_vent

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03 septembre 2009

Géométrie

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B - acrylique sur toile
elle n'avait pas de nom alors on l'appellera " je suis brouillée avec la géométrie" préférant la courbe des corps

"Journal d'un idiot II" gg

ma réponse

On ne peut pas inventer Dieu, mais on peut s'inventer autre, se créer, se construire, se reconstruire, être. C'est une affaire d'ascension de soi. J'y reviendrai jusqu'au rire interdit, jusqu'au doute que je renie car il empêche d'avancer, il est une perte de temps et l'on doit le chasser comme on chasse les heures souterraines, le début, le tout début, le premier indice, la première faille, le Diable.

Qui est Dieu, qui est le diable, ma réponse Dieu est un homme, le diable est un homme, tiens une majuscule pour l'un, une minuscule pour l'autre, je dirai l'HOMME est vivant et doit le rester en ligne droite, ligne la plus courte pour être au croisement le plus rapidement possible, les diagonales allongeant la route surtout quand on y ajoute des virages jusqu'à la plaie. Quant aux flèches ne sont-elles pas un retour par ricochet.

L'homme n'est pas une géométrie, l'homme est une ouverture vers l'horizon. De mémoire je ne connais pas d'ouverture dans la géométrie, on parle de cercle, de carré, de rectangle, de triangle, d'angles, obtus, ou aigus, comment être si l'on est obtus, comment être dans le cri aigu, je m'égare dans les angles, trop droite peut-être, et c'est pire dans les labyrinthes à géométrie variable. Quant à Dieu il n'a pas voulu cela.

Tout ceci n'est qu'un langage de sorciers, il faut s'en méfier, ils s'accaparent votre âme, vous retournent comme une crêpe et vous ne savez plus qui vous êtes dans une marée de symptômes. Le vent prend possession de vous, quand une lumière s'éteint l'esprit est là, quand le son de la télévision monte, il est encore là, le réverbère s’en mêle de sa couleur orange tant que les volets ne sont pas fermés jusque dans votre lit et dans le sommeil, il ne vous lâche pas après l’amour aussi et la cuillère si douce jusqu'au matin, c’est palpable  la noyade de l’un dans l’autre. Oui les effets sont puissants, on ne sait plus qui parle, Dieu, le diable, ou l'esprit à travers le sorcier et ses flacons posés sur le bord du lavabo, il fait le compte des minutes maléfiques jusqu’au clignotement de l’ampoule qui crépite comme l'allumette sur le bûcher pour rappeler sa présence.

Je suis le rayon d'un cercle, juste la moitié de ce que j'aimerais être, en dehors d’un lit je n’ai pas de corps.

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lutin - 03-09-2009

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