31 mars 2009
Femme de l'ombre drapée
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acrylique sur toile 45 x 56
lutin - 30-03-2009
29 mars 2009
Les funérailles de Mona Lisa
Un homme d'un grande modestie et d'une totale décontraction, l'art est pour tout le monde dit-il. Il a été rejeté de l'école des beaux arts de Shanghai par qu'il bégaie, celle de Dijon lui a ouvert ses portes. C'est un beau pied de nez à la Chine.
Une peinture doit vivre dit-il, alors lorsqu'il peint son père, au fur et à mesure de l'évolution de sa peinture et de l'envie de dormir ou pas de son père, son pinceau lui ouvre ou lui ferme les yeux, un moment émouvant du reportage fait en 2002 et projeté à l'auditorium du Louvre vendredi dernier lors de sa conférence.
23 mars 2009
la femme de l'ombre
lutin - 23-03-2009
acrylique sur toile - 45 x 56
22 mars 2009
Tripe humaine
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La nuit je ne suis plus là
je pars en voyage
dans une atmosphère cérébrale fantomatique
la vitesse l’emporte souvent
la spéculation aussi
sur un fond de colline rocailleuse
la musique en parallèle
c’est entre deux gares dans un confort aléatoire
que je grave et peins des personnages insensés
à l’épreuve de l’horreur
le burin martèle les rails
la rouille sur la peau persécutée
dépose ses pigments
le chiffon à la main bat la toile
les particules comme une pluie s’échappent
reste l’ombre du déporté
à peindre au risque de la vie
des électrochocs invoquant la furie du monde
happent les aiguillages chargés de bruit
la déglutition est difficile dans les secousses
et les tripes se nouent
le ventre accouche sur le quai d’une gare
dans l’énergie sourde d’un autre défi
visage qu’on dévisage
par peur de mourir sans laisser de trace
lutine - 22-03-2009
20 mars 2009
Funérailles dans le dos
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Il n’y a que le soleil sur les ombres
il n’y a que des poupées de chiffon noircies
les cheveux monochromes arrachés
quand une nouvelle saison se lève
notre corps est un livre
on en tourne la page
on déchire la souffrance de quelques lignes
les morts ne volent pas
les morts ne salissent pas
on déplie son corps encastré dans le vide
à l’angle des raies de lumière
on relève la tête
lançant un long regard vers l’homme
respirant avec lui
on enfourne ses doigts dans la bouche
hors d’haleine on en extirpe les mots
les morts ne parlent pas
rien qu’un verre d’eau pour laver le linge
de l’eau sucrée-salée à chaque souffle
rien qu’une épaule pour expulser le froid
une main sur le ventre reconnue
on lui lave les pieds
on lui lave le sexe
dans l’intervalle des gouttes d’eau
la toilette faite on le caresse
l’escalade des doigts pousse les heures
il n’y a que les corps vivants
les armes au poing
qui se souviennent
un terrain sur lequel s’ébattre
et s’abattent nos souffles à genoux
les funérailles dans le dos
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lutin - 20-03-2009
18 mars 2009
Bleu
Acrylique sur toile 46 x 55
quelques erreurs corrigées
lutin - 24-02-2009
12 mars 2009
Distance
Des tours du monde j’en ai oublié le sens
les pas offerts au sable
dans des sentiers jusqu’à la neige
des photos en noir et blanc enfouies jusqu’au printemps
On la supplicie jusqu'à l'épuisement, la terre
on la profane, maudite dans la souffrance
on crache sur elle à déplier le pied jusqu’à la cassure
corps à corps - à terre
rampant jusqu’au centre de gravité
La douleur du « je » si nombreux
« nous » dans ce « je »
l’homme est immobile
rafiot couché sur la vague
corps de sable désagrégé
plié de douleur sous le couteau
dans cette inertie poussiéreuse la terre est vide
Au pied du mur se dessinent les ombres
à portée de voix un oreiller
loin des rêves la bouche contre, l’explosion d’une bombe
des mots étouffés en grains de chapelet
1000 kilomètres de terre à genoux
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lutin - 12-03-2009
La nuit
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Elle marche face à nous bousculant les heures un peu plus chaque jour.
Dans le couloir du ciel à la cime des arbres elle se fait plus pressante arquant inéluctablement sa couleur opaque, elle ombre la racine qui se cache sous la feuille d’automne, son voile flottant entre ciel et terre devient foulard puis manteau dans sa chute sur les épaules, elle enveloppe comme un drap sur son passage ce qui est vertical, les plus grands seront touchés les premiers, petit bout de femme il me reste un peu de temps avant de sentir son piège se refermer sur moi, progressivement elle m’enroulera dans sa peau m’habillant d’un fourreau de deuil, le chien sur la route subira le même sort ainsi que l’insecte rampant, la nuit balaye tout quand elle s’allonge nous faisant disparaître d’un claquement de doigt ensorceleur, la goutte de pluie poreuse devient noire comme par magie, seule la lumière artificielle résistera à sa force. Inutile de se cacher elle voit dans les angles, inutile de se vêtir de noir, elle superpose les couleurs.
Fenêtres closes s'ouvrent les images librement au bout de mes doigts enrubannés de la nuit.
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lutine
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10 mars 2009
Francopolis Mars 2009 - Cendres - Magie noire - Recto-verso - Vers où
Merci à l'équipe de Francopolis de mettre en valeur avec tout leur talent les écrivains ou aspirants écrivains que nous aimerions être, merci aussi à Hélène Soris pour sa suggestion qui me paraissait farfelue, mais cela a marché. Je souhaitais dire ici à quel point j'ai apprécié votre travail.
http://www.francopolis.net/vostextes.htm
http://www.francopolis.net/librairie/intromars2009.html
B dite lutin ou lutine
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Le lien du site se trouve aussi dans mes favoris "où j'aime aller"
http://www.francopolis.net/index.htm
05 mars 2009
Décoction
Demain quand la terre s’entrouvrira
creusée de nos mains
quand les cadrans s’arrêteront de tourner
les forêts asséchées
d’un soleil trop ardant
le bois mort avant d’être brûlé
Demain quand la terre sera un terrain vague
un entonnoir dégoulinant de nos poubelles
les rapaces encore vivants
engrossés de nos erreurs
l’argent de tous bords traqué
la puissance individuelle à son paroxysme
Demain quand les voleurs d’âmes
au regard de chiennes aux abois
léchant le cul pour mieux ensorceler
de mes mains seront cloués au pilori
les corps vidés de leur substance maléfique
je me surprendrai en pleine voltige
fétu de paille défenestré
à tordre les inepties
L’horizon est un mur sans altitude
transpercé d’une flèche au curare
mes espérances s’égarent sans oxygène
pivotant autour de moi comme le foulard autour du cou
demain est ma mémoire en haut d’un gratte-ciel
un ultime vertige jusqu’à vos bras tendus
que je croyais menacés des reptiles
lutin - 05-03-2009









