29 novembre 2008
Ciel rouge
Je cours - deux pas ne font qu’un
Quand la musique s’étend - rien ne bouge
Mes yeux à l’oblique vers l’autre rive
Je voulais être vide - sereine
Danse l’oiseau migrateur - tout casse en plein vol
Au dessus de la terre - une plume d’ange
Silence, j’avais la main sur mon ventre
J’avais les mots à dire au bout de la langue
Une voix à élever dans un monologue
Des gestes à faire dans mes mirages - au bout de mon doigt
Je t’embrasse dans le passé
Me tordre - je n’ai plus le temps
Quand se créa le manque - l’opium en brouillard
J’ai tué le silence - pendu mon insomnie au rideau
Je ne sais pas vivre dans un ciel rouge
Ailleurs j’imagine la fadeur des autres - grince la folie
Au travers de la tête - séparée
Des nuits sont passées - c’est encore hier
J’ai soif - la sueur dans les mains
Equilibre fragile - l’ombre glisse
Dans le plomb reste la semelle
La pluie ne fait que passer - immuables les images
Emmène moi danser là où on ne dort pas
Puisqu’on se lasse de tout
Il y a en moi un monde qui flambe
Rien ne bouge - j’y pense sous les tempes
lutin – 30-11-2008
ou
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Je cours - deux pas ne font qu’un
Quand la musique s’étend - rien ne bouge
Mes yeux à l’oblique je voulais être vide
Vers l’autre rive - sereine
Danse l’oiseau migrateur - tout casse en plein vol
Au dessus de la terre - une plume d’ange
Silence, j’avais la main sur le ventre
J’avais les mots à dire
Au bout de la langue - une voix à élever
Dans un monologue - des gestes à faire
Dans mes mirages - au bout de mon doigt
Je t’embrasse
Dans le passé
Me tordre - je n’ai plus le temps
Quand se créa le manque - l’opium en brouillard
J’ai tué le silence - pendu mon insomnie au rideau
Je ne sais pas vivre dans un ciel rouge
Grince la folie au travers de la tête
Séparés - des nuits sont passées
C’est encore hier
J’ai soif - la sueur dans les mains
Equilibre fragile - l’ombre glisse
Dans le plomb reste la semelle
La pluie ne fait que passer - immuables les images
Emmène moi danser là où on ne dort pas
Il y a en moi un monde qui flambe
Rien ne bouge - j’y pense sous les tempes
lutine – 30-11-2008
28 novembre 2008
Silence
Personne ne peut empêcher d'écrire
Vous vouliez que je me taise
Murés dans le silence
Les mots s’envolent
S’accrochent aux nuages
A l’heure de la pluie
Se posent au creux de vos mains
Vous vouliez que je me taise
Noyés au creux de la vague
Les mots dérivent
Flottent au gré du vent
A l’heure de la marée
Embrassent vos mains
Vous vouliez que je me taise
A la chaleur de l’âtre
Les mots partent en fumée
Imprègnent vos pensées
A l’heure de la veillée
Vos yeux se laissent aller
Vous vouliez que je me taise
Mon cœur parle encore
Vous l'entendez
Mots murmurés à l’heure du matin
Mots déchaînés à la tempête de nos nuits
Muré dans votre douleur
Mes silences vous inquiètent
Votre cœur s'emballe
Votre pouls s'affole
Reste l'écho de ma voix
lutin
27 novembre 2008
Hammam
lutin - toile acrylique 45 x 54
23 novembre 2008
Perso2
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Vague
Dune
Nue
Rides de sable
Peau au microscope de notre regard quand rien ne va plus
Il pleut
Il pleut sur la peau à regarder la lune
De l’eau à laver les pliures
As-tu déjà prié la lune quand elle est bien ronde ?
.
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lutin - 23-11-2008
22 novembre 2008
Contrôle
Là haut - ceux qui restent
En bas tout est minuscule
Le chat miaule
On est trop éloignés
Au bout de mon doigt
Tour de contrôle
La voix nasille dans le micro
Contrôle de la pilule ronde
Elle écrête
La mer est un seau d’eau
Le sucre fond sous la lame
Donnez-moi des barreaux
C’est la pagaille dans le corps
Des voleurs de chevaux sous la peau
Radar dans l’étendue
Le jardinier a tondu la pelouse
Pilule blanche
Les arbres ne grimpent plus au ciel
Les orties ramassées
Terre vierge sur un fil décomposé
C’est l’histoire d’un plat pays
Au bout de ton pied
La main est calme dans l’écriture
Contrôle
L’oiseau survole
Pilule rose
Clapotis de mots
Dans les projecteurs
Amorce de mots dissous
Sous le rideau - des sons
Sous le manteau – la guerre
Fenêtre close
La voix
On se tait
On enregistre
Le cœur – organe filaire
Plat
Pilule verte retenant la vague
Dans le mouchoir – nerfs perdus
Dans la trame – crachés
On incube - les désordres
Un lit sans peau
Reins contre ventre
Plus de lèvres
L’orchidée est sans fleur
La laque dans les cheveux
Contre le vent
Là-haut je me balance
Equilibre fragile
Tour de contrôle
La terre s’ouvre
Donnez-moi des chaînes
Avant de s’endeuiller
Le bruit de la terre est le glas
Qui sonne
lutin – 22-11-2008
20 novembre 2008
Flash
lutin - 20-11-2008
Esquisse
lutin
Esquisse sur toile
18 novembre 2008
L'abîme
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Il en tomba combien dans cet abîme
Et je disparaîtrai un jour dans le silence
De ce monde, c’est certain
Il en tomba combien dans cet abîme
Le vert de mes yeux, l’éclat de mes cheveux
S’éteindront au fil du temps
Il en tomba combien dans cet abîme
Dans ma chute se figeront les souvenirs
De ma vie resteront les images
De ce monde, c’est certain
La vie renaîtra
Et tout sera comme si je n’avais pas existé
Dans ce monde, c’est certain
J’aimerais laisser mon empreinte
Le vert de mes yeux, le son de ma voix
Vous qui m’aimez
Ecoutez-moi !
Il faut m’aimer encore du fait que je mourrai
Entendez mes cris du silence !
L’écho de ma chute où l’abîme m’entraîne
lutine
16 novembre 2008
Couleur Sépia
.
Au grand jour - Vivre sans le fil
derrière l’arbre il y a l’arbalète
et la bouche lance ses flèches
Le réverbère tend l’ombre de la pointe - empoisonnée
la voix monte
silence
tout s’entend - du voyage intérieur
dans le souffle de l’air - emporté
Il y a une frontière entre pointe et peau
un verre fragile à hauteur - de main
et les pas qui s’énervent
un écran géant - à viser
Les photos sur la table - cramoisies
d’un autre temps - sépia
repoussées dans les ténèbres
d'un premier jet
On voudrait fuir le colosse
Dehors – Dedans
Les flèches crachent leur poison
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lutin - 16-11-2008
Sécrétions glandulaires
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Doucement petite sœur
d’un orage devant la glace
un autre monde déboulonné à tes pieds
Une tumeur au sein
un carré blanc - carmin sous la peau
l’araignée grimpe
un trait - toile filante à couper
L’intérieur est cimetière
fil d’eau - d’un autre univers
il nourrira la terre de tes yeux
Tout doux la voix - le feu sous la peau
jusqu’aux yeux il t’a ensevelie
je ne veux pas tes vertiges
dans les virages de ta langue
Mon amie je t’avais oubliée
toi – la terre de mon vivant
quand je te lis – jambes ouvertes
les yeux ailleurs au balcon
On entend la pluie de tes larmes
la douleur du sein ôté
c’est un vide physique
la plage sans vague
lutin - 16-11-2008











