29 avril 2008
Un marbre, un fusain
Fusain d'après un marbre de Camille Claudel
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Le Regard
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Elle a peur de la profondeur de l’œil
de la paupière en forme de guillotine
la sentence est dans la pupille quand les mots ne suffisent plus
Elle a peur de la main quand les doigts secouent les mots sur le papier
le verdict est au bout de l’ongle quand il trace sur le papier l’incision à jamais
le pouvoir des mots ne gommera jamais la distillation
Elle a peur de la voix
caverneuse de sa tombe elle remonte
s’étale en surface et se rassemble en tourbillon
et la voilà capturée
son souffle contre le sien
un lasso autour du cou
Les larmes une à une sectionnées saignent sur la feuille
la sueur perle
la langue boit l’imaginaire
elle entend la raison glisser son mot à l’oreille
lutin - 29-04-2008
26 avril 2008
Nomade
lutin - 26-04-2008
A trop chercher je m'ensable et je recommence
25 avril 2008
Vision du nomade
lutin 25-04-2008
J'ai voulu la retravailler, je l'ai regardée longtemps insatisfaite, me voilà en phase avec cet homme qui reçoit la lumière.
19 avril 2008
Le Nomade
lutin - 19-04-2008
Acrylique - 55 x 46
14 avril 2008
Ultime
Il plonge dans sa tête
alors qu’elle perd pied
Elle nage dans son ventre
alors qu’il est dans sa tête
Elle serre les dents pour ne pas l‘avaler
elle ouvre les yeux pour l’oublier
Elle noue ses mains pour ne pas le tuer
elle s’attache les pieds pour ne plus flotter
.
Il pend dans le vide
ses pas à la recherche de la veille
Suspendu il se heurte à sa folie
et remonte le fil
Gesticulations stériles
de sa démence il en fait un rituel
En nourriture des images en pagaille dans la tête
dans le ventre il ne reste rien
.
Rien que la culpabilité
semée et l’absence nécessaire
Sur la peau la destruction
dans l’oeil le cyclope en mémoire
lutin - 14-04-2008
.
Un transfert : la destruction et la reconstruction du père
08 avril 2008
Ombre
Sous la première peau
il y a une respiration
lumière diffuse
voix faïencée
les mots que l’on croyait morts
s’infiltrent sous la nudité
.
Derrière la couleur
il y a la blancheur
des corps qui se mangent
les sons résonnant en cristal
.
Dans un corps déshabillé
il y a une église
un ciel où se retrouver
une chair nue c’est la naissance du monde
.
lutin - 08-04-2008
02 avril 2008
A méditer
Je ne suis pas poète
j'écris avec le muscle
et laisse le mot gonfler
l'impulsion
Je ne suis pas poète
je vis avec le sentiment
et laisse le doigt tracer
l'expression
Je ne suis qu'une apparence
des mots de sang
remontés du puits
au poignet
Je suis l'iceberg accroché au glacier
bras émergés
enlacés
aux coudes
Je ne suis rien
que de l'eau colmatée
à fendre
les mots
Au fond du trou
il coule de la neige
sous mes paupières
je ne vois rien
lutin - 02-04-2008









