01 décembre 2007

Arythmie

DSCN0408

.

Il n’y a rien que le silence

Et mes pas qui ne veulent pas mourir

Se tordent dans la terre de l’hiver

La boue colmate la semelle

Laissant un trou béant

Les cygnes fidèles m’accompagnent

.

.

Les rapaces en habit de deuil craillent leur faim

En couple ils se détachent des branches nues

De leur marche funèbre

L’œil ironique revendique les lieux

.

.

Le noir et le blanc sont ma bannière

Alors que le sang s’est figé dans mes veines

Il n’y a qu’arythmie

Et cet organe qui ne veut pas mourir

Cogne au thorax comme le bec de l’oiseau

Sur ce  lombric sorti de terre.

.

lutin - 01-12-2007

plume_20oie

Posté par lutinB à 20:47 - - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Arythmie

cette image finale du bec de l'oiseau qui cogne la terre
et en sort une veine
termine en beauté un poème d'un climat extraordinaire
on y sent la vie se débattre
tenter
s'user
se reprendre trébucher
mais la vie à la fin
à la faim

Posté par Viviane, 02 décembre 2007 à 10:59

Les mots sont ta bannière et ton inspiration est comme le vent qui les fait s'envoler.

Bonne semaine à toi Lutin

Posté par neurhone, 02 décembre 2007 à 16:35

Votre plume baroque possède haute saveur pour mes exigeantes papilles … Remarquable !

Posté par Poetic Gladiator, 02 décembre 2007 à 17:10

Un espace infini ou le bruit est immense
qui pesant envahit
celui
qui reste là tatoué
de l’empreinte
des obscures chimères
qui survolaient sa vie
Il secoue sa pelisse
où s’accrochent
en plaintes
grisâtres , et poisseux,
les moutons opiniâtres
poussières de vampires
obsédants et visqueux

au loin des oiseaux blancs
survolent
un paysage blond
balancent des épis
promesses d’abondance

il en entend le vent
fuit vers son espérance

Posté par adeline, 02 décembre 2007 à 18:03

Un temps exécrable aujourd'hui, la pluie martèle les carreaux, une journée à crêpes et un retour vers le seul rayon de lumière, l'écran de l'ordinateur. Merci à vous de tous ces soleils.

Posté par lutin, 02 décembre 2007 à 18:25

Adeline, merci pour ce poème, ces moutons poussières de vampires.

Posté par lutin, 02 décembre 2007 à 18:27

Ce blanc, ce noir, ce rouge, ces rapaces en habit de deuil... J'aime tes images fortes, c'est un beau poème.

Posté par Valentine, 03 décembre 2007 à 09:34

et il ne manque que le bleu pour la tempête de vent qui nous a traversés. Merci Valentine.

Posté par lutin, 03 décembre 2007 à 10:12

ne regarde pas alors parce que le doux plumage envahi de tristesse est un seau empli de détresse

Posté par mandoue, 03 décembre 2007 à 15:05

dans lequel on ne noie, alors qu'il suffit d'un verre d'eau ))

Posté par lutin, 03 décembre 2007 à 19:07
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